PHILOSOPHER – VOLTAIRE


« L’esprit d’une nation réside toujours dans le petit nombre, qui fait travailler le grand, est nourri par lui, et le gouverne. Certainement cet esprit de la nation chinoise est le plus ancien monument de la raison qui soit sur la terre » – Voltaire. (1756). Essai sur les mœurs et l’esprit des nations

François-Marie Arouet, dit Voltaire, naît le 21 novembre 1694 à Paris. Il meurt dans la même ville le 30 mai 1778 à 83 ans. C’est un écrivain et philosophe français. Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, Voltaire est féru d’arts et de sciences. Il est en faveur d’une monarchie libérale, éclairée par les philosophes. Son œuvre littéraire est riche et variée. Par sa production théâtrale importante, ses longs poèmes épiques, telle La Henriade, et ses œuvres historiques, il est l’un des écrivains français les plus célèbres du 18e siècle (« Voltaire », 2019).

Voltaire n’est qu’une sale merde. C’est facile de jouer les rebelles quand on n’est qu’un bouffon de grande renommée. Je le hais car il fait de la liberté et de la raison des inepties mutilantes. Attaquons radicalement ses conceptions d’une rageante actualité. C’est l’autorité sous un masque hypocrite.

V O L T A I R E

Voltaire serait le philosophe de référence des lumières. Sa conception de la liberté et de la raison s’opposent à celles d’autres philosophes de son temps comme Rousseau ou les matérialistes Diderot et d’Holbach (« Voltaire », 2019). Il exprime l’effervescence du siècle. Ses multiples œuvres témoignent des changements de conceptions de ses contemporains.

Selon Voltaire, Il est impossible de nier l’existence de « Dieu ». De plus, il serait « impossible de le connaître ». L’existence d’un « éternel géomètre » serait une évidence rationnelle : « J’ai contemplé le divin ouvrage, et je n’ai point vu l’ouvrier ; j’ai interrogé la nature, elle est demeurée muette » – Voltaire. Dieu serait cause première. Cependant Voltaire rejette toute incarnation. « Tous ces prétendus fils de Dieu » seraient « des contes de sorciers ». Son déisme est dépouillé de nombreuses conceptions religieuses qu’il juge absurdes (« Voltaire », 2019).

Dans le finalisme des religions, le monde est dirigé vers une destinée finale. Sous la plume de Voltaire, cela devient un fatalisme. Dieu ne serait ni bon ni mauvais. Il serait tel qu’il est. Il serait naturel : « La terre est couverte de crimes (…) ; cela empêche-t-il qu’il y ait une cause universelle ? (…) Demander pourquoi il y a du mal sur terre, c’est demander pourquoi nous ne vivons pas autant que les chênes. » – Voltaire. (1769). Tout en Dieu, commentaire sur Malebranche.

Voltaire condamne les idéalismes dogmatiques qui dévalorisent l’existence, la vie, la nature, les relations sociales et familiales. Cela au profit d’une quelconque abstraction ou d’un « Dieu » illusoire (« Voltaire », 2019). Il préfère un « Dieu » naturel. Bien que rejetant le dualisme, sa conception de la nature est irréductiblement mystique, inconnaissable. C’est sur cette dernière que repose sa conception de la liberté.

Dans la philosophie empiriste de l’anglais John Locke, Voltaire trouve une doctrine libérale qui s’adapte parfaitement à son idéal utilitaire. Seule l’expérience nous instruirait et la raison définirait ce qui est utile ou non au bonheur de l’homme. Pour Voltaire, On ne peut pas connaître Dieu, mais on peut connaître l’expérience du bonheur. De façon rationnelle, la société devrait donc maximiser le bien, c’est à dire ce qui est utile, ce qui a de la valeur (« Voltaire », 2019).

Voltaire tire de cette doctrine la ligne directrice de sa morale. La tâche de l’homme serait de prendre en main sa destinée, d’améliorer sa condition, d’assurer et d’embellir sa vie par la science, l’industrie et les arts. Tout cela reposerait alors sur une bonne « police » des sociétés (« Voltaire », 2019). La liberté serait donc d’organiser sa vie et la société de façon utilitariste.

Selon Voltaire, les hommes, de différents bords culturels, pourraient s’allier en vue d’une société équilibrée et équitable. Ce n’est pas parce qu’ils formeraient un groupe homogène que les hommes s’allieraient mais parce qu’ils seraient liés entre eux par le civisme. Sa morale « civique » ou son éthique « citoyenne », « universelle » respecte ainsi sa conception utilitariste de la liberté (« Voltaire », 2019).

Voltaire n’utilise pas le mot « laïcité » en tant que tel. Son civisme ferait cohabiter toutes les attitudes religieuses et opinions métaphysiques, l’athéisme inclus. Ceci se joint à son combat pour la liberté d’expression (« Voltaire », 2019).

Pour voltaire, la croyance en un Dieu serait utile sur le plan moral et social. Sa philosophie déiste conçoit les société sur un modèle hiérarchique. Œuvrant pour une monarchie libérale, Voltaire écrit le célèbre alexandrin : Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer (Lange, 1877).

Résumons la pensée de Voltaire :

Le monde n’est qu’en partie connaissable. Les hommes, doivent viser l’utile par la raison. Une société d’hommes libre est une société hiérarchique.

S I T U A T I O N

Voltaire vécu en Angleterre de 1726 à 1728 et admirait cette « terre de philosophe » (« Voltaire », 2019). Au 18e siècle, celle-ci connaît de nouveau le phénomène de l’enclosure. De riches marchands investissent massivement dans les campagnes. Les terres sont alors clôturées. Auparavant, leur administration était commune : les champs de superficie importante n’avaient pas de limite physique. Cette administration se transforme donc en système de propriété privée : chaque champ est séparé du champ voisin par une barrière. L’étendue des terres confisquées par les plus riches aux plus pauvres est importante. Apparaît alors toute une classe d’individus sans terre à la recherche de travail. Ils deviennent ouvriers agricoles ou vagabonds. Depuis le 16e siècle, ces enclosures transforment ainsi une partie de la population rurale en une population urbaine (« Mouvement des enclosures », 2019).

Les philosophes et les écrivains des Lumières marqueront leur siècle. Les Lumières s’opposent à l’obscurantisme des institutions religieuses par la diffusion des connaissances. En luttant contre l’ignorance, grâce à l’éducation, les hommes accéderaient à la liberté et au bonheur. (« Siècle des lumières », 2019). En 1687, Newton décrit la loi universelle de la gravitation et pose les bases de la mécanique classique. Il a aussi effectué des recherches dans les domaines de la théologie et de l’alchimie (« Isaac Newton », 2019). En 1748, Leonhard Euler publie un livre traitant de l’étude générale des fonctions : exponentielles, logarithmiques, trigonométriques (Sagaut, 2008-2009). En 1775, Lavoisier découvre le rôle de l’oxygène dans la combustion, une révolution scientifique majeure qui marque la naissance de la chimie moderne (« Siècle des lumières », 2019).

Ce siècle est l’apogée du commerce triangulaire : les produits manufacturés viennent d’Europe, les esclaves d’Afrique et les produits agricoles d’Amérique. Six à sept millions d’esclaves noirs au minimum sont ainsi déportés par les Européens vers l’Amérique. On estime que pour un·e esclave qui arrive en Amérique, cinq autres ont été tué·es en Afrique au cours des razzias ou sont mort·es en mer. À cela, s’ajoute la traite en direction des pays musulmans de la Méditerranée et des pays d’Orient et d’Extrême-Orient. Les négriers achètent leurs esclaves à des chefs et souverains locaux. Ces derniers razzient les tribus voisines et échangent leurs prisonniers. De nombreuses tribus disparaissent alors. D’autres se regroupent et constituent des États qui deviennent à leurs tours marchands d’esclaves (« XVIIIe siècle », 2019).

De nombreux auteur·ices et notamment Voltaire, sont inspiré·es par l’empirisme de l’anglais John Locke (1632-1704). L’expérience serait à l’origine de la connaissance. Son empirisme sensualiste, privilégiant les sens, s’oppose au matérialisme de Hobbes. Il rejette aussi la notion d’idées innées soutenue par Descartes. Locke vit à une époque charnière : la fin des guerres de religion, les débuts du rationalisme et une époque de forte opposition à l’absolutisme en Angleterre. Pour lui, le politique s’occupe du monde présent et la religion du monde de l’au-delà. Les deux seraient séparés. Il participe aussi aux développements naissants des théories du contrat social, de la loi et du droit naturel, et de l’état de nature. Il s’intéresse aux prémices du libéralisme. De plus, Locke est un pilier du développement de la traite négrière. Il est un des principaux investisseurs de la Royal African Company (« John Locke », 2019).

C R I T I Q U E D E V O L T A I R E

Voltaire est l’un des plus illustres des Lumières. À tort. Il n’est illustre que parmi les hypocrites qui se sont réclamé·es et se réclament aujourd’hui de sa pensée. Les principes d’égalité, de raison et de liberté sont pour beaucoup des moyens de masquer les cadavres en insultant leur mémoire. Pour porter encore cet horizon des Lumières, critiquons-le radicalement. Éclatons l’hypocrisie de tous les autoritaires.

Voltaire est violemment homophobe (Borillo et Colas, 2005). Selon lui, on ne peut faire de l’homosexualité une loi naturelle car elle ne serait pas universellement partagée. De toute évidence, l‘hétérosexualité serait majoritaire et nécessaire au renouvellement de l’espèce. Dans la même logique sexiste, il assigne les femmes à la reproduction. Cette logique dépasse de loin l’esprit de son temps, elle a d’ailleurs toujours court. Voltaire légitime la hiérarchie sociale par la nature. C’est une supercherie. Sa conception n’a que peu à voir avec ce qu’on nomme nature.

Voltaire est végétarien mais ne s’attaque pas à la hiérarchie des espèces. Il s’oppose à Descartes et son concept « [d’] animal machine ». Les animaux auraient une « âme ». En cela, Voltaire s’inspire des ouvrages hindouistes traduit et étudiés à l’époque (« Voltaire », 2019). Pour les mêmes raisons, il méprise le médecin matérialiste La Méttrie avec son concept « [d’]homme machine » (« Julien Offray de La Mettrie », 2019).

Même si Voltaire réprouve, en principe, l’esclavage, il possède un « gros portefeuille » d’actions de la Compagnie des Indes, compagnie qui pratique la traite négrière. Ses conceptions autoritaires légitiment alors l’esclavage : « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. » (« Voltaire », 2019). Dieu ne définirait plus les dominant·es ou les dominé·es selon ses fins. La hiérarchie deviendrait normale et inévitable en soi. Ce registre fataliste légitime les conceptions racistes, sexistes, autoritaires, comme encore largement de nos jours. Mais ce qui est, ne légitime pas ce qui doit être. La hiérarchie existe, mais pourquoi devrait-elle continuer d’exister (Gallen & Monvoisin, 2018) ? Seule une pensée autoritaire y voit une évidence.

Voltaire est un pseudo-naturaliste. En effet, l’affirmation de son naturalisme n’a aucune conséquence sur sa philosophie. Il ne peut envisager que l’univers s’organise sans intentionnalité, qu’il s’auto-organise : « L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer, que cette horloge existe et n’ait point d’horloger. »Voltaire. Cette métaphore de la montre aux rouages si bien agencés, en appel à notre ignorance (Silberstein, 2013). L’univers serait déterminé, mais il ne serait qu’en partie connaissable. Il serait donc en bonne partie mystérieux. Certes sa conception du monde, son ontologie, est moniste le monde serait un ; mais sa conception du connaissable, son épistémologie, est dualiste. Le monde se diviserait ainsi entre connaissable et inconnaissable. La perfection du cristal peut bien émerger du hasard de l’interaction de ses molécules, mais l’humain ! Ce serait autre chose ! Dans Candide, Voltaire se moque de ceux qui pensent que « tout est au mieux », que les nez seraient faits pour porter des lunettes et les cailloux pour être taillés par l’homme. Néanmoins, lorsqu’il parle de hiérarchie, il raisonne lui-même à rebours : il justifie la situation, après coup, par un état de fait (Le CorteX, 2011). Quand par inadvertance on touche une cible, c’est fatalement qu’on l’aurait visé ! Il fallait que nous existions, ce ne serait pas un hasard ! La hiérarchie existerait parce qu’il fallait qu’elle existe ! Cette complaisance est répugnante. Il ne faudrait donc pas fatalement que le caillou soit taillé, en revanche il faudrait que la femme fasse des enfants et que l’esclave ait un maître ! Ce monde serait trop bien foutu pour que Dieu n’existe pas ! L’hypocrisie est mordante. La conception mystique de Voltaire légitime le statut-quo. Dans cette logique, Il est favorable au progrès technique mais pas aux progrès sociaux.

Il n’y a rien de naturel à définir des choses comme utiles en soi. Utiles pour qui ? Utiles pour quoi ? Voltaire soumet la diversité des activités et des comportements à sa conception utilitariste. Sa conception fataliste et mystifiée de la nature cache une injonction productiviste. Il ne s’agirait plus de se soumettre à une autorité divine, mais à celle de la production. Est-ce utile ou non ? Le travail et la hiérarchie serait alors éminemment utiles et donc rationnelle. D’autant plus pour ceux qui ont une moindre aversion pour l’atteinte à autrui, caractéristique des utilitaristes (Bandura, 1999). À l’inverse, dans cette perspective libérale, l’empathie, l’altruisme, tout comme l’aide désintéressée, ne serait pas très rationnelle. Pour voltaire, la liberté se conçoit ainsi depuis la perspective du maître (Lepage, 2017). L’économie devient la science de l’Utilité.

Pour beaucoup, par sa critique des religions, Voltaire serait un héros de la lutte contre l’obscurantisme. À vrai dire, en tant que déiste il est en accord avec l’essentiel des dogmes et se contente surtout de disserter sur ses préférences : judéophobe, voir antisémite, insultant le christianisme, attaquant l’islam même si il en fait parfois l’éloge (« Voltaire », 2019). Au delà de ses préférences, et contrairement à ce que certain prétendent, son civisme « laïque » n’est pas neutre. On n’est pas neutre quand on parle de « Dieu » (Mahner & Bunge, 1996). Ce n’est pas neutre d’accepter toutes les conceptions arbitraires. La neutralité n’est pas la moyenne des mensonges. Par ailleurs, défendre la « neutralité », impliquerait plutôt de ne présumer rien d’autre que la simple diversité matérielle (Mahner, 2013). Le civisme de Voltaire légitime l’État et sa hiérarchie, indépendamment des particularités religieuses. Mais il n’y a pas de neutralité dans un monde hiérarchique. Voltaire n’est pas le héros de tolérance que certains décrivent. Est-ce tolérant que daccepter la violence accablante de la hiérarchie ? Certainement pas. Sa philosophie accompagne donc surtout une sécularisation de l’autorité. L’autorité de l’église laisse place à celle de l’état moderne.

C O N C L U S I O N

La philosophie de Voltaire est incapable d’ouvrir un horizon égalitaire. Bien que ce dernier actualise des conceptions autoritaires, ma haine reste à tempérer. Il a répandu beaucoup de conneries, mais il en a aussi brisées quelques-unes (Saillot, 2018). Ma haine ne s’apaise qu’en pensant à pire que lui. Car il y a effectivement pire que son libéralisme. Certains réactionnaires ne s’embarrassent pas d’hypocrisie, et affirment, les mains pleines de sang, que l’autorité est l’essence de toute chose.

S’aménageant une ignorance confortable, un bonheur naïf, les libéraux entendent fixer des limites éternelles à notre raison. En cela, ils se soumettent à des conceptions autoritaires et mystiques du monde. Avec Bakounine, j’affirme que « Si dieu existait, il faudrait s’en débarrasser ». La hiérarchie abrutie. L’autorité rend stupide.

Notre monde est à l’agonie. La littérature scientifique déborde d’information pour illustrer ce désastre (« Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C », 2019). Mais les dominants ne pleurent que pour du mobilier. Ils se réfèrent à la science, à la raison, et à la nature, mais seulement quand ça les arrange. Ils ne pleurent que lorsque ça les touche personnellement. Chacun pour sa gueule ! Sans empathie leur raison défaille. Leur ignorance est meurtrière. Pour être égaux, libres et solidaires, brisons l’autorité et son monde du travail.

Guillaume Deloison – 2020

RÉFÉRENCES :

XVIIIe siècle. (2019, 8 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=XVIIIe_si%C3%A8cle&oldid=160731549

Bandura, A. (1999). Moral disengagement in the perpetration of inhumanities. Personality and Social Psychology Review. [Special Issue on Evil and Violence], 3, 193-209. https://www.uky.edu/~eushe2/Bandura/Bandura1999PSPR.pdf

Borrillo, B. & Colas, D. (2005). L’Homosexualité de Platon à Foucault.: Anthologie critique. PLON. Evelyne Pisier. 2-259-19765-5. hal-01225128 URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01225128/document

Gallen, G., Monvoisin, R. (2018, 13 Février) “Être ou devoir être, telle est la question” – La guillotine de Hume. Le CorteX. URL : https://cortecs.org/outillage/etre-ou-devoir-etre-telle-est-la-question-la-guillotine-de-hume/

Lange, F.A. (1877). Histoire du matérialisme, et critique de son importance à notre époque. tome I. partie 4. chap. 1. à partir de https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Histoire_du_mat%C3%A9rialisme/Tome_I/Partie_IV/Chapitre_1&oldid=7060547

Isaac Newton. (2019, 1 août). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Isaac_Newton&oldid=161466956

John Locke. (2019, 25 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=John_Locke&oldid=161289100

Julien Offray de La Mettrie. (2019, 4 mai). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Julien_Offray_de_La_Mettrie&oldid=159000437.

Le CorteX. (2011, 12 avril). Effet Pangloss, ou les dangers des raisonnements à rebours. URL : https://cortecs.org/materiel/effet-pangloss-ou-les-dangers-des-raisonnements-a-rebours/

Lepage, J. (2017) Rôle des mécanismes d’autorégulation dans la soumission à l’autorité. Université Grenoble Alpes. NT: 2017GREAH027. tel-01769505 URL : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01769505/document

Mahner, M. (2013). Le rôle du naturalisme métaphysique en science. Matériaux philosophiques et scientifiques pour un matérialisme contemporain. ed. Matériologiques, Chap. 1, p. 31-71 doi:10.3917/edmat.silber.2013.01.0029. https://www.cairn.info/materiaux-philosophiques-et-scientifiques-vol-1–9782919694518-page-29.htm

Mahner, M., & Bunge, M. (1996). Is religious education compatible with science education Science and Education https://www.academia.edu/3327171/Is_religious_education_compatible_with_science_education

Mouvement des enclosures. (2019, 15 mai). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mouvement_des_enclosures&oldid=159291434

Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C. (2019, 1 septembre). Wikisource. à partir de https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Rapport_du_GIEC_:_R%C3%A9chauffement_climatique_de_1,5%C2%B0C&oldid=9856398

Sagaut P. (2008-2009). Introduction à la pensée scientifique moderne. Université Pierre et Marie Curie – Paris 6. www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf

Saillot, I. (2018, octobre) Voltaire physicien. Un survol introductif. Dogma. URL : http://www.dogma.lu/pdf/IS-Voltaire.pdf

Siècle des Lumières. (2019, 23 juin). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res&oldid=160355575

Silberstein, M. (2013). Aléas et avatars du spiritualisme français au XIXesiècle. Permanence et désuétude de la détraction du matérialisme. Matériaux philosophiques et scientifiques pour un matérialisme contemporain. ed. Matériologiques, chap. 4, p. 113-151 doi:10.3917/edmat.silber.2013.01.0111. https://www.cairn.info/materiaux-philosophiques-et-scientifiques-vol-1–9782919694518-page-111.htm

Voltaire. (2019, 28 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Voltaire&oldid=161354536

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

PHILOSOPHER – DIDEROT


« À qui, barbares, ferez-vous croire qu’un homme peut être la propriété des souverains ; un fils, la propriété d’un père ; une femme, la propriété d’un mari ; un domestique, la propriété d’un maître ; un nègre, la propriété d’un colon ? » – Diderot. (1770). L’histoire des Deux Indes

Denis Diderot, naît le 5 octobre 1713 à Langres et meurt le 31 juillet 1784 à Paris. C’est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières. Il est romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d’art, critique littéraire et traducteur. Il pose les bases du drame bourgeois au théâtre, révolutionne le roman avec Jacques le fataliste et participe au développement de la critique dans ses Salons. De plus, il supervise la rédaction d’un des ouvrages les plus marquants de son siècle : la célèbre Encyclopédie. Il vit sous la menace de la répression. En 1749, Il fit 3 mois de prison au château de Vincennes. Diderot préfère alors fonder ses espoirs dans la publication posthume de certains de ses textes. Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle que son travail accède effectivement à la postérité. (« Denis Diderot », 2019).

J’ai beaucoup de tendresse pour Diderot. Il démontre une force et une détermination sublime. Face à son œuvre, je me sens son ami. Je partage ses douleurs ; celles qu’impliquent la lutte pour la liberté. J’écris ces lignes en son honneur. Étudions la fécondité de sa philosophie sans l’idéaliser. Cela lui aurait plu.

D I D E R O T

Diderot fut longtemps considéré comme un simple causeur éblouissant, un touche-à-tout généreux. Il aurait bien écrit quelques ouvrages philosophiques, quelques contes. Il serait surtout l’infatigable animateur de l’Encyclopédie. Mais pour cela, il s’est intéressé à l’anatomie, à la physiologie, à tout le savoir de son époque (Pépin & Lecointre, 2017). Il a mené à bien cette Encyclopédie en 20 ans d’efforts et de ténacité, malgré la censure et les trahisons (Baldran, n. d.). Sa vie et ses œuvres diverses démontrent sa force philosophique. Il affirme deux grandes choses : l’univers n’a pas été créé selon un plan divin, et la vie est née de la matière (Stenger, 2006).

Diderot écrit sa philosophie au moyen de fictions littéraires. Cela lui permet d’embrasser la complexité du réel. Ces procédés poétiques sont complémentaires aux ressources de l’argumentation (Stenger, 2006). L’émotion soutiendrait la raison. Dans Jacques le Fataliste, le personnage pense que le monde est régi par le fatalisme. Diderot, lui, ne le pensait pas. Il s’en amuse (Wolfe, 2014a ; Stenger 2006). Avec cette œuvre, il critique cette vision du monde immuable et fixe, fatal. À la place, son déterminisme fait la part belle au mouvement et à l’action (Stenger, 2006).

Diderot affirme la matérialité du monde. Le cerveau présenterait évidemment un défi complexe qu’un atome ou un arbre ne présentent pas. Avec sa métaphore du livre qui s’écrit, et se lit, lui-même, il met alors l’accent sur la plasticité du cerveau. On pourrait même réduire les processus mentaux aux processus cérébraux (Wolfe, 2014b). L’esprit serait le cerveau. L’univers serait pleinement de la matière en mouvement.

Prôner l’autonomie de l’individu ne signifierait pas réintroduire la liberté métaphysique. La machine humaine serait plus « libre » qu’un arbre ou un volcan. Pour être libre, un individu doit d’abord être doté d’un cerveau très complexe. Il doit pouvoir se représenter des situations, envisager des scénarios d’action, élaborer une stratégie jouant avec les aléas et les déterminismes du monde (Stenger, 2006) : « Les scientifiques […] opèrent sur la matière, sans se préoccuper de cette res cogitans qui n’est qu’une invention de métaphysicien » – Diderot (cité par Mandosio, 2013, p.44)

On devrait définir le matérialisme exactement comme on définit un carré. Cette définition devrait « servir de principe général d’explication, d’une façon plus pertinente et plus efficace que les modèles concurrents ». Diderot évite soigneusement de transformer le matérialisme en nouvelle métaphysique inopérante (Stenger, 2006). Le véritable esprit philosophique consisterait donc dans le bon usage de la raison comme faculté pratique.

Dans sa Lettre sur les Aveugles, Diderot présente la formation des notions géométriques. Elles s’apprendraient à partir des sens. Il reprend notamment le problème de Molyneux : un aveugle voyant soudain, distinguerait-il le cube de la sphère ? L’élaboration de nos définitions serait déterminé par nos sens, notamment la vue ou bien le toucher (Genel, 2013). La science serait une pratique d’investigation raisonnée. Elle serait progressive.

À l’époque, le savoir était plutôt réservé aux seuls savants. Il était principalement diffusé au travers de traités spécialisés difficile d’accès. Avec l’Encyclopédie, pour la première fois, un ouvrage réunit par ordre alphabétique l’ensemble des savoirs existants. Pour ce dictionnaire, Diderot et d’Alembert, le célèbre géomètre, ont fait appel aux savants contemporains. Diderot était parmi les premiers hommes de lettres à considérer dignes d’intérêt le travail humain, les gestes et le langage des métiers. Il se soucie fortement de la diffusion du savoir au plus grand nombre. Ceci illustre l’un des aspects politiques de sa philosophie.

Sa philosophie matérialiste a politiquement des accents libertaires : « Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. » Diderot. (1751). L’Encyclopédie. Diderot critique l’autorité et la société dans laquelle il vit : « Il n’y a plus de patrie. Je ne vois d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves. » Diderot. (1762-1773). Le Neveu de Rameau. Son matérialisme marque de sa radicalité l’idéal de liberté des Lumières (Chartier, 2015).

Résumons la pensée de Diderot :

Notre univers déterminé évolue : Matière unique, phénomènes divers. La connaissance de ce déterminisme permet de s’opposer à toute autorité finaliste ou fataliste

S I T U A T I O N

Au 18e siècle, apparaissent de nouvelles catégories sociales dans les villes et les gros bourgs. On voit d’une part une bourgeoisie marchande ou financière, des laboureurs et des paysans riches qui peuvent offrir une éducation à leurs enfants. Et d’autre part on voit une bourgeoisie de fonctionnaires et d’hommes de loi qui aspirent à jouer un rôle politique. Cependant, face à ces catégories sociales fortunées et instruites, la noblesse réaffirme la supériorité de la naissance. Par ailleurs, les seigneurs remettent en vigueur certains privilèges. L’exploitation exclusive des terres communales leurs permet d’optimiser leur revenus. Les paysans s’appauvrissent et beaucoup sont privés de terres. Pendant tout le 18e siècle on compte pas moins de 8 500 révoltes de communautés paysannes (« Révolution française », 2019). Les conditions climatiques éprouvantes attisent l’agitation populaire (« XVIIIe siècle », 2019). De plus, la France participe à la guerre d’indépendance des États-Unis. Cela provoque une crise financière. L’État envisage alors une nouvelle levée d’impôt. Pour ce faire, il convoque les états généraux. Dans ce contexte de tensions, ce sera l’évènement déclencheur de la Révolution française (« Révolution française », 2019).

La formule « siècle des Lumières » est consacrée par les représentants des Lumières, puis par les révolutionnaires. Les philosophes et les intellectuels de ce siècle promeuvent la science par l’échange intellectuel. Ils s’opposent à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Églises et des États (« Siècle des lumières », 2019). Ils luttent contre l’ignorance grâce à l’éducation et à la diffusion du savoir. Selon eux, les hommes accéderont à la liberté et au bonheur de cette manière. Par ailleurs, des preuves sont enfin apportées à la conception héliocentrique de Copernic (la terre tourne autour du soleil et non l’inverse)(« XVIIIe siècle », 2019). En 1775, Lavoisier découvre le rôle de l’oxygène dans la combustion. C’est une révolution scientifique majeure qui marque la naissance de la chimie moderne (« Siècle des lumières », 2019). Et 13 ans après la mort de Diderot, le mathématicien français Louis Lagrange crée la théorie des fonctions analytiques sur laquelle se fonde l’analyse mathématique moderne. (Sagaut, 2008-2009)

À travers l’Europe, les pensées des Lumières se diffusent dans de nouveaux lieux : cénacles des grandes villes thermales, cours des capitales européennes, chambres de lectures, théâtres, opéras, cabinets de curiosités, salons littéraires, artistiques, salons de physique, Académies, loges maçonniques et cafés mondains ou encore clubs politiques à l’anglaise. Dans ces cadres nouveaux ou renouvelés, les gens de lettres prennent le pouvoir de la critique à travers débats esthétiques, querelles littéraires et réflexions politiques. On y croise les anciennes et les nouvelles élites, les artistes sans fortune et leurs mécènes, les agents de l’État et les aventuriers. Ces lieux sont le creuset d’une communauté cosmopolite, faite d’entre soi et d’exclusion. Ils participent au développement d’une « sphère publique bourgeoise » (« Siècle des lumières », 2019).

Le matérialisme de l’allemand D’Holbach inspire de nombreux auteurs et notamment, Diderot avec qui il collabore (Lange 1877). Il affirme que « L’univers […] ne nous offre partout que de la matière et du mouvement ». On peut considérer ce matérialisme comme ancien (l’atomisme) et par ailleurs renouvelé avec l’essor de la physique (Wolfe, 2014a).

C R I T I Q U E D E D I D E R O T

Les plus grandes œuvres de Diderot ont été publiées après sa mort. Il connaissait la portée subversive de ses écrits et plaçait en partie ses espoirs dans la postérité. Pendant longtemps il n’a pas été considéré comme un philosophe (Bourdin, 2008). Il formule pourtant l’horizon des Lumières sous un angle des plus radical. Ses conceptions d’une grande pertinence restent néanmoins à critiquer, à actualiser.

Selon Diderot « la femme » est l’alter ego de l’homme. Cela sans qu’il y ait de hiérarchie — du moins physiologique — entre les deux sexes. Cette égalité physiologique intègre la notion de différence. Hommes et femmes seraient à la fois semblables et opposés : organiquement, symboliquement, et au regard de leurs facultés respectives. Il explique les comportements en dérivant le psychologique du physiologique (Masseran, 1998). Cette conception encore fixe du sexe et des comportements genrés reste limitée. Mais celle-ci peut ouvrir sur un égalitarisme puissant. Les différences sont nombreuses dans la société, et alors ? Pourquoi une différence définirait une catégorie sociale plus qu’une autre caractéristique ou détermination (Reviron, 2011 ; TC, 2010). Il n’y a là, aucune évidence. Une différence ne légitime pas une inégalité. Nombre de discours différentialistes tendent à expliquer la hiérarchie par des différences. Mais celle-ci ne peut s’expliquer que par la violence et son institution. Seul une approche autoritaire peut fonder la hiérarchie sur de simples différences.

Diderot s’oppose radicalement à l’esclavage (Thomson, 2003). Mais des articles de l’encyclopédie comporte des horreurs. « [L’] Humain » par exemple, décrit des peuples en des termes fort négatifs et méprisants. Ses images d’une science inspirée du « féminin » (Masseran, 1998) ou encore celle des « sauvages », dans le voyage de Bougainville, rappellent un certain romantisme. Celui-ci reste néanmoins plus modéré que chez Rousseau. La nature serait bonne. Toute chose y aurait une place fixe qu’il ne faudrait pas déranger (Gouyon, 2001). Notre culture serait « mauvaise ». Elle aurait perdu le « contact avec la nature » qui ferait « l’authenticité » des cultures primitives. Cette idéalisation des catégories sociales entretient des conceptions accentuant la hiérarchie (Sidanius & Pratto, 1999 ; Glick & Fiske, 1996 ; Reviron, 2011 ; Alain C, 2004).

Pour contraindre et tordre le raisonnement, l’appel à la nature invoque une nature essentiellement bonne. Mais il peut aussi en invoquer une essentiellement mauvaise. Diderot utilise cet appel tout en restant critique : « En vérité je crois que la nature ne se soucie ni du bien ni du mal. Elle est toute à deux fins : la conservation de l’individu, la propagation de l’espèce » – Diderot (Gourbin 2014). Les termes laissent à désirer, mais dans sa vision la nature n’est pas fixe. C’est une nature en évolution. Ainsi, elle n’est pas un concept obscur légitimant la hiérarchie. Diderot recherche les déterminations du monde. Sa conception du déterminisme est expérimentale. Elle prime sur un déterminisme de loi découlant de l’observation (Pépin, 2012). Sa démarche s’oppose au finalisme ou au fatalisme de tout statu quo. Le futur n’est pas fatal, — il est contingent. Notre connaissance nous permet d’agir dessus. Cela ouvre à une conception matérialiste de la liberté (Ibrahim, 2010).

Diderot réfute le caractère inné de la connaissance pour mettre en évidence l’importance de la sensation. Cependant, il refuse de remplacer l’innéisme par un empirisme absolu, par un sensualisme. Selon lui, la sensation seule ne suffit pas à connaître : « On ne voit rien la première fois qu’on se sert de ses yeux ; qu’on n’est affecté dans les premiers instants de la vision, que d’une multitude de sensations confuses qui ne se débrouillent qu’avec le temps, et par la réflexion habituelle sur ce qui se passe en nous » – Diderot. (1749). Lettre sur les aveugles. Ainsi, il n’oppose pas sensation et raison. Et effectivement, nos sensations sont tout à fait rationnelles. Au cours de l’évolution, homo-sapiens a acquis la capacité de percevoir les couleur en distinguant les surfaces selon leurs réflexions de la lumière. Ainsi, le « spectre des couleurs » est obtenu en divisant la continuité des longueurs d’onde (« Vision humaine », 2019).

Diderot n’oppose pas non plus nature et société, il réfute plutôt leurs conceptions autoritaires. Le vivant émergerait de la matière, sans rupture dans la causalité du monde. La société serait naturelle. Et les sensations sous-tendraient la raison comme le montrent ses formes poétiques d’argumentation. En somme, ce monde évoluerait et il serait pleinement connaissable. La liberté s’acquerrait alors par l’usage de la raison. Elle s’acquerrait par une recherche collective des diverses déterminations. Cette conception à laquelle j’adhère, s’oppose à toute autorité, mystérieuse ou obscure.

C O N C L U S I O N

Diderot est sûrement l’un des plus radicaux des Lumières. Aujourd’hui encore, ses conceptions sont inspirantes dans une perspective émancipatrice. Sa philosophie matérialiste nous ouvre l’horizon d’un monde d’égalité, de raison et de liberté. Mais n’idéalisons rien. S’attaquer à l’ignorance en éclairant ses désastres n’est pas suffisant. L’autorité ne tient pas seulement sur l’ignorance. C’est tout un rapport social. Connaître son ennemi est nécessaire, mais ce n’est malheureusement pas suffisant.

Nombre de dominants prétendent se fonder sur la raison. Éclatons leur hypocrisie. Ils nous répètent des bouffonneries sur des temps idéalisés : des passés glorieux, un présent heureux ou encore un futur durable. Car à vrai dire, ils s’en foutent d’avoir raison. Ils nous crèveront tant qu’ils le peuvent. La police assassine, la justice acquitte.

Nous sommes face à une destruction écologique (« Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C », 2019). Nous le savons et cela ne les arrêtera pas. On ne peut se contenter d’un constat. Quel humain peut rester apathique face à une telle abomination ? S’attaquer à cette hiérarchie est déterminant. Parce que l’autorité tourmente, nous l’attaquons.

Guillaume Deloison – 2020

RÉFÉRENCES :

XVIIIe siècle. (2019, 8 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=XVIIIe_si%C3%A8cle&oldid=160731549

Alain C. (2004). John Zerzan et la confusion primitive, Disponible à : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=94

Baldran, J. M. (n.d.). Rousseau/Diderot – Les frères ennemis. Page consulté le 6 août1 2019 à partir de :https://www.lesconferencesdemathilde.com/index.php/siecle-des-lumieres/rousseau-diderot-les-freres-ennemis

Bourdin, J. et Duflo, C. (2008). Diderot philosophe: Introduction. Archives de Philosophie, tome 71(1), 5-11. doi:10.3917/aphi.711.0005. https://www.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-2008-1-page-5.htm

Chartier, P. (2015). Colas Duflo, Diderot. Du matérialisme à la politique. Paris, CNRS Éditions, 2013, 232 p. isbn 978-2-271-07658-8. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, 50(1), 385-390. https://www.cairn.info/revue-recherches-sur-diderot-et-sur-l-encyclopedie-2015-1-page-385.htm

Denis Diderot. (2019, 15 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Denis_Diderot&oldid=160917953

Genel, K. (2003). La Lettre sur les aveugles de Diderot : l’expérience esthétique comme expérience critique. Le Philosophoire, 21(3), 87-112. doi:10.3917/phoir.021.0087. https://www.cairn.info/revue-le-philosophoire-2003-3-page-87.htm

Glick, P. & Fiske, S. (1996). The Ambivalent Sexism Inventory : Differentiating hostile and benevolent sexism. Journal of Personality and Social Psychology.70. 491–512. à partir de https://www.researchgate.net/publication/232548173_The_Ambivalent_Sexism_Inventory_Differentiating_Hostile_and_Benevolent_Sexism

Gourbin, G. (2014). Diderot aurait-il étouffé Sade ?. Le Portique. document 4, mis en ligne le 05 février 2016, consulté le 31 juillet 2019. URL : http://journals.openedition.org/leportique/2803

Gouyon, P. (2001). Les harmonies de la nature à l’épreuve de la biologie: Évolution et biodiversité. Versailles, France: Editions Quæ. doi:10.3917/quae.gouyo.2001.01. https://www.cairn.info/les-harmonies-de-la-nature-a-l-epreuve-de-la-biolo–9782738009944.htm

Ibrahim, A. (2010). Diderot et les métaphores de l’animal : pour un antispécisme ?. Dix-huitième siècle, 42(1), 83-98. doi:10.3917/dhs.042.0083. https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2010-1-page-83.htm

Lange, F.A. (1877). Histoire du matérialisme, et critique de son importance à notre époque. Tome 1. chap. 4. disponible à l’adresse https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_du_mat%C3%A9rialisme

Mandosio, J. M. (2013) Le discours de la méthode de Denis Diderot. ed. de l’éclat. URL : www.lyber-eclat.net/livres/le-discours-de-la-methode-de-denis-diderot/

Masseran, A. (1998). Les images de la science dans les œuvres de Diderot. Alliage. Numéro 37-38. URL : http://www.tribunes.com/tribune/alliage/37-38/masseran.htm

Pépin, F. (2012). Claude Bernard et Laplace : d’un déterminisme physique vers un déterminisme proprement biologique ?. Dans : Pascal Charbonnat éd., Le déterminisme entre sciences et philosophie (pp. 38-79). Paris: Editions Matériologiques. doi:10.3917/edmat.pepin.2012.02.0038. https://www.cairn.info/le-determinisme-entre-sciences-et-philosophie–9782919694273-page-38.htm

Pépin, F. & Lecointre, G. (2017). Diderot, l’humain et la science. Éd. Matériologiques. https://materiologiques.com/histoire-du-materialisme/239-diderot-l-homme-et-la-science-9782373611137.html

Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C. (2019, 1 septembre). Wikisource. à partir de https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Rapport_du_GIEC_:_R%C3%A9chauffement_climatique_de_1,5%C2%B0C&oldid=9856398

Révolution française. (2019, 28 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&oldid=161351284

Reviron, G. (2011, 16 aout). Biologie, essentialisme – Nature, écologisme, sexisme, racisme, spécisme. Le CorteX. consulté le 00:27, 8 aout, 2019 à partir de : https://cortecs.org/cours/biologie-essentialisme-nature-ecologisme-sexisme-racisme-specisme/#Sens_commun_n

Sagaut P. (2008-2009). Introduction à la pensée scientifique moderne. Université Pierre et Marie Curie – Paris 6. www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf

Sidanius, J., & Pratto, F. (1999). Social Dominance: An Intergroup Theory of Social Hierarchy and Oppression. Cambridge: Cambridge University Press. doi:10.1017/CBO9781139175043

Siècle des Lumières. (2019, 23 juin). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res&oldid=160355575

Stenger, G. (2006). Comptes rendus et notes de lecture. Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 106(4), 959-1017. doi:10.3917/rhlf.064.0959. https://www.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2006-4-page-959.htm

TC. (2010). Distinction de genres, programmatisme et communisation. Théorie Communiste. 23. https://sites.google.com/site/theoriecommuniste/la-revue/tc-23

Thomson, A. (2003). Diderot, Roubaud et l’esclavage. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. document 5, mis en ligne le 16 février 2011, consulté le 19 avril 2019. URL : http://journals.openedition.org/rde/179

Wolfe, C. (2014a). Diderot et l’approche déterministe de l’esprit : un autre déterminisme ?. Dix-huitième siècle, 46(1), 501-516. doi:10.3917/dhs.046.0501. https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2014-1-page-501.htm

Wolfe, C. (2014b). Le cerveau est un « livre qui se lit lui-même ». Diderot, la plasticité et le matérialisme. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. document 10. mis en ligne le 10 novembre 2016. consulté le 06 août 2019. http://journals.openedition.org/rde/5163 ; DOI : 10.4000/rde.5163

Vision humaine. (2019, 1 novembre). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Vision_humaine&oldid=164075867.

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

Révolutions, contre-révolutions et guerres de l’Algérie à l’Iran et de Syrie au Yémen (2011-2019)


Une discussion de Guillaume Deloison et d’Armand Paris de Sortir du capitalisme autour des révolutions, des contre-révolutions et des guerres de l’Algérie à l’Iran et de Syrie au Yémen des premiers « Printemps arabes » à nos jours.

L’émission comporte :

Une définition des caractéristiques communes de l’espace allant de l’Algérie à l’Iran et de la Syrie au Yémen, aux racines des soulèvements de cette région : héritage colonial ou semi-colonial, sous-industrialisation, prédominance du capitalisme d’Etat et rentier (hydrocarbures, construction, tourisme), dépendance aux importations, à l’envoi d’argent des diasporas et aux institutions internationales (FMI), chômage et travail informel massifs, fortes inégalités ;

Une description du cycle révolutionnaire et contre-révolutionnaire en Egypte (2011-2013) et de ses composantes : prolétariat urbain, prolétariat industriel, classes moyennes, commandement militaire, président et ses proches, classe politique, capitalistes de connivence, capitalistes indépendants ;

Une analyse du rôle contre-révolutionnaire des impérialismes régionaux et internationaux depuis 2011 ;

Une critique du conspirationnisme d’Etat et de gauche « anti-impérialiste » et des lectures orientalistes des soulèvements et des conflits, vus sous un prisme confessionnaliste, ethniciste, romantique révolutionnaire, sécuritaire ou encore islamophobes ;

Une analyse des positions de l’extrême-droite soralienne et des rouges-bruns vis-à-vis des soulèvements ;

Une évaluation critique des réalisations du PYD au Rojava ;

Une discussion des luttes et des problèmes écologiques (correctif à ce sujet), des gauches et des perspectives politiques dans cette région du monde ;

Une analyse des causes de l’échec des modernisations de rattrapage « socialistes » des années 1960-1970 en Égypte, en Syrie, en Irak et en Algérie ;

Une description des modalités d’intégration au capitalisme mondial des pays de cette région du monde ;

Une analyse de Daech comme un État de milices rebelles islamistes armées plutôt que comme fasciste, et de l’islamisme comme mouvement d’opposition néo-conservateur, interclassiste, hégémonique face à un nationalisme arabe en crise de légitimité, et promoteur d’un dépassement illusoire des difficultés socio-économiques au travers d’un capitalisme pieux, donc « vertueux », « moral » et charitable ;

Une conclusion sous forme d’un bilan des révolutions et des contre-révolutions, avec des perspectives au sujet de l’évolution politique future de cette région.

Émission sur le site Sortir du capitalisme avec ses sources :
http://sortirducapitalisme.fr/emissions/304-revolutions-contre-revolutions-et-guerres-de-l-algerie-a-l-iran-et-de-syrie-au-yemen-2011-2019

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

PHILOSOPHER – FOUCAULT


 

« Je ne peux m’empêcher de penser à une critique qui ne chercherait pas à juger, mais à faire exister une œuvre, un livre, une phrase, une idée ; elle allumerait des feux, regarderait l’herbe pousser, écouterait le vent et saisirait l’écume au vol pour l’éparpiller. Elle multiplierait non les jugements, mais les signes d’existence ; elle les appellerait, les tirerait de leur sommeil. Elle les inventerait parfois ? Tant mieux, tant mieux. La critique par sentence m’endort ; j’aimerais une critique par scintillements imaginatifs. Elle ne serait pas souveraine ni vêtue de rouge. Elle porterait l’éclair des orages possibles. » – Michel Foucault

Paul-Michel (dit Michel) Foucault est un philosophe français né le 15 octobre 1926 à Poitiers et mort le 25 juin 1984 à Paris. Il est généralement connu pour ses critiques des institutions sociales, principalement celles de la psychiatrie, de la médecine et du système carcéral. Mais aussi pour ses développements sur l’histoire de la sexualité, et ses théories concernant le pouvoir et les relations complexes entre pouvoir et connaissance. Associé aux débuts du Centre universitaire expérimental de Vincennes, il est ensuite, de 1970 à 1984, titulaire d’une chaire au Collège de France qu’il intitule « Histoire des systèmes de pensée ». Militant politique dans les années 1970, il participe aux premiers mouvements de soutien aux travailleurs immigrés et fonde le Groupe d’information sur les prisons pour donner la parole aux prisonniers sur leurs conditions de vie. D’abord associé au structuralisme, Foucault est aujourd’hui rattachée au post-structuralisme et à la philosophie postmoderne. Figure phare de la French theory, son travail reste relativement fécond dans le monde académique notamment anglo-saxon, par-delà les spécialisations disciplinaires. The Times Higher Education Guide le décrit en 2009 comme l’auteur en sciences humaines le plus cité au monde.

Ses développements théoriques m’ont souvent laissé de marbre. Mais certains éléments factuels, et certain thèmes ont retenu mon attention. Ils ont nourri ma réflexion comme ils ont nourri de nombreux mouvements de lutte. Mais ces conceptions ne me suffisent pas, sa critique du pouvoir n’en a que la posture. Elle peut nous plonger dans un marasme autoritaire dont il serait impossible de sortir. Aiguisons notre regard dans ce brouillard. Lire la suite

PHILOSOPHER – MARX


 

 

« Pour nous, le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. » Karl Marx.

Karl Marx, naît le 5 mai 1818 à Trêves en Rhénanie et meurt le 14 mars 1883 à Londres. Il est historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste. Connu pour sa conception matérialiste de l’histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier, il a notamment participé à l’Association internationale des travailleurs. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée.

Marx a été déterminant dans l’évolution de ma pensée. Ces réflexions critiques hantent nombre de mes écrits. Mais la plupart des Marxistes m’agacent. J’ai sûrement plus lu de commentaires de ces textes que sa propre prose. Ses édifices théoriques sont bien souvent tenus plus par son nom que par les faits. Marx répugnerait le marxisme, c’est certain. Il faut le critiquer, il faut le dépasser et faire de son matérialisme, plus qu’une posture. Vivifions sa pensée.

Lire la suite

GUILLEMET N°1


 

Nouveau format assez simple. Je vous partage mes lecture du moments:
Mona Chollet – Sorcières
Noam Chomsky – Raison et liberté
Guide du jardinage biologique
Marx Cilberstein – Matériaux philosophique et scientifique pour un matérialisme contemporain

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

LIVE SUR LE NEW AGE


Live avec Jessy sur le thème du new age et ses rapports avec la politique. On aborde les traces de cette idéologie dans différents courants politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par la gauche et la droite. Pseudo-science, développement personnel, pratique sectaire, on aborde ici quelque éléments pour une critique radicale.

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

LIVE 16/02/19 Projet, Anti-autoritaire, Psychologie et dominance sociale


 

Salut, je sais plus à combien de live je suis mais bref ici je parle de mes futurs projets, notamment des causeries, des formes de live collectif qui pourront voir le jour quand j’aurais changé d’ordinateur (surement avant l’été, j’espère), la réduction de nombre de vidéo plus formel comme à mon habitudes pour des raisons d’autres projet perso et de découverte théorique qui me prennent du temps, et aussi par envie de beaucoup plus travailler mes vidéos à l’avenir. Découverte théorique dont je vous partage quelques lignes pendant la suite du live notamment en abordant les recherches en psychologie sociales de Sherif et sa théorie du conflit réaliste, Tajfel et turner et la théorie de l’identifié sociale que l’on retrouve dans la théorie de la dominance sociales de Sidanius et pratto

Source:
Manifeste des chômeurs heureux:
https://inventin.lautre.net/livres/Le-manifeste-des-chomeurs-heureux.pdf
https://agitationautonome.com
http://sortirducapitalisme.fr/
Théorie de la dominance sociale:
http://www.prejuges-stereotypes.net/espaceDocumentaire/dambrunTDS.pdf
+Cadeau:
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01769505/document

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

Live 27/11 Confusion et Révolution


Live 27/11 Confusion et Révolution

 

Ce soir on parle gilet jaune, confusionnisme et et révolution entendu comme abolition de toute hiérarchie et du travail

Dans la premiére demi heure je donne des élèments d’analyse des gilets jaunes pour ensuite analyser une vidéo « confusioniste » et la critiquer point par point en contraste avec une critique radical du travail et des hiérarchies

Lire la suite

PHILOSOPHER 15# | Le temps des machines – Bergson et Heidegger


 

Dans cette épisode on aborde le temps et les machines à travers 2 auteurs apriori semblable mais franchement opposés: Bergson et Heidegger. Qu’est ce que « la durée pure », une « temporalité authentique »? Quel lien entre les machines et notre rapport au temps? Qu’est ce que l’homme dans le temps? Plein de questions qui opposeront une pensée potentiellement émancipatrice, et une pensée réactionnaire qui sera aux racines philosophiques d’un capitalisme autoritaire et nationaliste: le nazisme.

Lire la suite

CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE


CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE

On bétonne, la planète surchauffe, les écosystème sont exterminés. Nos conditions de vies sont de plus en plus fragiles, et tout espoir d’amélioration a disparu.On ne revendique plus le maintien de l’emploi mais des indemnités, on ne revendique rien mais on se révolte contre tout ce qui fait nos conditions d’existence. Quel sens peut avoir une grève corporatiste quand on sait que l’on aura 36 taffs différents dans une vie ? Alors comment construire la société de demain ?

Dans cet effondrement, ce documentaire critique présente les moyens théoriques et pratique de construire une société égalitaire et libertaire, de conquérir notre autonomie. Différentes pensées critique sont abordées pour construire une stratégie efficace, pour que le vivant se déploie face au système marchand dans sa totalité. Il nous faut maintenant réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrances.

Lire la suite

PHILOSOPHER 14# | L’idéalisme allemand – Kant et Hegel


PHILOSOPHER 14# | L’idéalisme allemand – Kant et Hegel

 

Dans cette épisode on aborde l’idéalisme allemand à travers 2 grands auteurs: Kant et Hegel. Qu’est ce que « l’entendement », qu’est-ce que la raison, qu’est-ce que la science, la dialectique ou encore quel importance peut avoir l’histoire dans notre compréhension du monde et de l’Esprit comme réactualisation du concept de Dieu. Plein de questions qui détermine de grands axes de pensée contemporain ou la liberté est abstraite et la raison est oppressive.

Lire la suite

LE TEMPS


LE TEMPS

LE TEMPS-01

 

« Le temps » prend toujours un S car toujours il est divers. Pluie, vent, soleil, joie, ennui, le temps n’est jamais le même, il est toujours pluriel. Un jour, peut être, il perdra son S, lorsque ce temp abstrait, ce temp des horloges, toujours identique à lui même, linéaire, monotone, dominera tout. Il n’y aura plus qu’un temp, celui de l’usine.

Guillaume Deloison

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

PHILOSOPHER 13# | La modernité – Science et humanisme


PHILOSOPHER 13# | La modernité – Science et humanisme

Dans cette épisode on aborde la philosophie moderne à travers 2 grands auteurs: Descartes et Spinoza. Qu’est ce que l' »individu », qu’est-ce que la raison, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté, la pensée de l’homme. Plein de questions qui détermine de grands axes de pensée contemporain

Lire la suite

PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état


PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état

Dans cette épisode on aborde la philosophie médiéval à travers 2 grands auteurs: Saint Augustin et Thomas d’Aquin. Qu’est-ce que dieu, qu’est-ce que l’âme, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté de dieu. Plein de questions qui traversent cette période de 1000 ans

Lire la suite

COMMENT DÉTRUIRE LE GAME POLITIQUE | 7# Philo et Politique


La politique se résume aujourd’hui à un jeu médiatique. Les mythes sont le corps de leurs discours, analysons donc le mythe du progrès et le mythe de la liberté. Entre une gestion omnisciente et un chantage systémique, le peuple subit alors l’oppression sous le masque d’un double mythe. Détruisons donc ce game politique par un argumentaire révolutionnaire puissant.

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipeee

1ére réflexions sur les « Nuit Debout » Democratie, Bourse du travail et international


1ére réflexions sur les « Nuit Debout » Democratie, Bourse du travail et international

Depuis le 31 Mars, suite aux premières manifestations contre la loi travail « El Khomri », la place de la république à paris et d’autres places en France sont remplies. Ce sont les « Nuit Debout », sous le thème de la convergence des luttes. Aujourd’hui le 37 mars, elle s’étende à Bruxelles et Valence. Présent le 31, 35 et 36 je vous partage mes premières réflexions.

nuit-debout-place-de-la-republique-paris-5575027

Lire la suite

L’élitisme, fléau français


l'élitisme-01

Ce qu’il y a d’ironique dans l’élitisme, c’est qu’à vouloir mettre la culture, le savoir et les capacités en avant, pour justement développer au mieux ses aspects de l’activité humaine, l’élitisme crée justement tout le contraire.

La création de disparités aussi violentes, cette culture élitiste, presque royaliste, héritée de notre histoire, nous pousse à penser que la façon la plus naturelle d’apprendre est de répéter ce que d’autres nous enseignent de manière strictement identique, et ce tout au long de notre scolarité. Nous somme évalués sur notre capacité à reproduire le même travail que ce qu’il nous a été demandé. La créativité, ou la personnalité n’a pas sa place dans l’élitisme, il y a la bonne façon de faire les choses et pas d’autres. C’est d’ailleurs pour ça qu’à la sortie des écoles françaises, les enfants n’ont plus confiance en eux. Jamais il ne leur a été demandé de s’exprimer, de créer, de se réaliser, ou peut-être tout au plus en maternelle.

Cette frustration des uns, ne crée pas cependant de reconnaissance des autres. En effet, portée sur un piédestal, la culture crée un sentiment d’injustice, ou encore de colère pour ceux qui ont plus de mal avec les schèmes préétablis. À défaut de créer un engouement pour la culture et le savoir, on se retrouve donc avec une lutte de pouvoir et de reconnaissance. Dans ce jeu des pouvoirs, la culture a pris fonction d’arme pour sanctionner et diviser. La culture n’est plus l’enfant d’une nation et son peuple, mais les décorations d’une élite.

Ce constat a pour effet de créer un désamour de la culture. Le peuple, la majorité tourne au ridicule la culture, et le principe même d’en posséder. C’est l’image du premier de la classe que tout le monde nomme « intello ». Il n’est pas bon d’avoir beaucoup de culture au quotidien. Même si au premier abord, les gens se taisent et écoute, souvent c’est un sentiment négatif qui marquera les esprits si l’information n’est amenée que pour elle-même. Le savoir se doit d’être humble, et lorsqu’il ne l’est pas, il perd toute sa force et sa sagesse. Lorsqu’il perd sa fonction libératrice, L’esprit ne peut que détester cet enfermement.

Mais en plus de créer une division sociale, la culture en paie aussi le prix. Délaissée par la majorité, elle a perdu cette force du collectif qui est intrinsèquement source de développement pour les idées. La circulation des idées qui permet l’émergence de contenu culturel est entravée par le désintérêt des masses. Car en plus de paraître pour certains inaccessible, la culture portée par l’élite à les faiblesses de l’aveuglement de ces derniers. Ces élites qui de tout temps, ont toujours ignoré le caractère actuel de la culture au point de l’ignorer, de déplorer une acculturation, avant de finalement tomber, par leurs erreurs de jugement. Processus naturel si lorsqu’on construit un monde, ce qui est souvent la place des élites, la politique, les médias, l’on ignore les signaux faibles d’une société.

Heureusement, c’est un phénomène qui grâce à internet et ses valeurs collaboratives, tend à diminuer. En effet c’est un monde aux valeurs horizontales qui se dessine et qui permet l’émergence d’une culture populaire de plus en plus forte, déjà annoncé quelques décennies plus tôt par le concept de contre-culture. Malheureusement il n’y a pas non plus que des chefs d’œuvre dans la culture populaire, et ce culte de la stupidité (voir la pub de diesel, Be stupid, par exemple) peut en effet sembler pathétique. Il nous faudra donc faire preuve d’audace pour détruire les limites entre toutes les cultures, pour enfin en voir renaître une riche et multiple.

Guillaume Deloison

Je profite de cette article pour  vous  partager le fait que je publie peu
car j’écris beaucoup par ailleurs,
notamment des projets
de plus grande envergure.

L’art comme l’âme d’une société


L’art comme l’âme d’une société

A mon sens l’art ne se résume pas par certaines pratiques ou activités. Ce n’est pas cette somme de règles de syntaxes ou la façon de réaliser un tracé, au contraire. L’art est pour moi beaucoup plus brut et se passe de bienséance, de règles ou de beau. L’art est à mon sens l’incarnation de l’âme d’une société. L’incarnation de ce qui touche l’homme, de ce qui le fait réfléchir, qui le fait s’arrêter, et peut importe que ce soit beau, semblable ou contraire à tous ce qui à était fait auparavant car cette manifestation touche et incarne des pensées. Qu’à ton faire de la forme quand c’est le fond qui compte, qu’a ton faire du critère de « beau » quand il ne demande qu’à être trouvé dans chaque œuvre.

c’est parce que chaque oeuvre est ancrée dans une société qu’elle en est son âme, sa matière sensible

      Il me semble que le travail de l’artiste est d’être créateur avant tout, ou plutôt géniteur. Car l’artiste d’une société pouvant appréhender toutes les spécificités de son lieu de vie, après un effort de maïeutique donnera au monde une représentation, une incarnation de sentiments, d’émotions. C’est cela à mon sens un effort artistique. C’est nourrir le monde d’émotions communes et fortes pour un grand nombre

C’est en ce sens que pour moi l’art est représentative de l’ame d’une société, par le caractère commun et leur somme qui forment comme une entité propre et sensible, touchant l’ensemble d’une société. Et c’est par ce qu’elle est ce qui touche une société qu’elle est comme son âme, sa matière sensible.

Guillaume Deloison.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi…


     Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi. tant de philosophes, tant de réponses pour si peu de questions au final. une seule question et 6 milliard de réponses finalement.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi et que je me suis efforcé de faire preuve de tolérance, car vraiment, qui peut avoir la prétention d’avoir raison? tant de grands Hommes, de grands penseurs… qui peut avoir la prétention de tout balayer si ce n’est avec des arguments qui reposent non pas sur la raison mais sur la logique. sur l’essence même des mécanismes naturels.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi et que j’ai appris à penser par moi même (si je peut avoir la prétention de le faire). Car face à toutes ces réponses cohérentes, laquelle peut être la bonne? Peut être même que la bonne n’a jamais était pensée, pourquoi l’aurait elle était? Laquelle peut être la bonne pour moi, et comment pourrait elle l’être si je ne prends pas même la peine de les examiner.

Je suppose que j’ai grandi grâce à cette question… tout est vérité, rien n’est vrai. alors avec cette question j’ai grandi et maintenant je vis, pour simplement vivre car comment pourrai-je vivre autrement que libre? car qui aurait la prétention de m’ordonner mon comportement en énonçant des théories de bon sens, de savoir vivre, ou simplement de « bien ». qui aurait cette prétention alors que je ne l’ai pas eu moi même pour ma propre personne, de me trouver des réponses absolues.

Guillaume Deloison.

La raison, Marque personnelle de son appartenance à l’humanité


La raison, Marque personnelle de son appartenance à l’humanité

                Les débats, les disputes ont toujours mis au jour un phénomène qui m’intrigue. Cette façon qu’a chaque individu d’exposer ses idées et d’user de raison comme si ses derniers dires devaient écraser tout ce qui s’était dit auparavant. Mais le plus amusant ce n’est pas ca, car jusque là rien de bien étonnant, c’est plutôt la réaction de l’interlocuteur qui toujours s’amuse et répond de la même façon pour finalement intervertir les rôles. Je trouve ca réellement intéressant de voir combien chacun semble justifier ses dires par la raison. Une raison qui finalement est bien personnelle car elle ne fait pas écho chez l’autre en face. Et pourtant même si les arguments de chacun semblent dépourvus de raison pour l’autre, ils s’accordent à attribuer une importance capitale à user de raison.

La raison est cette empreinte faite par la culture.

                L’homme est à mon sens, un animal de raison car il est tout comme cette dernière issu de la nature, d’une logique mécanique et naturelle mais est aussi culture. La raison pourrait alors pour moi se résumer dans l’équation suivante : Raison=Logique+Culture car il est clair que la raison ne fait pas preuve partout aux mêmes endroits dans chaque culture, cette dernière a donc un rôle. Une fois la logique influencée, elle ne peut rester pure logique, elle est donc à mon sens raison. Pour certains, c’est par raison que l’on arrive à l’évidence de l’existence de Dieu, tandis que d’autres appellent encore à la raison pour prouver son inexistence

                La raison est donc alors comme une marque, et non un outil, de la culture sur la nature. Non un outil car la raison n’est pas à la disposition de tous, elle est constitutive même de chaque être qui en use instinctivement et comme chaque culture est différente, chaque éducation est différente alors chaque marque est personnelle. C’est donc pour ça qu’à mon sens elle est la marque personnelle que chaque homme a son appartenance à l’humanité. La raison est donc à la fois personnelle et communautaire à l’image des sujets qui l’opposent.

Guillaume Deloison.

Notes sur La Notion de Folie.


Qu’est-ce que la folie et où commence-t-elle ? Où commence-t-elle véritablement, objectivement ? Certains actes sont définis comme appartenant à la folie pour des raisons culturelles et des habitudes. Alors est-ce-qu’une pure folie, dans le sens de commune à toutes les cultures, comme essence même de cette notion existe-t-elle? Et si elle existe ou commence-t-elle encore une fois ? Lorsque l’acte mène à une autodestruction ? Mais qu’en est-il de l’acte de fumer pour l’autodestruction sur le long terme, et du suicide pour l’acte soudain ? Alors la folie résiderait-elle dans l’enchainement d’actes incohérents, paradoxaux ? Mais ces apparents paradoxes, non sens, proviennent peut être de la limite de perception de l’observateur. Est-ce-que parce que l’observateur ne peut comprendre le raisonnement de l’autre, cela signifie qu’il est fou ? Pourquoi serait-ce celui qui est observé plutôt que l’observateur limité par sa perception qui serait le fou ?

Ou est la limite entre Tolérance et démence? comment, pourquoi et quand, le savant devient démens? Ou est la limite entre le génie et la folie? Le génie se doit de défier les limites de perception de la société mais est-ce être fou que de vivre dans un monde voisin, cohérent mais différent?

Notes sur la Notion de Quartier


Comment des dénominations par fonction ont pu être données à des groupes d’individus pour former des quartiers? Comment des artistes ont pu se regrouper naturellement pour donner « le quartier des artistes » comme Saint Germain des Prés. Naitre et vivre à saint germain permettrait des acquis qui pousseraient à devenir artistes ?

Auparavant les quartiers étaient nommés différemment dans les villes, l’on disait que ce quartier était « le quartier des artistes » ou encore, « le quartier  des marchands de beauté ». Maintenant ils sont nommés différemment, et cela témoigne d’un changement de la société, de son organisation et de la vision de ses membres sur eux-mêmes.  Maintenant on parle de quartier défavorisé, aisé ou encore de quartier latin, chinois. Alors qu’avant la dénomination relevait de la fonction, ces derniers témoignent maintenant d’une plus grande importance de l’origine sociale.

L’ennui, abandon de l’être


L’ennui, abandon de l’être

L’ennui, le poids du temps. Ce temps qui juste avant s’envolait, que juste avant nous poursuivions, lorsqu’on s’ennui se fait sentir comme fade et dénué de tout sens, inintéressant. Comme si l’on rejetait ce temps après lequel nous avons pourtant couru. Mais que signifie alors ce sentiment, ce contrecoup, ce jugement de l’instant ?

À mon sens il y à un certain parallèle entre l’ennui et le désir, comme si l’ennui était l’absence de désir, du désir en négatif au sens graphique. S’ennuyer c’est  donc ne pas désirer. C’est face au domaine des possibles, rester impassible et insensible. L’ennui c’est l’inaction. Le néant de l’action, ou plutôt le désintérêt de l’action car on peut agir mais s’ennuyer, être ennuyer par une action que l’on fait qui ne nous intéresse pas. Mais l’ennui c’est aussi un sentiment « en réponse ». S’ennuyer c’est prendre conscience de ce manque d’intérêt envers l’action. Car sinon l’on est que dans un état neutre. Prendre conscience de son ennui donc, c’est passer d’un abandon de soi à un abandon de l’être. C’est passer d’une balade quelque peu insignifiante mais que l’on vit à une balade qui n’a aucun intérêt et qu’il serait plus agréable de ne pas vivre, en somme l’on se détache.

Abandonné la, plus vraiment lui même, seulement élément de perception d’autrui, il n’intéresse plus.

Rester dans l’ennui, ne pas désirer donc, car dés qu’on désire déjà l’on rentre dans l’action, l’on s’implique, l’on se défini, c’est donc ne pas s’exprimer, c’est laisser le temps faire de nous ce qu’il veut. Car c’est par le désir, l’action et son choix que l’on se dessine, que l’on forme ce que l’on est. Ce sont ces choses qui nous portent aux yeux du monde et qui nous définissent donc en contraste avec les positions d’autrui. Mais si l’on ne s’exprime pas, nous ne signifions rien, notre être même n’a plus de signification, Certes il « est » mais pas plus que cet objet ci ou cet objet la. S’ennuyer c’est abandonné son être au temps qui passe, aux autres.

Il y a aussi une dimension temporelle dans l’ennui. C’est pour cela qu’il est un abandon, et c’est pour ça même que le mot abandon, verbe d’action est approprié, car l’ennui par sa continuité dans le temps abandonne l’être,  Dans une dynamique de détachement par le temps, comme un oubli conscient. Conscient car rester dans l’ennui c’est ne rien faire pour en sortir alors qu’il ne suffit que de se lancer dans l’action, dans le projet de l’action même pour en sortir. Comme l’on cueille une fleur et décide finalement de faire un bouquet, ce dernier étant l’expression d’une envie, c’est lui qui extirpera de l’ennui par une action impliquée. Au final, l’ennui c’est le sentiment de l’inintéressant, de l’inutile, c’est le signal de la nécessité de changer

Guillaume Deloison.

Libre, Une conscience de l’Être


Libre, Une conscience de l’Être

Être libre est une notion complexe faisant principalement appel à des notions d’action, être libre de faire ceci, ou bien cela, et à une notion de l’autre, ce dernier étant souvent vu comme celui qui restreint notre liberté par sa présence. Mais la liberté ne se trouve-t-elle que dans l’action et dans le rapport à autrui ?

Pour beaucoup agir selon ses envies, et en ignorant autrui est synonyme de liberté mais pourtant agir sans aucune répression extérieure ce n’est pas être libre, c’est agir dans la liberté, agir dans un cadre finalement. Quel que soit ce cadre l’action reste délimitée en ces bornes. Comme Kant disait de l’oiseau, sentant la résistance de l’air, qu’il s’imaginerait mieux voler dans le vide, la notion d’un individu libre ne peut être attachée au contexte social, et aux lois plus ou moins libertaires appliquées, ces derniers étant trop fluctuants et représentant tour à tour la liberté.  Etre libre finalement c’est avant tout en être conscient, c’est agir de soi même, être autonome dans sa prise décision, et en être conscient.

Savoir qu’embarquer, partir, ne pas partir, revenir, ne dépend que de nous, ça c’est être libre.

Dans l’absolu, le choix nous est toujours libre, la sensation de liberté s’efface donc a la moindre influence, à la moindre pression. Mais il serait faux de construire une notion de liberté sur un schéma inverse, l’absence d’influence signifiant la liberté. Car les influences font part entière de notre monde, les vies de chacun se croisent et s’entrecroisent, c’est une constante invariable de notre monde, c’est même notre monde je dirais. Mais la liberté alors ne nécessite qu’une prise de conscience de cette dernière pour passer au dessus de ces influences, ne plus y être soumis mais au contraire les comprendre. Pour ne pas que l’inaction soit subit comme une contrainte, mais comme une décision réfléchie, ayant pesés le pour et le contre, pour mettre en place une action en cohérence avec notre volonté. Mais prendre ces influences comme normales, comme des informations cela ne permet pas que d’agir en fonction, cela permet aussi d’ignorer ces influences quand il le faut car finalement ce ne sont plus des impératifs. Agir librement c’est donc avant tout être conscient de sa liberté, de son autonomie dans l’action, de ce système d’influence.

Pour conclure je tiens à préciser la nuance que je développe içi, je ne parle pas de liberté, mais de l’etat de liberté pour une conscience. Les différents systémes d’organisations intégrent plus ou moins de marge de liberté, succite l’innitiative, ou au contraire la restraigne. Mais la je parle bien de la conscience de cette état presque métaphysique. « L’homme est condamné à être libre » Sartre.

Guillaume Deloison.

Le langage, Construction personnelle de ce patrimoine collectif


Le langage, Construction personnelle de ce patrimoine collectif

L’on pourrait croire que le langage est l’une des choses les plus objectives, car il ne sert que  de lien pour exprimer une idée. Et il est vrai que hors de tout contexte historique, sociologique ou autre, le langage vide de sens devient objectif. Mais le contexte quel qu’il soit est toujours là et ses mots sont alors à remplir, et tout comme les contextes sont changeant de par l’histoire de chacun, les sens des mots sont eux aussi changeant. Le langage est une construction personnelle, chacun rempli de sens ces mots, ce patrimoine commun. Chacun se construit sa propre interface de communication qui a ses propres spécificités. C’est alors que s’est crée une incohérence entre le mot et son idée qui est difficilement perceptible car le mot est comme un bol dont l’eau qui le remplit en est l’idée. De l’extérieur tous ces bols peuvent sembler identiques mais l’eau, ce sens attribué à chacun est nuancé chez tous. Une fois utilisé le langage devient alors effectif et pour chaque individu le signifiant et le signifié ne deviennent qu’un, Le signifiant devient les limites de l’idée, le signifié devient le signifiant et rien d’autre. Et c’est justement ce choc de signification créé par cette incohérence entre le langage rigide et ses sens changeant qui créé des discordes, car finalement les discordes sont des débats de sens. Mais le mot est plus, le mot est invocateur, à sa prononciation c’est un monde qui se dessine pour et par chacun. Un premier individu n’imaginera pas une chaise comme l’imagine le deuxième. Mais le mot reste un outil, et il ne fait pas plus que de poser en sujet des signifiés qui n’on aucunement besoin de lui pour être. Le langage reste un outil de perception humain, le monde dépasse notre entendement comme il dépasse et n’a que faire de nos mots.

Le mot est comme un cadeau, C’est une boite commune à tout autre mais riche de sens pour celui qui le donne.

Guillaume Deloison.

Le rapport Corps | Esprit


Le rapport Corps | Esprit

Les adages, les contes et les histoires mettant en garde contre les illusions du corps sont nombreuses, au point qu’on en oublierait que le corps et l’esprit sont reliés. Il est évident qu’il faut se méfier des apparences, mais ces 2 entités sont elles si dissociées ? Laquelle est la plus apte à définir l’individu ?

C’est tout d’abord à travers le corps que nous sommes identifiés, nous sommes donc notre apparence pour tous les autres, il me semble alors juste de dire que nous sommes au moins notre apparence. Mais je suppose que chaque individu se sent plus profond, plus riche et complexe  que ce qu’il dégage à l’extérieur. Chacun se sent donc plus « lui » par l’esprit que par le corps. Face à ces observations il me semble alors évident que la dissociation des 2 entités n’est pas envisageable pour une définition complète de l’individu. Comment pourrions nous être plus notre esprit que notre corps alors que c’est par ce dernier que nous sommes identifiés par tout les autres et vice versa. Les beautés du corps et de l’esprit me semblent donc complémentaires.

Les apparences peuvent être trompeuses, certes, mais il me semble qu’il ne faut pas oublier que c’est l’individu qui fait l’apparence. C’est donc l’esprit qui par le corps, trompe. Alors de quoi faudrait-il plutôt se méfier ? Il me semble que cette question ne se pose même pas, car c’est donc bien de l’individu en lui-même qu’il faut se méfier. Car même si c’est l’esprit qui semble à l’initiative de la tromperie, le corps aussi des fois, « de lui même » trompe. Ou peut être que finalement il ne trompe pas mais plutôt que ce qu’il dégage est mal interprété. Car finalement le corps n’est qu’un moyen de communication grâce au langage complexe qu’il nous permet de prononcer, à une ouïe qui nous permet de le comprendre… etc. Mais le corps nous permet plus que de communiquer, il nous permet de voyager, de construire, de créer … Il me semble alors clair que le corps n’est finalement qu’un outil. Mais ce n’est pas un outil fini, au contraire il est à définir.

L’esprit, comme l’artiste, peint l’oeuvre qui le rendra publique.

À définir de nous même d’un acte conscient, réfléchi, comme l’on aiguise un couteau. Le corps doit être plus qu’un simple prolongement de l’esprit, il doit en être son moyen de se faire comprendre au mieux par tous. Et c’est pour ça que ce comportement ne cherche pas à tromper l’autre, au contraire. C’est un élan vers l’autre, c’est s’intéresser à lui pour mieux communiquer, pour que le corps ne soit plus une barrière mais une porte ouverte.

 Guillaume Deloison.

 

EDIT: Je prépare actuellement une suite à cette article, elle sera filmé et monté dans le cadre d’une série de podcast philosophique. Je compte dépasser la vision occidental dépeinte içi. j’ai de nombreuses critique à apporter à mon texte. Il est temps de réapprendre le sens du corps. Mettre à jour la nuance entre le corps mécanique, et le corps en mouvement, de logique organique.

Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?


Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?

Prendre un livre, écouter une musique, partager un repas avec quelqu’un,  se lever pour travailler… Choisir est un verbe de mouvement qui s’impose à nous à chaque instant, qui précède chaque geste et  chaque action. Kant disait « Agit de telle sorte que la maxime de ton acte puisse être érigé en principe universel ». L’acte de chacun étant en lui-même choisi, par cette décision nous définissons ce qu’on choisit d’être, ou définissons nous la vision de l’homme comme nous imaginons qu’il devrait être ?

L’ombre suffit elle à rendre la richesse de cette vision ?

Il faut tout d’abord bien cerner ce qu’est le choix, car la dérive est facilement faite. L’acte qui en résulte n’est pas le choix et il serait faux d’attacher l’acte réalisé à ce dernier qui n’était que théorique et non concret car sinon cela laisse supposer que l’acte est le parfait reflet de soi.  Que les actes définissent plus que les intentions, que la forme finalement définit plus que le fond. Et pourtant l’acte est bien souvent différent du choix qui le précède. Le choix ayant pour prétention de définir l’être il me semble alors plus juste donc de n’en garder que le fond, l’essence même de l’être, ce qui l’anime. Le choix est une favorisation d’une option parmi d’autres, elle témoigne donc des gouts, des désirs de chacun. Il semble alors qu’elle est une définition de l’être individuel, premièrement.

Mais qu’en est-il de l’extension de cette définition au genre humain?Chaque décision prise serait le reflet de l’homme parfait tel que nous le pensons ? Chaque homme à chaque instant agirait en tant que guide de l’humanité. Aurait-il la responsabilité de représenter chaque être? Admettons, mais cette idée me semble des plus prétentieuses, comme si chaque choix fait devait être le choix de chaque homme, comme si celui qui choisit adoptait un modèle universellement bon, correct et qui devrait être adopté par tous. Cette idée rejette une notion d’équilibre entre chaque extrême qui me semble pourtant apparemment nécessaire entre beaucoup de choses. Vouloir supprimer la richesse de la diversité pour un modèle froid et rigide qui ne fonctionnerait que comme une mécanique. De plus, définir l’homme c’est définir le monde, sans vouloir réduire le monde à l’homme mais plutôt comme si l’homme parfait avait propension à étendre son modèle à tout être vivant, car pourquoi s’arrêter à l’espèce humaine après tout ? Chaque être capable de faire un choix devrait alors adopter ce système de pensée. Il me semble alors évident que chaque acte n’est pas en proie à une telle responsabilité, Mais plutôt que nous agissons pour le mieux, d’abord à notre échelle, pour notre bonheur, et le bonheur des un fait le malheur des autres. Le choix ne serait alors qu’une définition de l’être.

À moins qu’une telle définition, celle de l’être, ne se limite pas au fond, mais au tout, à l’être en entier, au fond et à la forme. L’acte serait alors le chaînon manquant à une définition plus juste de l’être, étant individualisé, dépendant du contexte et de tant d’éléments, comme la capacité à réagir. L’acte, conjugué au choix, permet donc une définition plus précise de chaque être.

Guillaume Deloison.

Vivre pour le plaisir ou pour le juste?


Vivre pour le plaisir ou pour le juste?

Vivre pour le juste, c’est vivre pour ce qui est bon, pour ce que l’on considère bon. C’est vouloir partager, amener les autres à comprendre ce qui pour nous est bon et nous rend heureux. En vivant pour le juste l’on se pense toujours légitime, et luttant pour la vérité, pour le bien. C’est une position beaucoup plus collective que de vivre pour le plaisir. Mais cette lutte après tout, est elle réellement légitime. Un Homme peut il prétendre savoir ce qui est réel et ce qui rend heureux ? Cette volonté de partager ce qui convient à soi-même peut être néfaste même partant d’un bon sentiment. Les plus grands massacres ont été commis, persuadés de leurs bons fondements. Vivre pour le plaisir est certes plus égoïste, ne prenant comme but que sa propre satisfaction, mais est aussi alors une position beaucoup plus tolérante. Dans le sens où l’autre et ses pensées sont présentes mais non considérées, mises à coté, tolérées finalement. Mais que se passe t’il quand la satisfaction des plaisirs personnels s’entrechoquent et s’opposent ? Car celui qui vit pour le plaisir ne peut oublier l’autre, car les multiples réseaux d’interdépendance mènent forcément à des intérêts contraires. Il me semble alors que vivre pour le plaisir ou pour le juste n’est pas un choix à faire, mais un métissage nécessaire. Comprendre que l’autre n’est pas identique mais semblable, mais que l’autre dans sa différence est un plaisir à découvrir.

Comme les valeurs élevées et les plaisirs terrestres, c'est l'union de la terre et du ciel qui crée l'horizon et l’équilibre de notre monde.

Comme les valeurs élevées et les plaisirs terrestres, c’est l’union de la terre et du ciel qui crée l’horizon et l’équilibre de notre monde.

Guillaume Deloison.

La tolérance, amour de l’être.


La tolérance, amour de l’être.

Tolérer, c’est s’ouvrir aux autres, s’affirmer ouvert aux idées extérieures qu’elles quelles soient. En tolérant l’on accepte de se mettre au courant de l’autre, l’on accepte de s’ouvrir au monde et de sortir de sa forteresse de pensées. C’est alors que toute chose ne sera plus bonne ou mauvaise, mais simplement sera. La contemplation de la vie deviendra alors une activité heureuse, regarder la vie comme l’on regarde les sursauts d’un feu dont on admire l’étincelance et les courbes. Mais la tolérance s’applique aussi à sa propre personne, cela permet de se détacher des jugements fait à notre égard qui bien souvent pousse au désastre, au malheur, pour apprendre à s’aimer, à simplement aimer vivre et cesser de voir toutes nos idées différentes comme des paradoxes mais comme des richesses qu’il faut utiliser pour agir dans la modération, le totalitarisme et l’excès menant au déséquilibre puis à la chute. Et lorsque l’amour de soi sera aussi effectif que l’amour de l’autre, et inversement, que l’amour de la vie, ce feu que l’on admirait plus tôt deviendra alors une partie de nous, comme nous deviendrons une partie de ce tout. Comprendre que dans le tout, il ne faut pas oublier le nous.

Comme un ciel en feu, le coucher de soleil que l'on admire, donne un reflet semblable à ce qui nous entoure

Comme un ciel en feu, le coucher de soleil que l’on admire, donne un reflet semblable à ce qui nous entoure

Guillaume Deloison

Le philosophe, seul vrai fou ?


Tout les modèles de pensées pour être viables se doivent d’être cohérent, mais le philosophe prônant la remise en question de touts les principes et toutes les conclusions, est sans cesse dans la remise en question de son propre système de pensée, dans un incertain perpétuel qui remettrait même les autres pensées en question et en situation de non cohérence. Alors finalement le philosophe ne serait il pas le seul vrai fou ? vivant dans un monde incohérent. Mais la cohérence finalement est elle un gage de viabilité pour les modèles de pensée?

L’intolérance, née de l’ignorance et géniteur d’un diktat sur l’être.


L’intolérance, née de l’ignorance et géniteur d’un diktat sur l’être.

[Ce contenu ne reflète plus ma pensée (et contient de belle connerie) mais je le laisse comme témoin de mon évolution dans sa continuité]

Cette notion me pousse à la réflexion de par l’intolérance dont je fais preuve envers elle. Je ne pouvais m’arrêter a un simple jugement négatif, faisant preuve moi même d’intolérance. Loin de moi l’idée de vouloir être parfait mais cette relation vicieuse me poussait à réfléchir. Pourquoi mon intolérance serait elle plus justifiée ? J’ai donc entrepris d’être tolérant envers l’intolérance, car pourquoi serait-elle négative après tout ? Cela ne pourrait être qu’une analyse primaire qui me fut enseignée par ma société. Alors d’où vient l’intolérance et à quoi mène-t-elle ?

Comme une cage, l’intolérance enferme dans un monde hermétique et codé

Généralement issue de l’ignorance, elle résulte surtout d’une incompréhension due à un manque d’outils de compréhension, de savoir. En effet l’intolérance suppose 2 parties en opposition par leur pensées, qui font preuve chacune  d’une cohérence dans leurs systèmes de réflexion, les 2 parties sont alors logiquement compréhensible. Mais c’est ce manque d’intéressement envers l’autre, ce manque de remise en question de soi qui crée alors l’intolérance. Même si cette définition de l’origine de l’intolérance semble concise, peut être trop, je pense qu’elle s’applique a tout type d’intolérance, même une intolérance réfléchie envers un courant de pensée qui pourrait représenter le mal absolu, car ce courant avait forcement crée un système cohérent qui pour lui était bon ( je ne dit pas qu’un système intolérant est forcément bon). Mais à ce stade rien ne nous permet de dire si cette notion est bonne ou mauvaise. Cependant l’on peut voir qu’elle conduit à une confrontation de valeurs contraires qui s’entrechoquent et qui mènent au rejet, au malheur, à la guerre, puis  à la mort. Mais si elle mène à la guerre, cela signifie qu’elle conduit aussi au combat pour sa survie, les 2 ennemies faisant preuve d’intolérance l’une envers l’autre.

La ou pour moi l’intolérance prend toute sa nocivité c’est quand la confrontation des idées va  crée un enfermement de l’individu dans ses propres convictions, pour se justifier de leur bon fondement, jusqu’a les pousser à l’extrême pour devenir alors aliénant, l’être épousant et devenant ses propres conviction. L’intolérance pousse a l’abandon de sa richesse de pensées diverses, symptôme renforcé par une autre caractéristique de l’intolérance tout aussi aliénant. Le caractère fort de l’intolérance, il fait qu’elle s’impose, génère une façon de pensée qu’il est difficile de contredire, un diktat puissant qui contrôle l’homme influençable et sans réflexion. Il semble donc que l’intolérance est nocive, et que même l’intolérance envers l’intolérance d’un autre n’est pas plus fondé car elle amène aux mêmes conclusions. Mais la question suivante se pose alors : Faut-il tout accepter ?

L’intolérance est dangereuse, si elle est présente, mais c’est la responsabilité de chacun de faire preuve de tolérance, d’effacer cette source de conflit et de cette manière permettre à tout à chacun de vivre sans danger. Mais il n’est pas souhaitable d’accepter l’intolérance car de la même manière elle est dangereuse et peu mener à une destruction de l’être par la guerre ou même par une influence psychologique. Il n’est cependant pas plus souhaitable de réagir par de l’intolérance, par un mimétisme infantile. L’intolérance seule ne signifie rien, elle s’attache à des idées contraires. Pour l’effacer il faut donc comprendre ce qui enferme l’autre dans son intolérance et l’amener a s’ouvrir a l’autre, non pas a le faire changer d’idée, mais a devenir tolérant envers des idées contraires, car il serait prétentieux de vouloir amener l’autre a épouser ses propres idées en pensant qu’elles sont meilleures.

Guillaume Deloison.

Honneur, orgueil et ego, sacrifice de l’être.


Honneur, orgueil et ego, sacrifice de l’être.

Honneur, orgueil et ego, plusieurs mots traduisant une même idée. Celle d’une réflexion personnelle quant à la vision extérieure que l’on dégage, qui se déclare en permanence chez ceux qui ne sont pas autonomes dans leur choix et qui épousent parfaitement les mœurs d’une société. Sentiment, interprétation personnel de soi à travers autrui, à quoi peuvent bien mener ces concepts qui pousse à s’interroger sur soi et sur les autres ?

Comme une tache de sang, l’arbre laisse tomber ses feuilles pour survivre à l’hiver

L’honneur repose toujours sur l’ensemble des choses qu’il est souhaitable, et qu’il faut faire dans une société donnée. Pour être honorable il convient donc d’agir selon une charte de comportement préétablie en quelques sortes. Agir conformément a cette « charte » est des plus évident quand les valeurs des individus qui constitue une société sont en parfaite cohérence avec cette même société. Cependant ce comportement exclu totalement la raison, ne reposant que sur des principes « fluctuant » d’une société à une autre, prodiguant parfois le meurtre d’un individu aux croyances différentes ou d’autre fois la lapidation d’un proche, les pires atrocités étant souvent commises par des personnes convaincues d’agir par honneur, d’agir « bien ». Le bien fondé d’agir selon l’honneur se pose alors, d’autant plus que l’honneur (à consonance positive) passe à orgueil (comparable mais à consonance négative) selon l’observateur. Un même acte étant définit différemment d’orgueilleux ou reposant sur l’honneur selon celui qui le juge. Mais cette relativité dans le bien fondé de l’honneur pose un problème d’autant plus fort lorsque un choix doit être fait chez un individu capable d’user de raison, et de se détacher un temps sois peu de la société. En effet cette individu doué de réflexion devra peser le pour et le contre entre les valeurs qui lui semblent « juste » et « injuste » alors qu’elles lui auront été enseignées de la même façon et qu’il devra s’opposer seul à ce que sa société avait pourtant déterminé de « bon ». Ceci demande donc une vraie réflexion personnelle qui ne pourra malheureusement pas être achevée et appliquée par tous. C’est alors qu’une réel crise intérieure peut avoir lieu, le « paraitre » prenant place sur « l’être » délaissé pour des raisons extérieures a soi. C’est en cela que l’honneur, l’orgueil et l’ego (interprétation personnelle de soi à travers l’autre qui pousse aux mêmes actes pour le satisfaire) est un sacrifice de l’être.

Un sacrifice, oui, mais pourquoi ? Un sacrifice supposant toujours un retour, Que justifie cette prise de pouvoir du paraitre sur l’être ? Envisageons donc de ne pas respecter cette « charte » de comportement des sociétés, de ne pas faire se sacrifice, que se passerait t-il alors ? Exposer, affirmer sa différence face au groupe prédominant, confronter ses valeurs créerait  alors un choc qui conduirait à une réaction primaire, un rejet de ce groupe comme pour se défendre face a l’inconnu, et donc à une situation de  solitude peu recommandable et sûrement inconsciemment rejeté de par le danger à laquelle elle expose face aux problèmes. Ce sacrifice  permet donc de s’intégrer au groupe, d’entretenir des rapports avec l’autre en s’adaptant à lui au dépit de soi-même.

Guillaume Deloison.

Dirigeants religieux, monstres centenaires.


Dirigeants religieux, monstres centenaires.

La religion, concept pluriel qui se décline sous plusieurs formes, en partant des religions du livre (Chrétien, juif, musulman) jusqu’au polythéistes, animistes ou autres. Toutes donnent un enseignement de la vie, un système de valeurs d’une part, et une relation avec « dieu » d’autre part. Toujours inscrites dans une relation intérieure avec « le seigneur » quel qu’il soit, les religions ayant vu apparaitre des dirigeants religieux sont nombreuses mais quelle est leur légitimité dans ce rapport personnel qui guide vers le bonheur par ses principes en somme ?

La religion est une expérience, une réflexion personnelle qui appelle chacun de ses fidèles à raisonner par soi même. « Sapere aude » finalement ! Tout comme les courants de pensées philosophiques pourraient s’ériger en religion, ces dernières ont émergé par l’avènement d’un être qui diffusa une parole qui fut reprise par un groupe d’individu, une communauté, une société. Cette exploration personnelle est de plus guidée par certains commandements qui permettent de se rapprocher de dieu en faisant le bien, de se rapprocher du bonheur finalement aussi. Dieu serait peut être alors une personnification du bonheur ? C’est autre chose. Mais la religion, du moins ces prophètes ont unanimement toujours prôné la tolérance, et de cette manière n’ont fait que proposer leur religion. De cette manière le maitre spirituel, quant à lui ne semble pas mauvais car il s’inscrit comme une aide, une intermédiaire entre l’homme et dieu. Le dirigeant religieux est différent et n’a pas même raison d’exister, se posant comme maître à penser et se moquant de certains principes fondamentaux. Les multiples guerres saintes, les manipulations mentales et autres atrocités en sont les exemples. Comment dieu aurait il put créer des êtres sexués et en proie à de multiples pulsions sexuelles si c’est pour nous demander de les réprimer par la suite, créant des individus frustrés et perdus, déchirés entre ce qu’il voudrait faire et ce qu’on leur dit de faire.

Ces dirigeants rompent la réflexion personnelle en manipulant l’individu par un système de « récompense » déterminé par le comportement. Avec d’un coté le « paradis » et de l’autre « l’enfer » alors que ces entités n’avaient auparavant jamais était présentées comme une carotte et un bâton mais comme une réponse au mystère de la mort. Cette prise de pouvoir de certains hommes sur d’autres semble donc tout à fait illégitime, ne s’insérant dans aucune logique de bases des religions. Mais nous ne pouvons nous arrêtez a une pensée qui se dirige dans une seule direction. Envisageons donc de considérer la légitimité de ces individus. Les systèmes religieux ont après tout rassemblé des milliers d’individus, dans ces conditions il semblait nécessaire de mettre en place une certaine organisation, d’autant plus que l’illettrisme moyenâgeux a nécessité l’émergence de personnes, au contraire, lettrées pour permettre la diffusion, et un apprentissage. Malheureusement il leur a était permis de tirer profit de leurs positions et l’arrivée de telles personnes semblent finalement uniquement dû à des problèmes « logistiques », matériels en quelques sortes. Il semble alors difficile de considérer le dirigeant religieux comme légitime pour la seule raison de la religion.

Merci à Abd Al Malik qui m’a permis d’entrouvrir les yeux sur la religion que je rejetais en bloc, en m’amusant des religieux que je trouvais naïfs, cultivant injustement une intolérance qui n’avait pas à être dirigée envers les religieux en eux même.

Merci à Francesco et Luca Cavalli-Sforza pour leur ouvrage « La science du bonheur » qui m’a permis de faire évoluer ma réflexion.

Guillaume Deloison.

Le bonheur, tributaire de la société.


Le bonheur, tributaire de la société.

Le bonheur, concept compliqué et riche en définition. Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Et c’est elle aussi qui fait d’une chose un objet désirable et plus ou moins nécessaire. Le bonheur est il donc une création de la société ou nous permet elle d’accéder à ce bonheur bien réel mais définit par elle-même ?

comme un tracée vers le bonheur, les immeubles créent des lignes horizontales qui guide le regard vers ce ciel pure.

Cette réflexion semble donc s’opposer totalement à une pensée sartrienne qui placerait  la société comme un enfer : « l’enfer c’est les autres ». Mais supposons donc un individu absent d’une quelconque société. L’idée même de « bien » et de « mal » n’aurait aucun impact sur lui, il serait simplement sujet à ses pulsions animales et ses besoins naturels, physiologiques. Se contenterait-il de vivre alors ? Ne pourrait-il pas être heureux ?  L’état de cet homme ne pourrait être rapproché de l’animal car ce dernier est très souvent en société et les exceptions qui échapperaient à cette généralité pourrait alors se rapprocher de notre exemple et pourrait alors même le confirmer dans une certaine mesure car ces êtres solitaires semblent bien étrangers au bonheur. Mais si j’écris ne serais-ce pas car la société à laquelle j’appartiens érige le bonheur comme le « bien » qui doit être la quête dans la vie de chacun. « Just be happy ».En somme la société qui détermine le « bien » et le « mal » crée le bonheur, mais aussi donc le malheur. La société fait donc plus que créer le bonheur, elle apporte UNE sensibilité, dans le sens ou un homme non socialisé obtiendrait sûrement une sensibilité propre de par son expérience de la vie, ce qui lui aurait apporté de la douleur physique définit alors comme « mauvais ». Une société semble  alors plus apporter une sensibilité par l’expérience de ces membres passés et par son influence sur ces membres présents que le bonheur en lui-même. UNE société définit Un bonheur en quelque sorte mais ne crée pas le bonheur, le concept en lui-même. C’est finalement plus l’expérience de la vie qui crée le concept, la relation avec la société n’est donc pas si éloignée et l’interrogation est donc légitime et affirmer que la société crée le bonheur n’est pas absolument faux, l’expérience de la vie individuelle n’étant pas permise par la difficulté pour l’homme à vivre en bête de proie et sa nécessité d’ériger des sociétés pour vivre.

La société ne crée donc pas à proprement parlé le bonheur mais en définissant le « bien » et le « mal » et créant un système de valeur elle cristallise Un bonheur qu’il est souhaitable d’atteindre dans une société donnée. De cette manière elle permet à ses membres d’identifier le bonheur et de le rendre accessible, visible. Elle offre donc un ensemble de valeurs et de normes qui intériorisées mènent au bonheur, de la même façon que la religion offre un système de valeurs à respecter. Mais dans un contexte de crise de valeurs, de rencontre des sociétés, comment intérioriser un système plutôt qu’un autre qui affirme que le mien est mauvais et vice-versa ? C’est alors qu’il faut faire preuve de réflexion pour se créer son propre système avec ses propres valeurs, mosaïque des cultures ou, quand on n’a pas les pièces suffisantes pour réellement créer quelque chose, bêtement, simplement intérioriser les valeurs de sa société mais c’est alors que la haine prendra forme, incapable de tolérer un système alternatif qui remet en cause notre chemin vers notre bonheur.

La société, qui se compose par nécessité humaine (Comme Nietzsche a pu l’expliquer dans « le gai savoir ») créer donc le bonheur par l’appréciation de la vie qu’elle donne à ses membres en apportant une sensibilité par sa définition du « bien et du mal ». Par la suite, c’est l’intériorisation, remise en cause par la pluralité des sociétés qui se rencontrent, de certaines valeurs qui permettent d’identifier son propre bonheur et de le rendre accessible.

Guillaume Deloison.

Le blog de mes réflexions philosophiques


Je me lance dans la rédaction de mes pensées

Je ne voulais pas écrire de la philosophie de bistrot alors je me suis longtemps censuré ne me sentant pas à la hauteur. Je m’essaye maintenant à cette exercice en espérant ne pas tomber dans des lieux communs et en espérant ne serait-ce que pour une personne, faire évoluer sa réflexion.

Merci et bonnes lectures

Guillaume Deloison.