Tu voudrais connaître la date de ta mort ?


C’est la question que m’a posé une amie. Sa question m’a un peu surpris puis amusé. Est-ce que je voudrais connaître la date de ma mort ?

En ce qui me concerne, je crois que si c’était une information disponible, j’aimerais la connaître. Mais je ferais pas d’effort pour la découvrir si cette information n’était pas disponible. Je crois pas que ce soit une information que je veuille, mais si elle peut être connue, je préfère la connaître.

C’est-à-dire que je préfère le savoir à l’ignorance ? Mon amie m’a fait remarquer que cette question ne portait pas vraiment sur des connaissances, du savoir, sur des explications ou des faits. Ce n’est que la date de notre mort. À moins qu’on puisse connaître également les causes de notre mort.

Mais si tu connais la date de ta mort et les causes, alors tu peux la changer. On pourrait alors tous vivre avec une montre qui nous donne la date de notre mort évoluant en direct selon les actions que l’on effectue.

« Oh ba non… ba non on va pas faire ça les gens, ça réduit l’espérance de vie de Camille… hooo. C’est pas cool… »

Je lui ai alors demandé ce qu’elle, elle en pensait. Elle, préférerait ne pas savoir. Elle pensait même que si c’était une information disponible et que tout le monde connaissait la date de sa mort, ça structurerait nos rapports sociaux, toute la hiérarchie sociale. Ce serait affreux que la date de notre mort deviennent la proie de processus de domination. Des groupes sociaux se divisant sur le critère de la date de mort, ceux qui mourront bientôt contre ceux qui ne mourront pas de si tôt.

J’ai alors répondu que le problème, ce n’était pas la date, c’était la hiérarchie. On peut même imaginer un monde sans hiérarchie ou au contraire, cette information nous aide à vivre mieux. On pourrait collectivement privilégier les politiques qui nous garantissent des vies plus longues. On verrait d’ailleurs que c’est justement une société égalitaire et écologique qui nous permet cela.

Et je me suis dit finalement que c’était un peu ce que fait le GIEC et ce que nous permettent déjà les sciences en général. Si seulement on accordait réellement un peu plus d’intérêts aux sciences et si on savait affirmer un peu plus fort que ces pourritures de dominant·e·s on tord… et mêler le geste à la parole.

Guillaume Deloison

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PHILOSOPHER – HUME


« Tout raisonnement probable n’est rien d’autre qu’une espèce de sensation. Ce n’est pas seulement en poésie et en musique que nous devons suivre notre goût et notre sentiment, c’est également en philosophie. Lorsque je suis convaincu d’un principe, ce n’est qu’une idée qui me frappe plus fortement » – Hume, D. (1739-1740). Traité sur la nature humaine. 1. 3. 8.

David Hume naît le 7 mai 1711 et meurt le 25 août 1776. Il est issu d’une famille de la petite noblesse de la région des Borders en Écosse. Philosophe, économiste et historien, il est considéré comme un des penseurs les plus importants des Lumières écossaises (avec Adam Smith et Thomas Reid). Il est également considéré comme un des plus grands parmi les philosophes et écrivain·e·s de langue anglaise. Il fonde l’empirisme moderne (avec Locke et Berkeley). De par son scepticisme, c’est un des plus radicaux. Il s’oppose tout particulièrement à Descartes et aux philosophies considérant l’esprit humain d’un point de vue théologique ou métaphysique. Il ouvre ainsi la voie à l’application de la méthode expérimentale pour comprendre les phénomènes mentaux. Hume a une influence profonde sur Kant, sur la philosophie analytique du début du 20e siècle et sur la phénoménologie. Longtemps, il n’a cependant été retenu de sa pensée qu’un simple scepticisme destructeur (« David Hume », 2019).

Comme nous le verrons, Hume a contribué à l’essor de nouvelles connaissances ainsi qu’au développement de la méthode scientifique. Mais il est loin d’être exempt de critique. Sa philosophie n’est que peu subversive et ses failles servent les dominants. Critiquer Hume c’est s’attaquer à un courant de pensée très fécond : l’empirisme. En séparant perception et réalité, l’empirisme tend vers un certain dualisme ainsi qu’un idéalisme lorsque les perceptions et les idées qui en découle sont privilégiées sur la réalité. Ces conceptions en accord avec la culture religieuse de l’époque rejettent en effet la notion de nature ou de réalité pour se limiter à ce qu’on en perçoit, ce qui a de lourdes conséquences sur sa philosophie. Hume se contente de formaliser les régularités des phénomènes sans jamais pouvoir en expliquer les causes réelles. Ses conceptions conservatrices de l’esthétique en sont un bon exemple. Elles ne font que légitimer les normes de son époque sans réellement expliquer ce qui fait le beau. De même, son utilitarisme moral légitime avant tout le développement de l’économie en se désintéressant de la réalité douloureuse et inégalitaire. Hume légitime par exemple la colonisation de l’Écosse. Pour civiliser les Écossai·se·s en évitant le chaos social d’un conflit ouvert, il propose aux autorités britanniques de pousser les chef·fe·s de clans à privilégier les rapports économiques sur les rapports de clan. Il légitime l’État, la propriété et le système judiciaire parce que ce sont des choses très utiles pour les dominant·e·s alors que nous ferions mieux de nous en passer. Critiquons radicalement Hume et son empirisme. Contre toute vision dominatrice et mutilante, affirmons ce qu’est réellement le monde.

L’EMPIRISME CONTRE LA MATIÈRE

Au 18e siècle, un ensemble d’intellectuel·le·s que l’on appelle les Lumières veulent promouvoir les connaissances pour dépasser l’obscurantisme des institutions religieuses. Parmi les Lumières, les Écossai·se·s comme Hume sont en nombre. Iels influencent des auteur·ice·s dans toute l’Europe notamment via une série de clubs qui se développent en Écosse. Le premier apparaît à Édimbourg vers 1710. De nombreux sujets y sont discutés : politique, science, philosophie. Ces clubs contribuent ainsi fortement à la vie intellectuelle du pays (« Lumières écossaises », 2019). Newton y a une forte influence. En 1687, il décrit, après une série d’expérience, la loi universelle de la gravitation et pose ainsi les bases de la mécanique classique : les mêmes lois naturelles gouvernent le mouvement des objets terrestres et célestes. En concurrence avec les avancées de Leibniz, il crée le calcul infinitésimal. De plus, il développe en optique une théorie de la couleur basée sur l’observation d’un prisme décomposant la lumière blanche en un spectre visible. Ainsi, il convainc par le moyen d’expérience et fait la promotion de la méthode expérimentale (« Isaac Newton », 2019). Hume s’inspire grandement des travaux de Newton pour développer des sciences humaines qui, selon lui, devrait primer sur les sciences naturelles. Dans cette perspective, il veut repenser le traité de Newton sur la nature, toute en rejetant la notion même de nature (Schliesser & Demeter, 2020). Hume essaie ainsi d’introduire la méthode expérimentale dans la philosophie morale sans faire référence à une nature humaine (« David Hume », 2019).

Hume est empiriste. L’empirisme est un terme issu du latin « empiricus » : « expérience ». Il désigne une démarche qui s’intéresse à l’expérience avant tout à travers notre propre instrument de connaissance : l’esprit. Ainsi, un des concepts primordiaux de Hume est celui de perception. Hume définit deux sortes de perceptions : les impressions et les idées. Les impressions comporteraient « nos sensations, passions et émotions, telles qu’elles font leur première apparition dans l’âme ». Les idées, elles, seraient « les images affaiblies des impressions dans la pensée et le raisonnement ». Impressions et idées seraient ainsi les seules sources de nos connaissances. Leurs « associations » constitueraient l’intégralité de nos connaissances du monde empirique, moral et intellectuel. Hume renforce ainsi les thèses du philosophe anglais John Locke (1632-1704), qui réfute le concept « d’idées innées » de Descartes et affirme que toute connaissance est acquise par l’expérience. Locke compare la conscience à une table rase (« Tabula rasa »), c’est-à-dire à une page blanche sur laquelle viendrait s’imprimer les expériences (« David Hume », 2019). Un bon exemple de l’empirisme de Hume est son scepticisme religieux. Pour lui, l’origine de la religion serait à chercher dans l’Histoire et dans nos sensations. Nous représenter les anges « purement élevés » ne serait ainsi qu’une inversion de notre expérience de l’attraction terrestre (Menneteau, 2009). Un autre exemple de son scepticisme est son rejet de l’idée du « moi » en tant qu’âme ou substance. Il considère plutôt que l’identité personnelle se constitue à travers le vécu des individus. Dans cette conception où le monde est d’abord perçu à travers l’esprit, toute philosophie se rapporte donc à une Philosophie de l’Esprit (« David Hume », 2019).

Hume ne cherche pas à connaître la substance du monde. Il n’accorde que peu d’intérêt à l’ontologie, terme issu du grec ancien ontos « être » et logos « discours », qui désigne l’étude de ce qu’est le monde. Selon lui, le monde pourrait aussi bien être déterminé par des idées que par la matière. « Le début du mouvement dans la matière elle-même est a priori aussi concevable que sa communication par l’esprit et l’intelligence. » – Hume, D. (1779). Dialogues sur la religion naturelle. Hume s’intéresse seulement à la méthode d’élaboration des connaissances, c’est-à-dire à l’épistémologie, terme issu du grec ancien epistémê « connaissance » et logos « discours ». Mais si l’étude méthodique des phénomènes est fondamentale, parce qu’elle se limite à la perception, elle ne nous apprendrait rien sur le monde en soi. Hume décrit alors les choses par ce qu’il en perçoit : leurs changements. Les choses se comprendraient par ce qu’elles font, non par ce qu’elles sont. Dans cette conception, tout pourrait bien être fait de fromage (comme le dit Putnam cité par Kistler, 2013), cela n’aurait pas d’importance, car l’attention ne devrait se porter que sur les changements. Aujourd’hui, une partie des scientifiques qui étudie la cognition s’inspire de cette perspective. Ces derniers dissocient d’une part les processus physiologiques s’activant à la vision d’une couleur et d’autre part « l’effet que ça fait » de voir une couleur. Cet « effet » est séparé du corps qui le produit, et il est considéré comme profondément subjectif. Cette expérience subjective est nommée « qualia ». En adoptant cette conception de l’esprit, ces scientifiques se désintéressent des processus cérébraux ou les minorent. Cependant « l’effet que ça fait » ne peut être compris séparément des processus matériels. Le cerveau ne « produit » pas la pensée, il pense. Faire l’impasse sur les questions ontologiques conduit à considérer la perception comme quelque chose de distinct et de surajouté à la matière. Ce serait une sorte de dualisme qui obscurcit le raisonnement en produisant de nouveaux mystères comme celui de la connexion entre le corps et l’esprit (Drapeau Vieira Contim et Ludwig, 2013 ; Mahner, 2013). Nos sensations ne sont pas celles d’un esprit immatériel mais celles de nos corps bien réels. Pour cela nous pouvons connaître leurs mécanismes et ainsi nous comprendre nous-même et le monde qui nous entoure d’autant mieux.

En plaçant l’esprit au centre, la réflexion de Hume tend vers un certain idéalisme : les perceptions et donc les « idées » structureraient la réalité. C’est notamment la conception de son contemporain George Berkeley (1685 – 1753), philosophe et évêque anglican irlandais. Ce dernier est souvent classé dans les empiristes entre John Locke et David Hume. Il défend l’immatérialisme qui se résume par la formule « être, c’est être perçu ou percevoir ». Selon Berkeley, les individu·e·s ne connaîtraient que des sensations et les idées qui en dérivent. Les entités générales tel « la matière » ne serait qu’une abstraction. À la différence de Hume qui se désintéresse des questions ontologiques et n’affirme donc rien avec certitude à ce sujet, Berkeley affirme que le monde objectif n’existe pas (« George Berkeley », 2019). De ce point de vue, la réalité ne serait que le rêve de Dieu. De nos jours, cette conception est reprise dans un style plus contemporain : la réalité ne serait que le rêve de la machine au sein duquel nous vivons une existence virtuelle (Chazal, 2013). Curieusement, celleux qui adoptent cette conception ne se demande pas où se trouve le serveur informatique qui fait fonctionner cette réalité virtuelle… Nous pouvons aussi comparer l’empirisme de Berkeley à la philosophie solipsiste dans laquelle la réalité ne serait qu’une illusion de votre seul esprit. Là encore, parce que cette philosophie à une dimension ontologique, elle se distingue de celle de Hume. En revanche, elle a une certaine cohérence avec la philosophie de ce dernier à un niveau épistémologique : toute connaissance serait avant tout relative au sujet connaissant. Un certain relativisme a donc marqué la postérité de Hume. Dans sa philosophie, l’existence de la réalité est toujours incertaine et précaire.

L’EMPIRISME CONTRE LA RÉALITÉ

Son refus des questions ontologiques a de lourdes implications épistémologiques. La philosophie de Hume s’oppose à la conception réaliste selon laquelle la réalité existe indépendamment de ce que nous en percevons. Ainsi, Hume développe un certain anti-réalisme : nous pourrions comprendre le monde sans comprendre ce qu’il est réellement. Dans cette conception, Hume affirme que la causalité n’existerait pas réellement. Elle existerait seulement dans notre esprit. Elle ne serait qu’une croyance fondée sur l’habitude. Prenons l’exemple d’un corps en mouvement qui en percute un autre. Le premier ne causerait pas le mouvement du second : ce ne serait qu’une suite d’évènements ordonnés dans le temps. Ce ne serait qu’une simple corrélation à laquelle nous serions habitué·e·s (Sagaut, 2008-2009). Hume nous met ainsi en garde contre les généralisations abusives, comme le serait justement la notion de cause et de réalité selon lui. C’est d’ailleurs pour s’opposer à cette idée que Kant a réalisé son œuvre. Selon ce dernier, la causalité, et un certain nombre d’autres catégories, ne serait pas de simples idées subjectives mais plutôt des idées transcendantales, c’est-à-dire des idées au fondement de tout entendement. Plus récemment de nombreux auteurs et autrices se sont inspiré·e·s de Hume, notamment au sein du Cercle de Vienne (1929-1936), un groupement de savants et de philosophes qui visait à développer une conception scientifique du monde, et parmi elleux plus particulièrement Ernst Mach. Selon lui, la science organiserait rationnellement les relations entre nos sensations et le concept de réalité objective ne serait pas utile en science. Dans son ouvrage La mécanique (1871) il ajoute : « Il n’y a aucune cause ni aucun effet dans la nature […]. [Elles] n’existent que dans l’abstraction que nous effectuons afin de reproduire mentalement les faits » (« Empirisme logique », 2019).

Hume a raison de mettre en garde contre les généralisations abusives : aucune accumulation d’expérience ne suffit seul à produire de nouvelles connaissances. Et en effet, les scientifiques ne font pas qu’ordonner nos perceptions pour produire des connaissances : en plus de formuler des hypothèses et de vérifier leur correspondance avec la réalité, ils et elles utilisent des opérations logiques et des outils mathématiques qui ne sont pas à strictement parler de l’ordre de l’empirique. La racine carrée de 2 par exemple, ou d’autres concepts mathématiques encore plus abstrait comme les nombres imaginaires ne correspondent à aucune perception bien qu’ils soient utiles. Les empiristes minorent l’importance des raisonnements logiques dont sont capables nos cerveaux. D’ailleurs cette mise en garde contre les généralisations abusives peut aussi se retourner contre l’empirisme : si l’expérience ne peut produire seul des connaissances, alors aucun empiriste ne devrait se permettre de formuler de grand principe comme iels le font (Bunge 2008). Dans la même perspective, Hume nous met en garde quant à la possibilité de faire des prédictions à partir d’expérience passé : un ensemble d’expérience passé ne suffirait pas à justifier une prédiction. Cela ne ferait effectivement que projeter notre habitude passée sur le futur alors que quelque chose de nouveau pourrait advenir. Ainsi, même si nous n’avons observé que des cygnes blancs, peut être que le prochain sera noir. Hume a cependant tort d’abandonner toute tentative de justification. Si nous pouvons prédire que le Soleil se lèvera demain par exemple, ce n’est pas simplement car il l’a toujours fait précédemment. Nous pouvons le prédire car nous pouvons l’expliquer : une prédiction se justifie par une explication. Or, il se trouve qu’une explication entend décrire réellement le monde. Elle est plus ou moins vraie selon si elle correspond plus ou moins effectivement au processus réel (Bunge, 2012). Ainsi, le Soleil se lève parce que la rotation de la Terre détermine réellement ce cycle-là, jour après jour. Et il se lèvera demain que nous le percevions ou non. Tout comme la lune existe même si personne ne la regarde, comme le disait Einstein. La science, grâce à sa méthode, nous permet de penser les choses telles qu’elles sont réellement, même si ce n’est qu’imparfaitement et partiellement (Bunge, 2008).

Cette importance de la réalité dans l’élaboration de nos connaissances a notamment été explicitement défendue par Galilée. Son réalisme scientifique a été au centre de son tristement célèbre procès (1616). À la suite d’observation à la lunette astronomique, convaincue que le soleil était au centre de l’univers, il a développé un modèle mathématique bien meilleur que les autres pour décrire le mouvement des planètes. En réaction, l’inquisiteur de Galilée, le cardinal Bellarmin, a adopté le point de vue suivant : la tâche de l’astronome serait de rendre compte des apparences et non de découvrir comment les choses sont réellement. Afin que la nouvelle astronomie ne réfute pas les Écritures, l’Inquisition réclamait de Galilée qu’il déclare équivalentes les deux conceptions rivales au prétexte qu’elles étaient toutes deux compatibles avec les données. L’Église a mis fin à la controverse théologique, mais le réalisme scientifique a été justifié des années plus tard. La mécanique céleste newtonienne a justifié l’hypothèse héliocentrique : les planètes tournent réellement autour du Soleil car il est au moins mille fois plus massif (Bunge, 1993). Nos connaissances peuvent progresser et ne sont pas de simples généralisations, l’expression d’habitudes ou encore des vues de l’esprit si nous vérifions méthodiquement leurs correspondances avec la réalité. Il est alors intéressant de voir que la conception de Hume vient soutenir la conception religieuse du cardinal Bellarmin rejetant la notion de réalité. Même si pour l’époque le scepticisme de Hume à propos de la religion est progressiste, son anti-réalisme et son rejet du newtonisme sont réactionnaires (Bunge, 2016).

UN CLASSICISME EMPIRISTE

Une bonne illustration de l’épistémologie empiriste de Hume est sa conception esthétique. Il affirme que la beauté n’est pas dans les choses, mais dans les yeux des spectateur·ice·s. Il ne serait pas question de beauté en soi ou réelle : « Le plaisir et la douleur ne sont pas seulement les compagnons nécessaires de la beauté et de la laideur, ils en constituent l’essence même » – Hume, D. (1731). Traité de la nature humaine. II. Le beau serait une question de plaisir et de sensibilité de l’esprit humain. Néanmoins, l’art n’en resterait pas moins lié à des règles. Ces règles ne seraient pas issues d’une raison précédant toute expérience, au contraire elles seraient comprises par la répétition et le « raffinement des sens ». Le développement du goût serait une question d’éducation et de pratique répétée de l’art. Ainsi, le critique d’art devrait en formuler les règles, analyser les expériences pour y découvrir des régularités et rectifier ses propres règles pour tenir compte de tout ce qui plaît. Le bon goût esthétique consisterait donc en ce qui plaît dans tous les temps et dans tous les pays. Dans la perspective de Hume il est alors impossible de penser l’évolution des normes esthétiques sans référence à un bon goût abstrait et prétendument universelle. De manière cohérente avec sa conception de l’esthétique, Hume apprécie Virgile, Racine, Corneille, des auteurs du classicisme (Ruby, 2011). Les passions des héros et héroïnes de ce mouvement artistique sont souvent violentes et l’écriture des auteur·ice·s consiste à les rendre intelligibles. Le classicisme est caractérisé par des principes assez contraignants comme la règle des 3 unités au théâtre : unité de temps, de lieu et d’action. Ces règles doivent permettre la production d’œuvres de goût inspirées des modèles de l’art antique marqué par l’équilibre, la mesure et la vraisemblance (« Classicisme », 2020). Ainsi en érigeant le classicisme au rang de bon goût prétendument universel sa conception de l’esthétique apparaît avant tout comme un moyen de légitimer les normes artistiques des dominant·e·s.

Pour mettre l’accent sur l’expérience du beau à travers nos sens, notre plaisir et notre douleur, Hume rejette la notion de réalité et d’objectivité esthétique. Ce rejet est cohérent avec son empirisme mais c’est une erreur. Hume a raison de rejeter une conception absolue de la beauté existant indépendamment du spectateur et de la spectatrice, mais cela n’implique pas de rejeter la notion de réalité et d’objectivité (Boyd, 2005). Bien qu’une œuvre ne soit ni belle ni laide s’il n’existe personne pour en profiter, le spectacle est aussi réel que les spectateur·rice·s. Le beau existe réellement comme un rapport matériel impliquant différents objets et individu·e·s (Dutton, 2014). Nous pouvons ainsi analyser une œuvre non pas seulement à travers notre goût personnel, ou même collectif, mais aussi comme un objet avec des propriétés matérielles déterminantes, des qualités techniques, des effets physiologiques (Skov & Nadal, 2017) et des conséquences culturelles, économiques, sociales, politiques et même écologiques (Boyd, 2005 ; Sidanius & Pratto, 1999 ; Lorenz, 2021). L’art est une activité parmi d’autres qui ne se résume pas à quelques conventions de goût. Si l’effort esthétique consistait simplement à plaire à tout le monde, ou à quelques critiques hauts placé·e·s, les révoltes ne pourraient pas être belles. Et à l’inverse comment un éloge du fascisme pourrait-il être beau ? Même si cet éloge avait des qualités techniques et en l’occurrence littéraire, il n’y a rien de beau à légitimer la hiérarchie.

Dans une conception similaire à celle de Hume, certain·e·s auteur·ice·s contemporain analysent la culture en mettant l’accent sur la réception de certaines œuvres d’art et sur les interprétations qu’en font les spectateur·ice·s (Glevarec, Macé, & Maigret, 2011). Là encore une conception subjectiviste mène à se désintéresser des caractéristiques réelles des œuvres étudiées. Il ne s’agirait pas d’expliquer l’art mais de renseigner sur les interprétations que suscite l’œuvre. Dans cette conception, les méthodes des sciences naturelles ne pourraient d’ailleurs pas expliquer l’esthétique, car cette dernière serait au-delà de notre nature. Cela confine à une perspective dualiste dans laquelle les sciences sociales, comme celle étudiant l’art par exemple, sont séparées des sciences naturelles. Pourquoi Homo sapiens fait de l’art et certaine œuvre d’art en particulier reste alors un mystère. De même pour ce qui motive les personnes à rendre certains aspects du monde « spéciaux ». Si nous voulons réellement comprendre l’art, nous ferions pourtant mieux de l’analyser en tant qu’activité sociale parmi d’autres (Dissanayake, 2009).

UNE CHARITÉ INCONSÉQUENTE

Selon Hume, la source de la morale serait les passions. Si nous n’éprouvions pas du désir ou de l’aversion, nous n’agirions pas. Dans cette logique, la raison serait une passion moins turbulente, plus englobante, tempérée : « La moralité est donc plus proprement sentie que jugée. » – Hume, D. (1739-1740). Traité de la nature humaine. 3. 1. 2. La conception de la morale de Hume ne se base pas sur des règles préétablies, c’est une morale conséquentialiste : une action est morale quand ses conséquences sont bonnes. La notion d’utilité est alors fondamentale dans sa morale ainsi que dans son esthétique d’ailleurs (Brunet, 1965 ; « David Hume », 2019). Ce qui serait moral serait ce qui est utile à l’individu·e et à la société. Mais contrairement à d’autres utilitaristes comme Hobbes, il parle d’utilité sociale. Il insiste sur la « sympathie » et l’intérêt qu’on porte aux autres car aucune action humaine ne serait parfaitement isolée, elles entretiendraient toutes un rapport mutuel. Avec ces considérations, les utilitaristes devraient élargir leurs conceptions selon Hume. L’intérêt personnel serait pour lui un principe social. La situation donne d’ailleurs du crédit aux thèses de Hume. À l’époque le commerce anglais s’étend, non seulement en Europe, mais aussi dans le « Nouveau Monde ». Les comptoirs anglais se multiplient. À la fin du 16e siècle, la flotte anglaise comptait à peine 50 000 tonneaux. Elle en compte plus de 300 000 au milieu du 18e siècle, soit 6 fois plus. À noter que la production des matières premières et leurs débouchés sont assurés par l’accroissement rapide de l’Empire colonial. Par ailleurs, l’agriculture se développe, les procédés de cultures se perfectionnent, les activités marchandes se multiplient. Leurs impacts sociaux sont déterminants. Se développe alors un domaine d’étude indépendant : l’économie politique. En 1776, Adam Smith publie Richesse des nations, œuvre classique du genre. Nous pouvons justement y retrouver de nombreuses notes de Hume, son proche ami (Schatz, 1902).

Hume a raison de mettre l’accent sur l’importance des émotions dans notre morale. Elle est bien trop souvent conçue comme quelque chose d’avant tout rationnelle. Mais comme nous allons le voir, là encore il a tort de rejeter toute référence à la réalité : en effet selon Hume, les économistes et les politicien·ne·s n’auraient pas à se préoccuper du monde réel et du fondement des institutions, cela serait inconnaissable. S’iels ne s’occupaient que de ce qui est utile, leur tâche serait remplie (Schatz, 1902). Dans cette conception, l’économie apparaît comme un phénomène suffisant pour percevoir et comprendre le fonctionnement de la société. L’important, ce serait que ça tourne ! Pour les dualistes, les données économiques seraient suffisantes pour gouverner la société. Dans une sorte d’idéalisme, elle serait même plus que ça : tous ce qui ne serait pas pris en compte par l’économie n’existerait pas ou serait d’importance mineure. La réalité de tout travail, sa violence et son autorité seraient négligeables. D’ailleurs, placé·e·s dans une situation de dilemme moral, les individu·e·s adhérant à une morale utilitariste se distingue par une moindre aversion pour l’atteinte à autrui. C’est-à-dire que si tuer une personne pouvait en sauver d’autres plus estimé·e·s, alors ils et elles le feront plus facilement (Bandura, 1999). Nous pouvons aisément imaginer qu’exploiter les autres est un mal négligeable pour les utilitaristes. Hume légitime donc avant tout le développement de l’économie, et son insistance sur la sympathie ne change pas grand-chose.

Les rapports de productions sont douloureux et hiérarchiques, et l’économie est surtout un moyen de hiérarchisation sociale. C’est parce que tous ces chiffres dans les comptes en banques sont utilisés pour nous hiérarchiser qu’ils sont utiles pour les dominant·e·s. La monnaie et le mythe de sa valeur est surtout utile pour légitimer la hiérarchisation que l’économie institue. Cette réalité est négligée par les économistes. De même lorsque Hume parle de charité comme d’un devoir moral pour les plus riches, c’est avant tout à des fins de pacification sociale. Il adopte une posture faussement sympathique qui permet de ne pas s’interroger sur les causes de la guerre sociale et des inégalités : la hiérarchie. Quand la charité complaît les dominant·e·s dans leur rôle, elle n’a plus rien de moral. Au contraire, parce que la hiérarchie peut avoir une incidence considérable sur la santé des personnes, notamment en ce qui concerne les maladies liées au stress (Sapolsky, 2004), un acte réellement moral est égalitariste.

UN CONSERVATISME SYMPATHIQUE

Après la Bataille de Culloden (1746), bataille décisive dans la colonisation de l’Écosse, les autorités britanniques veulent supprimer la culture écossaise traditionnelle. Le port du tartan ou jouer de la cornemuse est interdit. Les chef·fe·s de clan sont poussé·e·s à se considérer propriétaires des terres qu’iels contrôlent. Ces terres étaient pourtant des biens communs. Iels transforment alors les terres en pâtures à moutons, plus rentables. Les habitant·e·s dépossédé·e·s sont ainsi forcé·e·s à l’exil. Certain·e·s habitant·e·s sont recrutés pour servir dans l’Empire britannique, d’autres émigrent au nord de l’Amérique et d’autres encore sont embauché·e·s dans les premières usines. C’est le début de la révolution industrielle écossaise (« Histoire de l’Écosse », 2019). Pour Hume, l’esprit de clan porte tous les signes d’une étape antérieure de la société qui agirait comme l’ennemi d’une grande société commerciale. Plutôt qu’une transformation ouvertement conflictuelle, Hume suggère alors une transformation économique. Là encore, un parallèle avec Newton est présent : comme la force gravitationnelle pour les planètes Hume conçoit l’argent comme une force active pour changer les sociétés. Son raisonnement est le suivant : parce que le sentiment familial ne serait pas inné et qu’il n’existerait qu’en raison de nos interactions répétées, si l’objet auquel nous sommes lié·e·s changeait, alors notre sentiment d’amour changerait aussi. Il faudrait alors selon Hume prévoir une stratégie économique qui lierait les futures augmentations de la productivité agricole des clans écossais à une politique qui fournirait, au-delà de la subsistance, des produits de base lucratifs. Il faudrait les faire adhérer et aimer cette grande société commerciale dont Hume soutient le développement. Son attitude vis-à-vis de l’Annexing Act (un ensemble de mesure concernant l’annexion de l’Écosse) au-delà du clivage monarchique contre républicain de l’époque, vise donc avant tout à limiter les guerres civiles et révolutions (Caffentzis, 2005). Il ne fait ainsi que légitimer la domination des autorités britanniques en pensant faire pour le mieux.

Pour Hume, l’État est un mal nécessaire. Il serait utile dans l’histoire de la société. Ce recours à la notion d’Histoire lui permet de justifier l’existence de l’État, sans se référer à des notions qu’il rejette comme la nature. Il en critique d’ailleurs l’usage par d’autres économistes, les physiocrates. Ainsi, la liberté humaine ne serait pas un principe de droit naturel. Ce ne serait pas un principe intangible et sacré. L’État garantirait simplement la bonne conciliation de la liberté avec l’utilité sociale, cela non par promesse ni par contrat, mais par convention (Schatz, 1902). Lorsque Hume légitime l’État comme garant historique du fonctionnement de la société, il légitime en réalité le développement des États-nations dans la violence et la contrainte (Kropotkine, 1906 ; Sidanius & Pratto, 1999). Hume adopte également un raisonnement similaire en ce qui concerne la propriété. Elle ne serait pas naturelle mais serait simplement utile pour stabiliser les relations humaines. Elle permettrait aux êtres humains de s’assurer de leurs biens. La division du travail étant alors possible, plus de biens, et de meilleure qualité, seraient produits. La population prospérant, l’État prospérerait aussi. Cette prospérité rendrait alors meilleurs les êtres humains, elle affinerait leur morale (Schatz, 1902). Mais la propriété est surtout utile pour instituer la hiérarchie, pour favoriser l’accès des dominant·e·s aux ressources et restreindre celui des dominé·e·s.

Hume s’oppose en revanche à l’esclavage : la liberté serait la source de la prospérité. Vivre au milieu « de la flatterie, de la soumission, [et] de l’avilissement », serait avilissant pour soi-même. Les rapports de maître·sse à esclave devraient donc être libres. Il faudrait servir librement. Il affirme d’ailleurs la fécondité de l’activité libre et des mécanismes sociaux harmonieux (Schatz, 1902). L’utilité sociale consisterait donc au concours libre de chacun·e dans un monde hiérarchique. Mais que signifie « agir librement » lorsqu’on ne l’est pas ? « Servir librement un·e maître·sse » n’est qu’une affirmation autoritaire fournissant une illusion de liberté rassurante. Il est souvent plus efficace de pousser les gens à se soumettre de leur propre volonté car les pratiques ouvertement autoritaires sont source de tensions, voire de conflits, et conduisent souvent à des surenchères (Joule & Beauvois, 2010). Cependant, une soumission librement consentie n’en est pas moins une soumission avec son cortège d’horreur. Le salariat n’est pas la liberté.

Par ailleurs, Hume affirme que la justice n’aurait aucune utilité dans une société d’abondance. La justice ne serait pas un instinct de l’être humain : ce ne serait qu’une production artificielle, culturelle. La justice ne servirait qu’à maintenir un certain statu-quo (Schatz, 1902). Cependant de nombreuses espèces non humaines très coopératives, semblent guidées par un ensemble d’attentes concernant le résultat de la coopération et la répartition des ressources. Le singe capucin brun (Cebus apella) par exemple, réagit négativement à la distribution inégale des récompenses dans les échanges avec un expérimentateur humain. Les singes refusaient de participer aux exercices s’ils voyaient un congénère obtenir une récompense plus attrayante pour un effort égal, et ce d’autant plus si le partenaire recevait une telle récompense sans aucun effort. Cela soutien la thèse d’une origine évolutive précoce et partagée de l’aversion pour l’iniquité (Brosnan & De Waal, 2003). La justice n’est donc pas une pure construction artificielle. En revanche il est vrai que comme l’État et la propriété, le système judiciaire sert avant tout à maintenir le statu-quo, c’est-à-dire à maintenir la hiérarchie sociale et à punir les pauvres (Sidanius & Pratto, 1999). Toutes ces choses sont très utiles pour les dominant·e·s, mais nous ferions mieux de nous en passer.

Il est impossible de porter une critique radicale en adoptant la perspective économique de Hume. Ce n’est pas simplement qu’il privilégie une approche quantitative insuffisante pour comprendre le monde ; d’autres économistes se croyant plus critique ont aussi pour objet d’étude les désirs et privilégient une approche qualitative (Cléro, 2002). Le problème n’est pas de privilégier les aspects quantitatifs ou qualitatifs de nos activités. Le problème c’est que les économistes se contentent de formaliser leur perception du monde, cela quand iels ne sombrent pas dans le dualisme ou même l’idéalisme (Marx, & Engels, 1846). Le problème c’est de ne pas réellement éclairer les processus douloureux qui maintiennent la hiérarchie et ainsi de ne pas briser les mythes qui la légitime.

CONCLUSION

Hume a marqué la philosophie. Il a contribué à l’essor des sciences. Mais Il a aussi actualisé des conceptions religieuses pouvant s’accorder avec les jeunes conceptions scientifiques de l’époque. Parce qu’il minore ou rejette la notion de réel, son empirisme se confine à des perspectives dualistes et idéalistes qui n’explique pas vraiment les choses. Ainsi il réduit l’art à ce qui plaît à tout le monde ou à quelques critiques hauts placés connaissant les conventions de goût mais sans réellement expliquer ce qui fait le beau. Ses préférences pour le classicisme expriment ainsi des conceptions esthétiques légitimant le bon goût de l’époque et son statu quo. D’autres part, sa notion de charité légitime la hiérarchie qui reste pour lui un mal nécessaire. Hume prône volontiers la liberté, mais en défendant entre autres la propriété, il affirme une conception autoritaire et conservatrice (Schatz, 1902).

Aujourd’hui encore, les libéraux pensent que le travail est une liberté. Celleux qui acceptent cela ne sont que des autoritaires qui s’ignorent. Parler de liberté ou d’égalité sans critiquer la hiérarchie, est une bouffonnerie. Penser que toute activité s’évalue en termes économiques n’est qu’un des mythes qui légitiment le statu quo. Les dominé·e·s peuvent bien faire les efforts qu’iels veulent, leur temps et leur vie sont négligés. Les dominant·e·s négligent tout ce qui les entoure. Alors, afin d’avoir une appréhension réaliste du monde, l’écologie doit faire la critique de l’économie. Et nous devons en prendre acte. L’important c’est que ça ne tourne plus ! La dégradation due aux activités humaines a un impact négatif sur le bien-être d’au moins 3,2 milliards de personnes et a poussé la planète dans une sixième extinction de masse des espèces. Environ 41 % des amphibiens et plus d’un quart des mammifères sont menacés d’extinction à court-terme. Les populations de poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles ont diminué de 60 % depuis 1970. 90 % des grands mammifères marins ont déjà disparu. Sans parler des insectes ou encore des plantes… Le capitalisme extermine 26 000 espèces par an (Campagne, 2017 ; CDP Report, 2017 ; Scholes et. al., 2018). Ces espèces ne reviendront pas. Notre écosystème n’est pas remplaçable. Il n’est pas à notre disposition. Ce n’est pas une simple ressource. Nous pouvons et nous devons stopper ce massacre. Abolissons la hiérarchie.

Guillaume Deloison – 2021

RÉFÉRENCES :

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Brosnan, S. F., & De Waal, F. B. M. (2003). Monkeys reject unequal pay. Nature, 425(6955), 297–299. doi : 10.1038/nature01963 https://scihub.wikicn.top/10.1038/nature01963

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Kropotkine, P. (1906). L’État, son rôle historique. Publications des « Temps nouveaux ». 33. https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99%C3%89tat,_son_r%C3%B4le_historique

Lorenz, D. (2021). De la censure au blockbuster. Étude culturelle des comics de super-héros en France. https://www.theses.fr/s115801

Lumières écossaises. (2019, 1 août). Wikipédia, l’encyclopédie libre. À partir de https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lumi%C3%A8res_%C3%A9cossaises&oldid=161453763

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Marx, K. & Engels, F. (1846). L’idéologie allemande. https://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450000c.htm

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Ruby, C. (2011). L’expérience du spectateur, dans le programme « esthétique » humien. Le Philosophoire, 36(2), 179-206. doi : 10.3917/phoir.036.0179. https://www.cairn.info/revue-le-philosophoire-2011-2-page-179.htm

Sagaut P. (2008-2009). Introduction à la pensée scientifique moderne. Université Pierre et Marie Curie – Paris 6. https://www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf

Sapolsky, R.(2004). Social Status and Health in Humans and Other Animals. Annu. Rev. Anthropol. 33. 393-418. 10.1146/annurev.anthro.33.070203.144000. https://www.researchgate.net/publication/228982398_Social_Status_and_Health_in_Humans_and_Other_Animals

Schatz, A. (1902). L’oeuvre économique de David Hume. Paris. https://philotra.pagesperso-orange.fr/schatz_oeuvre_eco_hume.htm

Schliesser, E., Demeter, T. (2020). Hume’s Newtonianism and Anti-Newtonianism. https://plato.stanford.edu/entries/hume-newton/

Scholes, R. J., Montanarella, L., Brainich, E., Brainich, E., Barger, N., ten Brink, B., … Willemen, L. (Eds.) (2018). IPBES (2018): Summary for policymakers of the assessment report on land degradation and restoration of the Intergovernmental Science – Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. Bonn, Germany : Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. https://research.utwente.nl/en/publications/ipbes-2018-summary-for-policymakers-of-the-assessment-report-on-l

Sidanius, J., & Pratto, F. (1999). Social Dominance : An Intergroup Theory of Social Hierarchy and Oppression. Cambridge : Cambridge University Press. doi : 10.1017/CBO9781139175043

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+Plus :

Ferrand, J. (2011, 1 mai) La généalogie de l’utilitarisme européen. Revue d’études benthamiennes. consulté le 04 août 2019. https://journals.openedition.org/etudes-benthamiennes/292 ; doi : 10.4000/etudes-benthamiennes.292

Blitman, D. (2010) Chomsky et l’empirisme : de la critique de l’empirisme au sens de l’innéisme et du rationalisme chomskyens. Histoire Épistémologie Langage. p. 139-167 : https://www.persee.fr/doc/hel_0750-8069_2010_num_32_1_3295

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A CERCLÉ 05/20


Troisième numéro de ce cercle de discussion avec Alexandre, anarchiste qui vient de lancer sa chaine Rationaliste Matérialiste, Cécile et Gaspard, communistes libertaires. On y parle de femme anarchiste, de science, d’éducation et de plein d’autre trucs

La chaine Rationaliste Matérialiste :
https://www.youtube.com/channel/UCIKREu4XyoPTLPJWDRXs98g

Duckitt, John & Sibley, Chris. (2010). Personality, Ideology, Prejudice, and Politics: A Dual-Process Motivational Model. Journal of personality. 78.
https://www.researchgate.net/publication/47642855_Personality_Ideology_Prejudice_and_Politics_A_Dual-Process_Motivational_Model

Les enfants, victimes invisibles du confinement :
https://www.facebook.com/UnionCommunisteLibertaire/posts/3814503175289693

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A CERCLÉ 04/20


Second numero de ce cercle de discussion avec Nada qui vient de sortir son album et Rim Mava militant·e anarchocommuniste.

Nada : https://nadamusic.bandcamp.com/

RÉFÉRENCES (dans l’ordre chronologique énnoncé):
Générateur de nom de parti politique :
https://atelier.leparisien.fr/widgets/pages/generateur/partispolitiques.html
Viciss Hackso (2017). [F1] Espèce de facho ! Études sur la personnalité autoritaire
https://www.hacking-social.com/2017/01/16/f1-espece-de-facho-etudes-sur-la-personnalite-autoritaire/
Viciss Hackso (2019). [MQC] Le potentiel fasciste, l’autoritaire et le dominateur.
https://www.hacking-social.com/2019/09/02/mcq-le-potentiel-fasciste-lautoritaire-et-le-dominateur/
Sortir du capitalisme (2020). Validisme et darwinisme social à l’ère du coronavirus
http://sortirducapitalisme.fr/emissions/310-validisme-et-darwinisme-social-a-l-ere-du-coronavirus
Brigades de Solidarité Populaire :
https://www.facebook.com/BrigadesSolidaritePopulaire/
Covid Entraide :
https://covid-entraide.fr/
Greve des Loyers:
https://grevedesloyers.info/
Appel à la solidarité pour aider les TDS les plus précariséEs par le Virus Covid-19.
https://www.leetchi.com/c/aider-les-tds-face-au-covid19
fond d’action sociale trans :
https://www.helloasso.com/associations/acceptess-t/formulaires/2/
Faire un don à 2MSG MIGRATIONS, MINORITÉS SEXUELLES ET DE GENRE :
https://www.helloasso.com/associations/2msg-migrations-minorites-sexuelles-et-de-genre/formulaires/1
Prisonniers: les grands oubliés du confinement – Interview avec Guillaume Deloison
https://blogs.mediapart.fr/desobeissance-ecolo-paris/blog/290320/prisonniers-les-grands-oublies-du-confinement-interview-avec-guillaume-deloison
Étude sur le confinement:
https://ecostudies.frama.site/
Générateur de texte appelo :
http://iqvator.atwebpages.com/
Lundi Matin et son virus bourgeois :
https://blogs.mediapart.fr/merome-jardin/blog/220320/lundi-matin-et-son-virus-bourgeois

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A CERCLÉ 03/20


1er live de ce nouveau format. Cercle de discussion avec Rémi qui s’occupe d’un groupe Facebook « Écoute anarchiste » et Gamel de la page M.A.A. On imagine des parties aux noms foireux, on partage nos dernières lectures puis on parle de la place de Facebook et des outils numérique dans la lutte

L’instance Peertube ou vous pouvez retrouver mes vidéos: https://www.yiny.org/video-channels/g…
Social Cultures among Nonhuman Primates : https://www.researchgate.net/publicat… Face à facebook : https://infokiosques.net/lire.php?id_…
Kropotkine – La morale anarchiste :
https://fr.wikisource.org/wiki/La_Mor…
Nada :
https://nadamusic.bandcamp.com/

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PHILOSOPHER – VOLTAIRE


« L’esprit d’une nation réside toujours dans le petit nombre, qui fait travailler le grand, est nourri par lui, et le gouverne. Certainement cet esprit de la nation chinoise est le plus ancien monument de la raison qui soit sur la terre » – Voltaire. (1756). Essai sur les mœurs et l’esprit des nations

François-Marie Arouet, dit Voltaire, naît le 21 novembre 1694 à Paris. Il meurt dans la même ville le 30 mai 1778 à 83 ans. C’est un écrivain et philosophe français. Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, Voltaire est féru d’arts et de sciences. Il est en faveur d’une monarchie libérale, éclairée par les philosophes. Son œuvre littéraire est riche et variée. Par sa production théâtrale importante, ses longs poèmes épiques, telle La Henriade, et ses œuvres historiques, il est l’un des écrivains français les plus célèbres du 18e siècle (« Voltaire », 2019).

Voltaire n’est qu’une sale merde. C’est facile de jouer les rebelles quand on n’est qu’un bouffon de grande renommée. Je le hais car il fait de la liberté et de la raison des inepties mutilantes. Attaquons radicalement ses conceptions d’une rageante actualité. C’est l’autorité sous un masque hypocrite. Lire la suite

PHILOSOPHER – DIDEROT


« À qui, barbares, ferez-vous croire qu’un homme peut être la propriété des souverains ; un fils, la propriété d’un père ; une femme, la propriété d’un mari ; un domestique, la propriété d’un maître ; un nègre, la propriété d’un colon ? » – Diderot. (1770). L’histoire des Deux Indes

Denis Diderot, naît le 5 octobre 1713 à Langres et meurt le 31 juillet 1784 à Paris. C’est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières. Il est romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d’art, critique littéraire et traducteur. Il pose les bases du drame bourgeois au théâtre, révolutionne le roman avec Jacques le fataliste et participe au développement de la critique dans ses Salons. De plus, il supervise la rédaction d’un des ouvrages les plus marquants de son siècle : la célèbre Encyclopédie. Il vit sous la menace de la répression. En 1749, Il fit 3 mois de prison au château de Vincennes. Diderot préfère alors fonder ses espoirs dans la publication posthume de certains de ses textes. Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle que son travail accède effectivement à la postérité. (« Denis Diderot », 2019).

J’ai beaucoup de tendresse pour Diderot. Il démontre une force et une détermination sublime. Face à son œuvre, je me sens son ami. Je partage ses douleurs ; celles qu’impliquent la lutte pour la liberté. J’écris ces lignes en son honneur. Étudions la fécondité de sa philosophie sans l’idéaliser. Cela lui aurait plu. Lire la suite

Révolutions, contre-révolutions et guerres de l’Algérie à l’Iran et de Syrie au Yémen (2011-2019)


Une discussion de Guillaume Deloison et d’Armand Paris de Sortir du capitalisme autour des révolutions, des contre-révolutions et des guerres de l’Algérie à l’Iran et de Syrie au Yémen des premiers « Printemps arabes » à nos jours.

L’émission comporte :

Une définition des caractéristiques communes de l’espace allant de l’Algérie à l’Iran et de la Syrie au Yémen, aux racines des soulèvements de cette région : héritage colonial ou semi-colonial, sous-industrialisation, prédominance du capitalisme d’Etat et rentier (hydrocarbures, construction, tourisme), dépendance aux importations, à l’envoi d’argent des diasporas et aux institutions internationales (FMI), chômage et travail informel massifs, fortes inégalités ;

Une description du cycle révolutionnaire et contre-révolutionnaire en Egypte (2011-2013) et de ses composantes : prolétariat urbain, prolétariat industriel, classes moyennes, commandement militaire, président et ses proches, classe politique, capitalistes de connivence, capitalistes indépendants ;

Une analyse du rôle contre-révolutionnaire des impérialismes régionaux et internationaux depuis 2011 ;

Une critique du conspirationnisme d’Etat et de gauche « anti-impérialiste » et des lectures orientalistes des soulèvements et des conflits, vus sous un prisme confessionnaliste, ethniciste, romantique révolutionnaire, sécuritaire ou encore islamophobes ;

Une analyse des positions de l’extrême-droite soralienne et des rouges-bruns vis-à-vis des soulèvements ;

Une évaluation critique des réalisations du PYD au Rojava ;

Une discussion des luttes et des problèmes écologiques (correctif à ce sujet), des gauches et des perspectives politiques dans cette région du monde ;

Une analyse des causes de l’échec des modernisations de rattrapage « socialistes » des années 1960-1970 en Égypte, en Syrie, en Irak et en Algérie ;

Une description des modalités d’intégration au capitalisme mondial des pays de cette région du monde ;

Une analyse de Daech comme un État de milices rebelles islamistes armées plutôt que comme fasciste, et de l’islamisme comme mouvement d’opposition néo-conservateur, interclassiste, hégémonique face à un nationalisme arabe en crise de légitimité, et promoteur d’un dépassement illusoire des difficultés socio-économiques au travers d’un capitalisme pieux, donc « vertueux », « moral » et charitable ;

Une conclusion sous forme d’un bilan des révolutions et des contre-révolutions, avec des perspectives au sujet de l’évolution politique future de cette région.

Émission sur le site Sortir du capitalisme avec ses sources :
http://sortirducapitalisme.fr/emissions/304-revolutions-contre-revolutions-et-guerres-de-l-algerie-a-l-iran-et-de-syrie-au-yemen-2011-2019

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PHILOSOPHER – FOUCAULT


« Je ne peux m’empêcher de penser à une critique qui ne chercherait pas à juger, mais à faire exister une œuvre, un livre, une phrase, une idée ; elle allumerait des feux, regarderait l’herbe pousser, écouterait le vent et saisirait l’écume au vol pour l’éparpiller. Elle multiplierait non les jugements, mais les signes d’existence ; elle les appellerait, les tirerait de leur sommeil. Elle les inventerait parfois ? Tant mieux, tant mieux. La critique par sentence m’endort ; j’aimerais une critique par scintillements imaginatifs. Elle ne serait pas souveraine ni vêtue de rouge. Elle porterait l’éclair des orages possibles. » – Michel Foucault

Paul-Michel (dit Michel) Foucault est un philosophe français né le 15 octobre 1926 à Poitiers et mort le 25 juin 1984 à Paris. Il est généralement connu pour ses critiques des institutions sociales, principalement celles de la psychiatrie, de la médecine et du système carcéral. Mais aussi pour ses développements sur l’histoire de la sexualité, et ses théories concernant le pouvoir et les relations complexes entre pouvoir et connaissance. Associé aux débuts du Centre universitaire expérimental de Vincennes, il est ensuite, de 1970 à 1984, titulaire d’une chaire au Collège de France qu’il intitule « Histoire des systèmes de pensée ». Militant politique dans les années 1970, il participe aux premiers mouvements de soutien aux travailleurs immigrés et fonde le Groupe d’information sur les prisons pour donner la parole aux prisonniers sur leurs conditions de vie. D’abord associé au structuralisme, Foucault est aujourd’hui rattachée au post-structuralisme et à la philosophie postmoderne. Figure phare de la French theory, son travail reste relativement fécond dans le monde académique notamment anglo-saxon, par-delà les spécialisations disciplinaires. The Times Higher Education Guide le décrit en 2009 comme l’auteur en sciences humaines le plus cité au monde.

Ses développements théoriques m’ont souvent laissé de marbre. Mais certains éléments factuels, et certain thèmes ont retenu mon attention. Ils ont nourri ma réflexion comme ils ont nourri de nombreux mouvements de lutte. Mais ces conceptions ne me suffisent pas, sa critique du pouvoir n’en a que la posture. Elle peut nous plonger dans un marasme autoritaire dont il serait impossible de sortir. Aiguisons notre regard dans ce brouillard. Lire la suite

PHILOSOPHER – MARX


« Pour nous, le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. » Karl Marx.

Karl Marx, naît le 5 mai 1818 à Trêves en Rhénanie et meurt le 14 mars 1883 à Londres. Il est historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste. Connu pour sa conception matérialiste de l’histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier, il a notamment participé à l’Association internationale des travailleurs. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée.

Marx a été déterminant dans l’évolution de ma pensée. Ces réflexions critiques hantent nombre de mes écrits. Mais la plupart des Marxistes m’agacent. J’ai sûrement plus lu de commentaires de ces textes que sa propre prose. Ses édifices théoriques sont bien souvent tenus plus par son nom que par les faits. Marx répugnerait le marxisme, c’est certain. Il faut le critiquer, il faut le dépasser et faire de son matérialisme, plus qu’une posture. Vivifions sa pensée.

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GUILLEMET N°1


Nouveau format assez simple. Je vous partage mes lectures du moment :
Mona Chollet – Sorcières
Noam Chomsky – Raison et liberté
Guide du jardinage biologique
Marc Silberstein – Matériaux philosophique et scientifique pour un matérialisme contemporain

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LIVE SUR LE NEW AGE


Live avec Jessy sur le thème du new age et ses rapports avec la politique. On aborde les traces de cette idéologie dans différents courants politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par la gauche et la droite. Pseudo-science, développement personnel, pratique sectaire, on aborde ici quelque éléments pour une critique radicale.

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LIVE 16/02/19 Projet, Anti-autoritaire, Psychologie et dominance sociale


Salut, je sais plus à combien de live je suis mais bref ici je parle de mes futurs projets, notamment des causeries, des formes de live collectif qui pourront voir le jour quand j’aurais changé d’ordinateur (surement avant l’été, j’espère), la réduction de nombre de vidéo plus formel comme à mon habitudes pour des raisons d’autres projet perso et de découverte théorique qui me prennent du temps, et aussi par envie de beaucoup plus travailler mes vidéos à l’avenir. Découverte théorique dont je vous partage quelques lignes pendant la suite du live notamment en abordant les recherches en psychologie sociales de Sherif et sa théorie du conflit réaliste, Tajfel et turner et la théorie de l’identifié sociale que l’on retrouve dans la théorie de la dominance sociales de Sidanius et pratto

Source:
Manifeste des chômeurs heureux:
https://inventin.lautre.net/livres/Le-manifeste-des-chomeurs-heureux.pdf
https://agitationautonome.com
http://sortirducapitalisme.fr/
Théorie de la dominance sociale:
http://www.prejuges-stereotypes.net/espaceDocumentaire/dambrunTDS.pdf
+Cadeau:
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01769505/document

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Live 27/11 Confusion et Révolution


Ce soir on parle gilet jaune, confusionnisme et et révolution entendu comme abolition de toute hiérarchie et du travail

Dans la premiére demi heure je donne des élèments d’analyse des gilets jaunes pour ensuite analyser une vidéo « confusioniste » et la critiquer point par point en contraste avec une critique radical du travail et des hiérarchies

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PHILOSOPHER 15# | Le temps des machines – Bergson et Heidegger


Dans cette épisode on aborde le temps et les machines à travers 2 auteurs apriori semblable mais franchement opposés: Bergson et Heidegger. Qu’est ce que « la durée pure », une « temporalité authentique »? Quel lien entre les machines et notre rapport au temps? Qu’est ce que l’homme dans le temps? Plein de questions qui opposeront une pensée potentiellement émancipatrice, et une pensée réactionnaire qui sera aux racines philosophiques d’un capitalisme autoritaire et nationaliste: le nazisme.

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CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE


CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE

On bétonne, la planète surchauffe, les écosystème sont exterminés. Nos conditions de vies sont de plus en plus fragiles, et tout espoir d’amélioration a disparu.On ne revendique plus le maintien de l’emploi mais des indemnités, on ne revendique rien mais on se révolte contre tout ce qui fait nos conditions d’existence. Quel sens peut avoir une grève corporatiste quand on sait que l’on aura 36 taffs différents dans une vie ? Alors comment construire la société de demain ?

Dans cet effondrement, ce documentaire critique présente les moyens théoriques et pratique de construire une société égalitaire et libertaire, de conquérir notre autonomie. Différentes pensées critique sont abordées pour construire une stratégie efficace, pour que le vivant se déploie face au système marchand dans sa totalité. Il nous faut maintenant réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrances.

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PHILOSOPHER 14# | L’idéalisme allemand – Kant et Hegel


PHILOSOPHER 14# | L’idéalisme allemand – Kant et Hegel

Dans cette épisode on aborde l’idéalisme allemand à travers 2 grands auteurs: Kant et Hegel. Qu’est ce que « l’entendement », qu’est-ce que la raison, qu’est-ce que la science, la dialectique ou encore quel importance peut avoir l’histoire dans notre compréhension du monde et de l’Esprit comme réactualisation du concept de Dieu. Plein de questions qui détermine de grands axes de pensée contemporain ou la liberté est abstraite et la raison est oppressive.

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LE TEMPS


LE TEMPS

LE TEMPS-01

« Le temps » prend toujours un S, car toujours il est divers. Pluie, vent, soleil, joie, ennui, le temps n’est jamais le même, il est toujours pluriel. Un jour, peut être, il perdra son S, lorsque ce temp abstrait, ce temp des horloges, toujours identique à lui-même, linéaire, monotone, dominera tout. Il n’y aura plus qu’un temp, celui de l’usine.

Guillaume Deloison

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PHILOSOPHER 13# | La modernité – Science et humanisme


PHILOSOPHER 13# | La modernité – Science et humanisme

Dans cette épisode on aborde la philosophie moderne à travers 2 grands auteurs: Descartes et Spinoza. Qu’est ce que l' »individu », qu’est-ce que la raison, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté, la pensée de l’homme. Plein de questions qui détermine de grands axes de pensée contemporain

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PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état


PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état

Dans cette épisode on aborde la philosophie médiéval à travers 2 grands auteurs: Saint Augustin et Thomas d’Aquin. Qu’est-ce que dieu, qu’est-ce que l’âme, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté de dieu. Plein de questions qui traversent cette période de 1000 ans

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COMMENT DÉTRUIRE LE GAME POLITIQUE | 7# Philo et Politique


La politique se résume aujourd’hui à un jeu médiatique. Les mythes sont le corps de leurs discours, analysons donc le mythe du progrès et le mythe de la liberté. Entre une gestion omnisciente et un chantage systémique, le peuple subit alors l’oppression sous le masque d’un double mythe. Détruisons donc ce game politique par un argumentaire révolutionnaire puissant.

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1ére réflexions sur les « Nuit Debout » Democratie, Bourse du travail et international


1ére réflexions sur les « Nuit Debout » Democratie, Bourse du travail et international

Depuis le 31 Mars, suite aux premières manifestations contre la loi travail « El Khomri », la place de la république à paris et d’autres places en France sont remplies. Ce sont les « Nuit Debout », sous le thème de la convergence des luttes. Aujourd’hui le 37 mars, elle s’étende à Bruxelles et Valence. Présent le 31, 35 et 36 je vous partage mes premières réflexions.

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L’art comme l’âme d’une société


L’art comme l’âme d’une société

A mon sens l’art ne se résume pas par certaines pratiques ou activités. Ce n’est pas cette somme de règles de syntaxes ou la façon de réaliser un tracé, au contraire. L’art est pour moi beaucoup plus brut et se passe de bienséance, de règles ou de beau. L’art est à mon sens l’incarnation de l’âme d’une société. L’incarnation de ce qui touche l’homme, de ce qui le fait réfléchir, qui le fait s’arrêter, et peut importe que ce soit beau, semblable ou contraire à tous ce qui à était fait auparavant car cette manifestation touche et incarne des pensées. Qu’à ton faire de la forme quand c’est le fond qui compte, qu’a ton faire du critère de « beau » quand il ne demande qu’à être trouvé dans chaque œuvre.

c’est parce que chaque oeuvre est ancrée dans une société qu’elle en est son âme, sa matière sensible

      Il me semble que le travail de l’artiste est d’être créateur avant tout, ou plutôt géniteur. Car l’artiste d’une société pouvant appréhender toutes les spécificités de son lieu de vie, après un effort de maïeutique donnera au monde une représentation, une incarnation de sentiments, d’émotions. C’est cela à mon sens un effort artistique. C’est nourrir le monde d’émotions communes et fortes pour un grand nombre

C’est en ce sens que pour moi l’art est représentative de l’ame d’une société, par le caractère commun et leur somme qui forment comme une entité propre et sensible, touchant l’ensemble d’une société. Et c’est par ce qu’elle est ce qui touche une société qu’elle est comme son âme, sa matière sensible.

Guillaume Deloison.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi…


     Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi. tant de philosophes, tant de réponses pour si peu de questions au final. une seule question et 6 milliard de réponses finalement.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi et que je me suis efforcé de faire preuve de tolérance, car vraiment, qui peut avoir la prétention d’avoir raison? tant de grands Hommes, de grands penseurs… qui peut avoir la prétention de tout balayer si ce n’est avec des arguments qui reposent non pas sur la raison mais sur la logique. sur l’essence même des mécanismes naturels.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi et que j’ai appris à penser par moi même (si je peut avoir la prétention de le faire). Car face à toutes ces réponses cohérentes, laquelle peut être la bonne? Peut être même que la bonne n’a jamais était pensée, pourquoi l’aurait elle était? Laquelle peut être la bonne pour moi, et comment pourrait elle l’être si je ne prends pas même la peine de les examiner.

Je suppose que j’ai grandi grâce à cette question… tout est vérité, rien n’est vrai. alors avec cette question j’ai grandi et maintenant je vis, pour simplement vivre car comment pourrai-je vivre autrement que libre? car qui aurait la prétention de m’ordonner mon comportement en énonçant des théories de bon sens, de savoir vivre, ou simplement de « bien ». qui aurait cette prétention alors que je ne l’ai pas eu moi même pour ma propre personne, de me trouver des réponses absolues.

Guillaume Deloison.

La raison, Marque personnelle de son appartenance à l’humanité


La raison, Marque personnelle de son appartenance à l’humanité

                Les débats, les disputes ont toujours mis au jour un phénomène qui m’intrigue. Cette façon qu’a chaque individu d’exposer ses idées et d’user de raison comme si ses derniers dires devaient écraser tout ce qui s’était dit auparavant. Mais le plus amusant ce n’est pas ca, car jusque là rien de bien étonnant, c’est plutôt la réaction de l’interlocuteur qui toujours s’amuse et répond de la même façon pour finalement intervertir les rôles. Je trouve ca réellement intéressant de voir combien chacun semble justifier ses dires par la raison. Une raison qui finalement est bien personnelle car elle ne fait pas écho chez l’autre en face. Et pourtant même si les arguments de chacun semblent dépourvus de raison pour l’autre, ils s’accordent à attribuer une importance capitale à user de raison.

La raison est cette empreinte faite par la culture.

                L’homme est à mon sens, un animal de raison car il est tout comme cette dernière issu de la nature, d’une logique mécanique et naturelle mais est aussi culture. La raison pourrait alors pour moi se résumer dans l’équation suivante : Raison=Logique+Culture car il est clair que la raison ne fait pas preuve partout aux mêmes endroits dans chaque culture, cette dernière a donc un rôle. Une fois la logique influencée, elle ne peut rester pure logique, elle est donc à mon sens raison. Pour certains, c’est par raison que l’on arrive à l’évidence de l’existence de Dieu, tandis que d’autres appellent encore à la raison pour prouver son inexistence

                La raison est donc alors comme une marque, et non un outil, de la culture sur la nature. Non un outil car la raison n’est pas à la disposition de tous, elle est constitutive même de chaque être qui en use instinctivement et comme chaque culture est différente, chaque éducation est différente alors chaque marque est personnelle. C’est donc pour ça qu’à mon sens elle est la marque personnelle que chaque homme a son appartenance à l’humanité. La raison est donc à la fois personnelle et communautaire à l’image des sujets qui l’opposent.

Guillaume Deloison.

Notes sur La Notion de Folie.


Qu’est-ce que la folie et où commence-t-elle ? Où commence-t-elle véritablement, objectivement ? Certains actes sont définis comme appartenant à la folie pour des raisons culturelles et des habitudes. Alors est-ce-qu’une pure folie, dans le sens de commune à toutes les cultures, comme essence même de cette notion existe-t-elle? Et si elle existe ou commence-t-elle encore une fois ? Lorsque l’acte mène à une autodestruction ? Mais qu’en est-il de l’acte de fumer pour l’autodestruction sur le long terme, et du suicide pour l’acte soudain ? Alors la folie résiderait-elle dans l’enchainement d’actes incohérents, paradoxaux ? Mais ces apparents paradoxes, non sens, proviennent peut être de la limite de perception de l’observateur. Est-ce-que parce que l’observateur ne peut comprendre le raisonnement de l’autre, cela signifie qu’il est fou ? Pourquoi serait-ce celui qui est observé plutôt que l’observateur limité par sa perception qui serait le fou ?

Ou est la limite entre Tolérance et démence? comment, pourquoi et quand, le savant devient démens? Ou est la limite entre le génie et la folie? Le génie se doit de défier les limites de perception de la société mais est-ce être fou que de vivre dans un monde voisin, cohérent mais différent?

Notes sur la Notion de Quartier


Comment des dénominations par fonction ont pu être données à des groupes d’individus pour former des quartiers? Comment des artistes ont pu se regrouper naturellement pour donner « le quartier des artistes » comme Saint Germain des Prés. Naitre et vivre à saint germain permettrait des acquis qui pousseraient à devenir artistes ?

Auparavant les quartiers étaient nommés différemment dans les villes, l’on disait que ce quartier était « le quartier des artistes » ou encore, « le quartier  des marchands de beauté ». Maintenant ils sont nommés différemment, et cela témoigne d’un changement de la société, de son organisation et de la vision de ses membres sur eux-mêmes.  Maintenant on parle de quartier défavorisé, aisé ou encore de quartier latin, chinois. Alors qu’avant la dénomination relevait de la fonction, ces derniers témoignent maintenant d’une plus grande importance de l’origine sociale.

L’ennui, abandon de l’être


L’ennui, abandon de l’être

L’ennui, le poids du temps. Ce temps qui juste avant s’envolait, que juste avant nous poursuivions, lorsqu’on s’ennui se fait sentir comme fade et dénué de tout sens, inintéressant. Comme si l’on rejetait ce temps après lequel nous avons pourtant couru. Mais que signifie alors ce sentiment, ce contrecoup, ce jugement de l’instant ?

À mon sens il y à un certain parallèle entre l’ennui et le désir, comme si l’ennui était l’absence de désir, du désir en négatif au sens graphique. S’ennuyer c’est  donc ne pas désirer. C’est face au domaine des possibles, rester impassible et insensible. L’ennui c’est l’inaction. Le néant de l’action, ou plutôt le désintérêt de l’action car on peut agir mais s’ennuyer, être ennuyer par une action que l’on fait qui ne nous intéresse pas. Mais l’ennui c’est aussi un sentiment « en réponse ». S’ennuyer c’est prendre conscience de ce manque d’intérêt envers l’action. Car sinon l’on est que dans un état neutre. Prendre conscience de son ennui donc, c’est passer d’un abandon de soi à un abandon de l’être. C’est passer d’une balade quelque peu insignifiante mais que l’on vit à une balade qui n’a aucun intérêt et qu’il serait plus agréable de ne pas vivre, en somme l’on se détache.

Abandonné la, plus vraiment lui même, seulement élément de perception d’autrui, il n’intéresse plus.

Rester dans l’ennui, ne pas désirer donc, car dés qu’on désire déjà l’on rentre dans l’action, l’on s’implique, l’on se défini, c’est donc ne pas s’exprimer, c’est laisser le temps faire de nous ce qu’il veut. Car c’est par le désir, l’action et son choix que l’on se dessine, que l’on forme ce que l’on est. Ce sont ces choses qui nous portent aux yeux du monde et qui nous définissent donc en contraste avec les positions d’autrui. Mais si l’on ne s’exprime pas, nous ne signifions rien, notre être même n’a plus de signification, Certes il « est » mais pas plus que cet objet ci ou cet objet la. S’ennuyer c’est abandonné son être au temps qui passe, aux autres.

Il y a aussi une dimension temporelle dans l’ennui. C’est pour cela qu’il est un abandon, et c’est pour ça même que le mot abandon, verbe d’action est approprié, car l’ennui par sa continuité dans le temps abandonne l’être,  Dans une dynamique de détachement par le temps, comme un oubli conscient. Conscient car rester dans l’ennui c’est ne rien faire pour en sortir alors qu’il ne suffit que de se lancer dans l’action, dans le projet de l’action même pour en sortir. Comme l’on cueille une fleur et décide finalement de faire un bouquet, ce dernier étant l’expression d’une envie, c’est lui qui extirpera de l’ennui par une action impliquée. Au final, l’ennui c’est le sentiment de l’inintéressant, de l’inutile, c’est le signal de la nécessité de changer

Guillaume Deloison.

Libre, Une conscience de l’Être


Libre, Une conscience de l’Être

Être libre est une notion complexe faisant principalement appel à des notions d’action, être libre de faire ceci, ou bien cela, et à une notion de l’autre, ce dernier étant souvent vu comme celui qui restreint notre liberté par sa présence. Mais la liberté ne se trouve-t-elle que dans l’action et dans le rapport à autrui ?

Pour beaucoup agir selon ses envies, et en ignorant autrui est synonyme de liberté mais pourtant agir sans aucune répression extérieure ce n’est pas être libre, c’est agir dans la liberté, agir dans un cadre finalement. Quel que soit ce cadre l’action reste délimitée en ces bornes. Comme Kant disait de l’oiseau, sentant la résistance de l’air, qu’il s’imaginerait mieux voler dans le vide, la notion d’un individu libre ne peut être attachée au contexte social, et aux lois plus ou moins libertaires appliquées, ces derniers étant trop fluctuants et représentant tour à tour la liberté.  Etre libre finalement c’est avant tout en être conscient, c’est agir de soi même, être autonome dans sa prise décision, et en être conscient.

Savoir qu’embarquer, partir, ne pas partir, revenir, ne dépend que de nous, ça c’est être libre.

Dans l’absolu, le choix nous est toujours libre, la sensation de liberté s’efface donc a la moindre influence, à la moindre pression. Mais il serait faux de construire une notion de liberté sur un schéma inverse, l’absence d’influence signifiant la liberté. Car les influences font part entière de notre monde, les vies de chacun se croisent et s’entrecroisent, c’est une constante invariable de notre monde, c’est même notre monde je dirais. Mais la liberté alors ne nécessite qu’une prise de conscience de cette dernière pour passer au dessus de ces influences, ne plus y être soumis mais au contraire les comprendre. Pour ne pas que l’inaction soit subit comme une contrainte, mais comme une décision réfléchie, ayant pesés le pour et le contre, pour mettre en place une action en cohérence avec notre volonté. Mais prendre ces influences comme normales, comme des informations cela ne permet pas que d’agir en fonction, cela permet aussi d’ignorer ces influences quand il le faut car finalement ce ne sont plus des impératifs. Agir librement c’est donc avant tout être conscient de sa liberté, de son autonomie dans l’action, de ce système d’influence.

Pour conclure je tiens à préciser la nuance que je développe içi, je ne parle pas de liberté, mais de l’etat de liberté pour une conscience. Les différents systémes d’organisations intégrent plus ou moins de marge de liberté, succite l’innitiative, ou au contraire la restraigne. Mais la je parle bien de la conscience de cette état presque métaphysique. « L’homme est condamné à être libre » Sartre.

Guillaume Deloison.

Le langage, Construction personnelle de ce patrimoine collectif


Le langage, Construction personnelle de ce patrimoine collectif

L’on pourrait croire que le langage est l’une des choses les plus objectives, car il ne sert que  de lien pour exprimer une idée. Et il est vrai que hors de tout contexte historique, sociologique ou autre, le langage vide de sens devient objectif. Mais le contexte quel qu’il soit est toujours là et ses mots sont alors à remplir, et tout comme les contextes sont changeant de par l’histoire de chacun, les sens des mots sont eux aussi changeant. Le langage est une construction personnelle, chacun rempli de sens ces mots, ce patrimoine commun. Chacun se construit sa propre interface de communication qui a ses propres spécificités. C’est alors que s’est crée une incohérence entre le mot et son idée qui est difficilement perceptible car le mot est comme un bol dont l’eau qui le remplit en est l’idée. De l’extérieur tous ces bols peuvent sembler identiques mais l’eau, ce sens attribué à chacun est nuancé chez tous. Une fois utilisé le langage devient alors effectif et pour chaque individu le signifiant et le signifié ne deviennent qu’un, Le signifiant devient les limites de l’idée, le signifié devient le signifiant et rien d’autre. Et c’est justement ce choc de signification créé par cette incohérence entre le langage rigide et ses sens changeant qui créé des discordes, car finalement les discordes sont des débats de sens. Mais le mot est plus, le mot est invocateur, à sa prononciation c’est un monde qui se dessine pour et par chacun. Un premier individu n’imaginera pas une chaise comme l’imagine le deuxième. Mais le mot reste un outil, et il ne fait pas plus que de poser en sujet des signifiés qui n’on aucunement besoin de lui pour être. Le langage reste un outil de perception humain, le monde dépasse notre entendement comme il dépasse et n’a que faire de nos mots.

Le mot est comme un cadeau, C’est une boite commune à tout autre mais riche de sens pour celui qui le donne.

Guillaume Deloison.

Le rapport Corps | Esprit


Le rapport Corps | Esprit

Les adages, les contes et les histoires mettant en garde contre les illusions du corps sont nombreuses, au point qu’on en oublierait que le corps et l’esprit sont reliés. Il est évident qu’il faut se méfier des apparences, mais ces 2 entités sont elles si dissociées ? Laquelle est la plus apte à définir l’individu ?

C’est tout d’abord à travers le corps que nous sommes identifiés, nous sommes donc notre apparence pour tous les autres, il me semble alors juste de dire que nous sommes au moins notre apparence. Mais je suppose que chaque individu se sent plus profond, plus riche et complexe  que ce qu’il dégage à l’extérieur. Chacun se sent donc plus « lui » par l’esprit que par le corps. Face à ces observations il me semble alors évident que la dissociation des 2 entités n’est pas envisageable pour une définition complète de l’individu. Comment pourrions nous être plus notre esprit que notre corps alors que c’est par ce dernier que nous sommes identifiés par tout les autres et vice versa. Les beautés du corps et de l’esprit me semblent donc complémentaires.

Les apparences peuvent être trompeuses, certes, mais il me semble qu’il ne faut pas oublier que c’est l’individu qui fait l’apparence. C’est donc l’esprit qui par le corps, trompe. Alors de quoi faudrait-il plutôt se méfier ? Il me semble que cette question ne se pose même pas, car c’est donc bien de l’individu en lui-même qu’il faut se méfier. Car même si c’est l’esprit qui semble à l’initiative de la tromperie, le corps aussi des fois, « de lui même » trompe. Ou peut être que finalement il ne trompe pas mais plutôt que ce qu’il dégage est mal interprété. Car finalement le corps n’est qu’un moyen de communication grâce au langage complexe qu’il nous permet de prononcer, à une ouïe qui nous permet de le comprendre… etc. Mais le corps nous permet plus que de communiquer, il nous permet de voyager, de construire, de créer … Il me semble alors clair que le corps n’est finalement qu’un outil. Mais ce n’est pas un outil fini, au contraire il est à définir.

L’esprit, comme l’artiste, peint l’oeuvre qui le rendra publique.

À définir de nous même d’un acte conscient, réfléchi, comme l’on aiguise un couteau. Le corps doit être plus qu’un simple prolongement de l’esprit, il doit en être son moyen de se faire comprendre au mieux par tous. Et c’est pour ça que ce comportement ne cherche pas à tromper l’autre, au contraire. C’est un élan vers l’autre, c’est s’intéresser à lui pour mieux communiquer, pour que le corps ne soit plus une barrière mais une porte ouverte.

 Guillaume Deloison.

 

EDIT: Je prépare actuellement une suite à cette article, elle sera filmé et monté dans le cadre d’une série de podcast philosophique. Je compte dépasser la vision occidental dépeinte içi. j’ai de nombreuses critique à apporter à mon texte. Il est temps de réapprendre le sens du corps. Mettre à jour la nuance entre le corps mécanique, et le corps en mouvement, de logique organique.

Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?


Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?

Prendre un livre, écouter une musique, partager un repas avec quelqu’un,  se lever pour travailler… Choisir est un verbe de mouvement qui s’impose à nous à chaque instant, qui précède chaque geste et  chaque action. Kant disait « Agit de telle sorte que la maxime de ton acte puisse être érigé en principe universel ». L’acte de chacun étant en lui-même choisi, par cette décision nous définissons ce qu’on choisit d’être, ou définissons nous la vision de l’homme comme nous imaginons qu’il devrait être ?

L’ombre suffit elle à rendre la richesse de cette vision ?

Il faut tout d’abord bien cerner ce qu’est le choix, car la dérive est facilement faite. L’acte qui en résulte n’est pas le choix et il serait faux d’attacher l’acte réalisé à ce dernier qui n’était que théorique et non concret car sinon cela laisse supposer que l’acte est le parfait reflet de soi.  Que les actes définissent plus que les intentions, que la forme finalement définit plus que le fond. Et pourtant l’acte est bien souvent différent du choix qui le précède. Le choix ayant pour prétention de définir l’être il me semble alors plus juste donc de n’en garder que le fond, l’essence même de l’être, ce qui l’anime. Le choix est une favorisation d’une option parmi d’autres, elle témoigne donc des gouts, des désirs de chacun. Il semble alors qu’elle est une définition de l’être individuel, premièrement.

Mais qu’en est-il de l’extension de cette définition au genre humain?Chaque décision prise serait le reflet de l’homme parfait tel que nous le pensons ? Chaque homme à chaque instant agirait en tant que guide de l’humanité. Aurait-il la responsabilité de représenter chaque être? Admettons, mais cette idée me semble des plus prétentieuses, comme si chaque choix fait devait être le choix de chaque homme, comme si celui qui choisit adoptait un modèle universellement bon, correct et qui devrait être adopté par tous. Cette idée rejette une notion d’équilibre entre chaque extrême qui me semble pourtant apparemment nécessaire entre beaucoup de choses. Vouloir supprimer la richesse de la diversité pour un modèle froid et rigide qui ne fonctionnerait que comme une mécanique. De plus, définir l’homme c’est définir le monde, sans vouloir réduire le monde à l’homme mais plutôt comme si l’homme parfait avait propension à étendre son modèle à tout être vivant, car pourquoi s’arrêter à l’espèce humaine après tout ? Chaque être capable de faire un choix devrait alors adopter ce système de pensée. Il me semble alors évident que chaque acte n’est pas en proie à une telle responsabilité, Mais plutôt que nous agissons pour le mieux, d’abord à notre échelle, pour notre bonheur, et le bonheur des un fait le malheur des autres. Le choix ne serait alors qu’une définition de l’être.

À moins qu’une telle définition, celle de l’être, ne se limite pas au fond, mais au tout, à l’être en entier, au fond et à la forme. L’acte serait alors le chaînon manquant à une définition plus juste de l’être, étant individualisé, dépendant du contexte et de tant d’éléments, comme la capacité à réagir. L’acte, conjugué au choix, permet donc une définition plus précise de chaque être.

Guillaume Deloison.

Vivre pour le plaisir ou pour le juste?


Vivre pour le plaisir ou pour le juste?

Vivre pour le juste, c’est vivre pour ce qui est bon, pour ce que l’on considère bon. C’est vouloir partager, amener les autres à comprendre ce qui pour nous est bon et nous rend heureux. En vivant pour le juste l’on se pense toujours légitime, et luttant pour la vérité, pour le bien. C’est une position beaucoup plus collective que de vivre pour le plaisir. Mais cette lutte après tout, est elle réellement légitime. Un Homme peut il prétendre savoir ce qui est réel et ce qui rend heureux ? Cette volonté de partager ce qui convient à soi-même peut être néfaste même partant d’un bon sentiment. Les plus grands massacres ont été commis, persuadés de leurs bons fondements. Vivre pour le plaisir est certes plus égoïste, ne prenant comme but que sa propre satisfaction, mais est aussi alors une position beaucoup plus tolérante. Dans le sens où l’autre et ses pensées sont présentes mais non considérées, mises à coté, tolérées finalement. Mais que se passe t’il quand la satisfaction des plaisirs personnels s’entrechoquent et s’opposent ? Car celui qui vit pour le plaisir ne peut oublier l’autre, car les multiples réseaux d’interdépendance mènent forcément à des intérêts contraires. Il me semble alors que vivre pour le plaisir ou pour le juste n’est pas un choix à faire, mais un métissage nécessaire. Comprendre que l’autre n’est pas identique mais semblable, mais que l’autre dans sa différence est un plaisir à découvrir.

Comme les valeurs élevées et les plaisirs terrestres, c'est l'union de la terre et du ciel qui crée l'horizon et l’équilibre de notre monde.

Comme les valeurs élevées et les plaisirs terrestres, c’est l’union de la terre et du ciel qui crée l’horizon et l’équilibre de notre monde.

Guillaume Deloison.

La tolérance, amour de l’être.


La tolérance, amour de l’être.

Tolérer, c’est s’ouvrir aux autres, s’affirmer ouvert aux idées extérieures qu’elles quelles soient. En tolérant l’on accepte de se mettre au courant de l’autre, l’on accepte de s’ouvrir au monde et de sortir de sa forteresse de pensées. C’est alors que toute chose ne sera plus bonne ou mauvaise, mais simplement sera. La contemplation de la vie deviendra alors une activité heureuse, regarder la vie comme l’on regarde les sursauts d’un feu dont on admire l’étincelance et les courbes. Mais la tolérance s’applique aussi à sa propre personne, cela permet de se détacher des jugements fait à notre égard qui bien souvent pousse au désastre, au malheur, pour apprendre à s’aimer, à simplement aimer vivre et cesser de voir toutes nos idées différentes comme des paradoxes mais comme des richesses qu’il faut utiliser pour agir dans la modération, le totalitarisme et l’excès menant au déséquilibre puis à la chute. Et lorsque l’amour de soi sera aussi effectif que l’amour de l’autre, et inversement, que l’amour de la vie, ce feu que l’on admirait plus tôt deviendra alors une partie de nous, comme nous deviendrons une partie de ce tout. Comprendre que dans le tout, il ne faut pas oublier le nous.

Comme un ciel en feu, le coucher de soleil que l'on admire, donne un reflet semblable à ce qui nous entoure

Comme un ciel en feu, le coucher de soleil que l’on admire, donne un reflet semblable à ce qui nous entoure

Guillaume Deloison

Le philosophe, seul vrai fou ?


Tout les modèles de pensées pour être viables se doivent d’être cohérent, mais le philosophe prônant la remise en question de touts les principes et toutes les conclusions, est sans cesse dans la remise en question de son propre système de pensée, dans un incertain perpétuel qui remettrait même les autres pensées en question et en situation de non cohérence. Alors finalement le philosophe ne serait il pas le seul vrai fou ? vivant dans un monde incohérent. Mais la cohérence finalement est elle un gage de viabilité pour les modèles de pensée?

L’intolérance, née de l’ignorance et géniteur d’un diktat sur l’être.


L’intolérance, née de l’ignorance et géniteur d’un diktat sur l’être.

[Ce contenu ne reflète plus ma pensée (et contient de belle connerie) mais je le laisse comme témoin de mon évolution dans sa continuité]

Cette notion me pousse à la réflexion de par l’intolérance dont je fais preuve envers elle. Je ne pouvais m’arrêter a un simple jugement négatif, faisant preuve moi même d’intolérance. Loin de moi l’idée de vouloir être parfait mais cette relation vicieuse me poussait à réfléchir. Pourquoi mon intolérance serait elle plus justifiée ? J’ai donc entrepris d’être tolérant envers l’intolérance, car pourquoi serait-elle négative après tout ? Cela ne pourrait être qu’une analyse primaire qui me fut enseignée par ma société. Alors d’où vient l’intolérance et à quoi mène-t-elle ?

Comme une cage, l’intolérance enferme dans un monde hermétique et codé

Généralement issue de l’ignorance, elle résulte surtout d’une incompréhension due à un manque d’outils de compréhension, de savoir. En effet l’intolérance suppose 2 parties en opposition par leur pensées, qui font preuve chacune  d’une cohérence dans leurs systèmes de réflexion, les 2 parties sont alors logiquement compréhensible. Mais c’est ce manque d’intéressement envers l’autre, ce manque de remise en question de soi qui crée alors l’intolérance. Même si cette définition de l’origine de l’intolérance semble concise, peut être trop, je pense qu’elle s’applique a tout type d’intolérance, même une intolérance réfléchie envers un courant de pensée qui pourrait représenter le mal absolu, car ce courant avait forcement crée un système cohérent qui pour lui était bon ( je ne dit pas qu’un système intolérant est forcément bon). Mais à ce stade rien ne nous permet de dire si cette notion est bonne ou mauvaise. Cependant l’on peut voir qu’elle conduit à une confrontation de valeurs contraires qui s’entrechoquent et qui mènent au rejet, au malheur, à la guerre, puis  à la mort. Mais si elle mène à la guerre, cela signifie qu’elle conduit aussi au combat pour sa survie, les 2 ennemies faisant preuve d’intolérance l’une envers l’autre.

La ou pour moi l’intolérance prend toute sa nocivité c’est quand la confrontation des idées va  crée un enfermement de l’individu dans ses propres convictions, pour se justifier de leur bon fondement, jusqu’a les pousser à l’extrême pour devenir alors aliénant, l’être épousant et devenant ses propres conviction. L’intolérance pousse a l’abandon de sa richesse de pensées diverses, symptôme renforcé par une autre caractéristique de l’intolérance tout aussi aliénant. Le caractère fort de l’intolérance, il fait qu’elle s’impose, génère une façon de pensée qu’il est difficile de contredire, un diktat puissant qui contrôle l’homme influençable et sans réflexion. Il semble donc que l’intolérance est nocive, et que même l’intolérance envers l’intolérance d’un autre n’est pas plus fondé car elle amène aux mêmes conclusions. Mais la question suivante se pose alors : Faut-il tout accepter ?

L’intolérance est dangereuse, si elle est présente, mais c’est la responsabilité de chacun de faire preuve de tolérance, d’effacer cette source de conflit et de cette manière permettre à tout à chacun de vivre sans danger. Mais il n’est pas souhaitable d’accepter l’intolérance car de la même manière elle est dangereuse et peu mener à une destruction de l’être par la guerre ou même par une influence psychologique. Il n’est cependant pas plus souhaitable de réagir par de l’intolérance, par un mimétisme infantile. L’intolérance seule ne signifie rien, elle s’attache à des idées contraires. Pour l’effacer il faut donc comprendre ce qui enferme l’autre dans son intolérance et l’amener a s’ouvrir a l’autre, non pas a le faire changer d’idée, mais a devenir tolérant envers des idées contraires, car il serait prétentieux de vouloir amener l’autre a épouser ses propres idées en pensant qu’elles sont meilleures.

Guillaume Deloison.

Honneur, orgueil et ego, sacrifice de l’être.


Honneur, orgueil et ego, sacrifice de l’être.

Honneur, orgueil et ego, plusieurs mots traduisant une même idée. Celle d’une réflexion personnelle quant à la vision extérieure que l’on dégage, qui se déclare en permanence chez ceux qui ne sont pas autonomes dans leur choix et qui épousent parfaitement les mœurs d’une société. Sentiment, interprétation personnel de soi à travers autrui, à quoi peuvent bien mener ces concepts qui pousse à s’interroger sur soi et sur les autres ?

Comme une tache de sang, l’arbre laisse tomber ses feuilles pour survivre à l’hiver

L’honneur repose toujours sur l’ensemble des choses qu’il est souhaitable, et qu’il faut faire dans une société donnée. Pour être honorable il convient donc d’agir selon une charte de comportement préétablie en quelques sortes. Agir conformément a cette « charte » est des plus évident quand les valeurs des individus qui constitue une société sont en parfaite cohérence avec cette même société. Cependant ce comportement exclu totalement la raison, ne reposant que sur des principes « fluctuant » d’une société à une autre, prodiguant parfois le meurtre d’un individu aux croyances différentes ou d’autre fois la lapidation d’un proche, les pires atrocités étant souvent commises par des personnes convaincues d’agir par honneur, d’agir « bien ». Le bien fondé d’agir selon l’honneur se pose alors, d’autant plus que l’honneur (à consonance positive) passe à orgueil (comparable mais à consonance négative) selon l’observateur. Un même acte étant définit différemment d’orgueilleux ou reposant sur l’honneur selon celui qui le juge. Mais cette relativité dans le bien fondé de l’honneur pose un problème d’autant plus fort lorsque un choix doit être fait chez un individu capable d’user de raison, et de se détacher un temps sois peu de la société. En effet cette individu doué de réflexion devra peser le pour et le contre entre les valeurs qui lui semblent « juste » et « injuste » alors qu’elles lui auront été enseignées de la même façon et qu’il devra s’opposer seul à ce que sa société avait pourtant déterminé de « bon ». Ceci demande donc une vraie réflexion personnelle qui ne pourra malheureusement pas être achevée et appliquée par tous. C’est alors qu’une réel crise intérieure peut avoir lieu, le « paraitre » prenant place sur « l’être » délaissé pour des raisons extérieures a soi. C’est en cela que l’honneur, l’orgueil et l’ego (interprétation personnelle de soi à travers l’autre qui pousse aux mêmes actes pour le satisfaire) est un sacrifice de l’être.

Un sacrifice, oui, mais pourquoi ? Un sacrifice supposant toujours un retour, Que justifie cette prise de pouvoir du paraitre sur l’être ? Envisageons donc de ne pas respecter cette « charte » de comportement des sociétés, de ne pas faire se sacrifice, que se passerait t-il alors ? Exposer, affirmer sa différence face au groupe prédominant, confronter ses valeurs créerait  alors un choc qui conduirait à une réaction primaire, un rejet de ce groupe comme pour se défendre face a l’inconnu, et donc à une situation de  solitude peu recommandable et sûrement inconsciemment rejeté de par le danger à laquelle elle expose face aux problèmes. Ce sacrifice  permet donc de s’intégrer au groupe, d’entretenir des rapports avec l’autre en s’adaptant à lui au dépit de soi-même.

Guillaume Deloison.

Dirigeants religieux, monstres centenaires.


Dirigeants religieux, monstres centenaires.

La religion, concept pluriel qui se décline sous plusieurs formes, en partant des religions du livre (Chrétien, juif, musulman) jusqu’au polythéistes, animistes ou autres. Toutes donnent un enseignement de la vie, un système de valeurs d’une part, et une relation avec « dieu » d’autre part. Toujours inscrites dans une relation intérieure avec « le seigneur » quel qu’il soit, les religions ayant vu apparaitre des dirigeants religieux sont nombreuses mais quelle est leur légitimité dans ce rapport personnel qui guide vers le bonheur par ses principes en somme ?

La religion est une expérience, une réflexion personnelle qui appelle chacun de ses fidèles à raisonner par soi même. « Sapere aude » finalement ! Tout comme les courants de pensées philosophiques pourraient s’ériger en religion, ces dernières ont émergé par l’avènement d’un être qui diffusa une parole qui fut reprise par un groupe d’individu, une communauté, une société. Cette exploration personnelle est de plus guidée par certains commandements qui permettent de se rapprocher de dieu en faisant le bien, de se rapprocher du bonheur finalement aussi. Dieu serait peut être alors une personnification du bonheur ? C’est autre chose. Mais la religion, du moins ces prophètes ont unanimement toujours prôné la tolérance, et de cette manière n’ont fait que proposer leur religion. De cette manière le maitre spirituel, quant à lui ne semble pas mauvais car il s’inscrit comme une aide, une intermédiaire entre l’homme et dieu. Le dirigeant religieux est différent et n’a pas même raison d’exister, se posant comme maître à penser et se moquant de certains principes fondamentaux. Les multiples guerres saintes, les manipulations mentales et autres atrocités en sont les exemples. Comment dieu aurait il put créer des êtres sexués et en proie à de multiples pulsions sexuelles si c’est pour nous demander de les réprimer par la suite, créant des individus frustrés et perdus, déchirés entre ce qu’il voudrait faire et ce qu’on leur dit de faire.

Ces dirigeants rompent la réflexion personnelle en manipulant l’individu par un système de « récompense » déterminé par le comportement. Avec d’un coté le « paradis » et de l’autre « l’enfer » alors que ces entités n’avaient auparavant jamais était présentées comme une carotte et un bâton mais comme une réponse au mystère de la mort. Cette prise de pouvoir de certains hommes sur d’autres semble donc tout à fait illégitime, ne s’insérant dans aucune logique de bases des religions. Mais nous ne pouvons nous arrêtez a une pensée qui se dirige dans une seule direction. Envisageons donc de considérer la légitimité de ces individus. Les systèmes religieux ont après tout rassemblé des milliers d’individus, dans ces conditions il semblait nécessaire de mettre en place une certaine organisation, d’autant plus que l’illettrisme moyenâgeux a nécessité l’émergence de personnes, au contraire, lettrées pour permettre la diffusion, et un apprentissage. Malheureusement il leur a était permis de tirer profit de leurs positions et l’arrivée de telles personnes semblent finalement uniquement dû à des problèmes « logistiques », matériels en quelques sortes. Il semble alors difficile de considérer le dirigeant religieux comme légitime pour la seule raison de la religion.

Merci à Abd Al Malik qui m’a permis d’entrouvrir les yeux sur la religion que je rejetais en bloc, en m’amusant des religieux que je trouvais naïfs, cultivant injustement une intolérance qui n’avait pas à être dirigée envers les religieux en eux même.

Merci à Francesco et Luca Cavalli-Sforza pour leur ouvrage « La science du bonheur » qui m’a permis de faire évoluer ma réflexion.

Guillaume Deloison.

Le bonheur, tributaire de la société.


Le bonheur, tributaire de la société.

Le bonheur, concept compliqué et riche en définition. Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Et c’est elle aussi qui fait d’une chose un objet désirable et plus ou moins nécessaire. Le bonheur est il donc une création de la société ou nous permet elle d’accéder à ce bonheur bien réel mais définit par elle-même ?

comme un tracée vers le bonheur, les immeubles créent des lignes horizontales qui guide le regard vers ce ciel pure.

Cette réflexion semble donc s’opposer totalement à une pensée sartrienne qui placerait  la société comme un enfer : « l’enfer c’est les autres ». Mais supposons donc un individu absent d’une quelconque société. L’idée même de « bien » et de « mal » n’aurait aucun impact sur lui, il serait simplement sujet à ses pulsions animales et ses besoins naturels, physiologiques. Se contenterait-il de vivre alors ? Ne pourrait-il pas être heureux ?  L’état de cet homme ne pourrait être rapproché de l’animal car ce dernier est très souvent en société et les exceptions qui échapperaient à cette généralité pourrait alors se rapprocher de notre exemple et pourrait alors même le confirmer dans une certaine mesure car ces êtres solitaires semblent bien étrangers au bonheur. Mais si j’écris ne serais-ce pas car la société à laquelle j’appartiens érige le bonheur comme le « bien » qui doit être la quête dans la vie de chacun. « Just be happy ».En somme la société qui détermine le « bien » et le « mal » crée le bonheur, mais aussi donc le malheur. La société fait donc plus que créer le bonheur, elle apporte UNE sensibilité, dans le sens ou un homme non socialisé obtiendrait sûrement une sensibilité propre de par son expérience de la vie, ce qui lui aurait apporté de la douleur physique définit alors comme « mauvais ». Une société semble  alors plus apporter une sensibilité par l’expérience de ces membres passés et par son influence sur ces membres présents que le bonheur en lui-même. UNE société définit Un bonheur en quelque sorte mais ne crée pas le bonheur, le concept en lui-même. C’est finalement plus l’expérience de la vie qui crée le concept, la relation avec la société n’est donc pas si éloignée et l’interrogation est donc légitime et affirmer que la société crée le bonheur n’est pas absolument faux, l’expérience de la vie individuelle n’étant pas permise par la difficulté pour l’homme à vivre en bête de proie et sa nécessité d’ériger des sociétés pour vivre.

La société ne crée donc pas à proprement parlé le bonheur mais en définissant le « bien » et le « mal » et créant un système de valeur elle cristallise Un bonheur qu’il est souhaitable d’atteindre dans une société donnée. De cette manière elle permet à ses membres d’identifier le bonheur et de le rendre accessible, visible. Elle offre donc un ensemble de valeurs et de normes qui intériorisées mènent au bonheur, de la même façon que la religion offre un système de valeurs à respecter. Mais dans un contexte de crise de valeurs, de rencontre des sociétés, comment intérioriser un système plutôt qu’un autre qui affirme que le mien est mauvais et vice-versa ? C’est alors qu’il faut faire preuve de réflexion pour se créer son propre système avec ses propres valeurs, mosaïque des cultures ou, quand on n’a pas les pièces suffisantes pour réellement créer quelque chose, bêtement, simplement intérioriser les valeurs de sa société mais c’est alors que la haine prendra forme, incapable de tolérer un système alternatif qui remet en cause notre chemin vers notre bonheur.

La société, qui se compose par nécessité humaine (Comme Nietzsche a pu l’expliquer dans « le gai savoir ») créer donc le bonheur par l’appréciation de la vie qu’elle donne à ses membres en apportant une sensibilité par sa définition du « bien et du mal ». Par la suite, c’est l’intériorisation, remise en cause par la pluralité des sociétés qui se rencontrent, de certaines valeurs qui permettent d’identifier son propre bonheur et de le rendre accessible.

Guillaume Deloison.

Le blog de mes réflexions philosophiques


Je me lance dans la rédaction de mes pensées

Je ne voulais pas écrire de la philosophie de bistrot alors je me suis longtemps censuré ne me sentant pas à la hauteur. Je m’essaye maintenant à cette exercice en espérant ne pas tomber dans des lieux communs et en espérant ne serait-ce que pour une personne, faire évoluer sa réflexion.

Merci et bonnes lectures

Guillaume Deloison.