Exercices créatifs


3 textes écrits en 7 minutes chacun.

LE MAGAZINE DE JOUET

Je suis la guerre, ou bien la course. La dînette ou l’ordinateur. Tout dépend des jours et des pages. Généralement on me feuillette, ou plutôt on me ventile, ça me donne l’impression d’avoir plein d’idée, d’être riche et différent. Mais avec le temps je me suis posé quelques questions, c’est surtout que ça me surprend, je suis quand même souvent ouvert à la même page. Lire la suite

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Je ne me souviens de presque rien


je ne me souvien de presque rien-02

Les rayons de soleil de cette paisible matinée,
traverse l’épais rideau, et sublime son drapé.

Je me réveille, cette instant est beau.
De long cheveux voyage sur l’oreiller,
à mes cotés.
Au soleil ils sont presque blond,
dans la pénombre il brille d’un brun aux milles tons.

Des draps, s’échappe une épaule nue,
et sa main, ornée de quelques bracelets.
Au pied du lit, ses grands talons,
marqué par la boue et les affres de la rue.

Dans son sac, un débardeur ample
et des livres à propos de sa dernière passion.
Seul les oiseaux brisent ce silence,
que nous n’avons pas pourtant coutume de côtoyer,
entre nos discussions impliquées
et la bande son de notre vie qui défile
au rythme des différentes lectures

Son rire et son sourire sont magnifique.
Elle rayonne.
Je l’aime, et quand on s’interpelle,
on n’utilise pas de possessifs,
car tout les deux on se préfère libre.

Je ne sais plus dans quoi elle travaille.
Je ne connait pas non plus ses goûts.
Je ne sais pas comment je l’ai rencontré,
ni comment l’on s’est séduis.
Notre première fois était forte,
mais nous n’en mesurions pas la portée.
C’était léger, c’était simple
et c’est pour ça que c’était parfait.

Je ne me souviens de presque rien,
car ce ne sont que des souvenirs passés
de mon futur rêvée.

Guillaume Deloison.

Discours sur le stéréotype américain


discours sur le stéréotype américain-01

Technique, progrès,
compétitivité, évolution,
de belle valeur!

Le libéralisme,
l’incarnation de l’idée de liberté
comment vous blâmer?

Être le meilleur,
un beau projet.
Pas peur de la chute,
vous vous relèverez.

Mais être le plus fort,
Qu’est-ce que c’est?
Dans les faits,
la technique.
Monopoliser, tout manger.
Détruire l’autre,
être le seul.

OK, vous l’êtes,
mais pour vous.
Cette enfant dans la cours de récré qui se moque de tout,
se sent fort, demandons aux autres élèves qui il est?

« C’est cet idiot qui nous martyrise »

Alors qui est il vraiment?
Alors réellement, plus que factuellement, matériellement, qui est le plus fort?

La liberté ça se vit à deux.
Comment parler de liberté si cette enfant est seul sur sa chaise,
sans personne à qui parler.

Guillaume Deloison

Pour infos : Je vais bientôt publier un deuxième livre. Cette fois ci, ce sera un mythe sur l’histoire de la philosophie.

Je t’enfume naturellement


je t'enfle naturellement-01

 

Petite chemise ceintrèe,
cheveux bien coiffés
archétype de cette parfaite société.

Le sourire aiguisé
pour mieux t’enfler.
Ce mec passe à la télé,
fait des discours bien structurés
pour t’expliquer comment évoluer.
Se mouvoir dans cette société
ou tu est tantôt utopiste
délinquant, rêveur, ou hors de piste.

Formaté, comme lui tu ne doit
avoir rien à te reprocher.
T’inquiète pas les crimes d’éthique
ne te seront pas rapportés
si tu leur ramène quelques billets.

Pas compliqué d’être exemplaire
quand un sourire suffit pour plaire.

Hypocrite, cette société n’a pas d’éthique
préfère s’enfermer de sens pour rester statique.

Malheureusement la folie actuel est,
il parait naturelle.

Guillaume Deloison.

 

Pensées d’un trajet


Pensées d’un trajet

Petite musique qui accompagne très bien ces pensées

Je regarde à travers les vitres de mon RER C, écoutant cet artiste qui m’a maintes fois éclairé, le ciel ensoleillé, moitié nuage, moitié infinité. Les pylônes défilent face à moi et je pense. Ces pylônes défilent face à moi et m’éloignent de chez moi, de la où j’ai grandi pour m’emmener vers cette grande ville que j’ai longtemps rêvée. Cette grande ville où je vis maintenant et où je m’enracine avec les pensées que j’ai réussi à cultiver. Pensant à ces premières lignes, ces premiers articles sur mon blog, qui représente en quelque sorte la fleuraison de mes réflexions. Les pylônes défilent et la bibliothèque nationale se rapproche, et bientôt touts les gens de ce wagon descendront, ayant constitué un magnifique tableau de diversité, éclairé par ce soleil nouveau qui nous éblouit. Des éclats de rire résonnent et me font sourire. En ce lieu je suis sûr d’avoir un instant été heureux, pour la simplicité de l’événement mais aussi pour sa beauté qu’il fallait savoir admirer

Guillaume Deloison.