LE TEMPS


LE TEMPS

LE TEMPS-01

 

« Le temps » prend toujours un S car toujours il est divers. Pluie, vent, soleil, joie, ennui, le temps n’est jamais le même, il est toujours pluriel. Un jour, peut être, il perdra son S, lorsque ce temp abstrait, ce temp des horloges, toujours identique à lui même, linéaire, monotone, dominera tout. Il n’y aura plus qu’un temp, celui de l’usine.

Guillaume Deloison

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PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état


PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état

Dans cette épisode on aborde la philosophie médiéval à travers 2 grands auteurs: Saint Augustin et Thomas d’Aquin. Qu’est-ce que dieu, qu’est-ce que l’âme, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté de dieu. Plein de questions qui traversent cette période de 1000 ans

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COMMENT DÉTRUIRE LE GAME POLITIQUE | 7# Philo et Politique


La politique se résume aujourd’hui à un jeu médiatique. Les mythes sont le corps de leurs discours, analysons donc le mythe du progrès et le mythe de la liberté. Entre une gestion omnisciente et un chantage systémique, le peuple subit alors l’oppression sous le masque d’un double mythe. Détruisons donc ce game politique par un argumentaire révolutionnaire puissant.

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PHILOSOPHONS 5# Sur la nature | Avec Marie-Laure


Cinquième épisode, sur la nature avec Marie-laure. Un échange un peu plus rapide, quelques hésitation mais font ressortir au final une opposition puissante. On en arrive a des conclusions très moderne avec une grande innocence, c’est même elle qui garde le cap.

Avant de commenter, n’oubliez pas le contexte de cette discussion, nous ne sommes pas la pour énoncer des vérités mais pour explorer notre savoir. Les personnes interrogées ne sont pas sélectionnées au préalable pour leurs idées mais choisi sur l’instant. Les personnes ayant eu la gentillesse de participer à cette expérience l’on fait en toute humilité, alors faites de même quand vous commentez 😉

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PHILOSOPHONS 4# Sur l’Homme | Avec Marion


PHILOSOPHONS 4# Sur l’Homme | Avec Marion

 

Troisième épisode, sur l’Homme, avec Marion. Un échange plein d’humilité. La fierté humaine et sa désillusion pour un échange archétypale (je suis désolé j’ai vraiment pas d’autres mot en tête)

N’hésitez pas à me donner des idées de sujets 😉

Avant de commenter, n’oubliez pas le contexte de cette discussion, nous ne sommes pas la pour énoncer des vérités mais pour explorer notre savoir. Les personnes interrogées ne sont pas sélectionnées au préalable pour leurs idées mais choisi sur l’instant. Les personnes ayant eu la gentillesse de participer à cette expérience l’on fait en toute humilité, alors faites de même quand vous commentez 😉

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1ére réflexions sur les « Nuit Debout » Democratie, Bourse du travail et international


1ére réflexions sur les « Nuit Debout » Democratie, Bourse du travail et international

Depuis le 31 Mars, suite aux premières manifestations contre la loi travail « El Khomri », la place de la république à paris et d’autres places en France sont remplies. Ce sont les « Nuit Debout », sous le thème de la convergence des luttes. Aujourd’hui le 37 mars, elle s’étende à Bruxelles et Valence. Présent le 31, 35 et 36 je vous partage mes premières réflexions.

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PHILOSOPHER #2 | Qu’est-ce qui est Art ?


PHILOSOPHER #2.

« L’art comme fossile du processus de création. »

Est-ce que Universal musique fait de l’art? Est-ce que faire plein de vue veut dire que c’est une bonne oeuvre d’art? Et son prix? Si ça se vend pas c’est que c’est de la merde?

Je la trouve beaucoup mieux que la précédente, et vous?

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I-Conscience


Je suis heureux de vous présenter mon premier ouvrage : I-Conscience

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Le rapport que l’on entretient avec notre monde est déterminant dans la représentation et la perception que nous nous faisons de ce dernier. Les révolutions industrielles ont transformé notre rapport au monde, aujourd’hui, c’est une révolution technologique dans laquelle nous entrons. Avec Les NBIC, c’est une technologie digne des sciences-fictions, avec leurs androids et leurs clones, qui va naître. Comme chaque outil, toutes ces modifications de nos capacités ne sont pas intrinsèquement négatives, c’est à nous de mener une réflexion sur la place et sur l’importance que nous voulons leur donner. C’est dans cette optique que j’ai écrit cet ouvrage. Pour initier cette réflexion et engager la prise de possession de notre destin collectif.

Guillaume Deloison

Disponible sur kindle et en PDF ici

L’élitisme, fléau français


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Ce qu’il y a d’ironique dans l’élitisme, c’est qu’à vouloir mettre la culture, le savoir et les capacités en avant, pour justement développer au mieux ses aspects de l’activité humaine, l’élitisme crée justement tout le contraire.

La création de disparités aussi violentes, cette culture élitiste, presque royaliste, héritée de notre histoire, nous pousse à penser que la façon la plus naturelle d’apprendre est de répéter ce que d’autres nous enseignent de manière strictement identique, et ce tout au long de notre scolarité. Nous somme évalués sur notre capacité à reproduire le même travail que ce qu’il nous a été demandé. La créativité, ou la personnalité n’a pas sa place dans l’élitisme, il y a la bonne façon de faire les choses et pas d’autres. C’est d’ailleurs pour ça qu’à la sortie des écoles françaises, les enfants n’ont plus confiance en eux. Jamais il ne leur a été demandé de s’exprimer, de créer, de se réaliser, ou peut-être tout au plus en maternelle.

Cette frustration des uns, ne crée pas cependant de reconnaissance des autres. En effet, portée sur un piédestal, la culture crée un sentiment d’injustice, ou encore de colère pour ceux qui ont plus de mal avec les schèmes préétablis. À défaut de créer un engouement pour la culture et le savoir, on se retrouve donc avec une lutte de pouvoir et de reconnaissance. Dans ce jeu des pouvoirs, la culture a pris fonction d’arme pour sanctionner et diviser. La culture n’est plus l’enfant d’une nation et son peuple, mais les décorations d’une élite.

Ce constat a pour effet de créer un désamour de la culture. Le peuple, la majorité tourne au ridicule la culture, et le principe même d’en posséder. C’est l’image du premier de la classe que tout le monde nomme « intello ». Il n’est pas bon d’avoir beaucoup de culture au quotidien. Même si au premier abord, les gens se taisent et écoute, souvent c’est un sentiment négatif qui marquera les esprits si l’information n’est amenée que pour elle-même. Le savoir se doit d’être humble, et lorsqu’il ne l’est pas, il perd toute sa force et sa sagesse. Lorsqu’il perd sa fonction libératrice, L’esprit ne peut que détester cet enfermement.

Mais en plus de créer une division sociale, la culture en paie aussi le prix. Délaissée par la majorité, elle a perdu cette force du collectif qui est intrinsèquement source de développement pour les idées. La circulation des idées qui permet l’émergence de contenu culturel est entravée par le désintérêt des masses. Car en plus de paraître pour certains inaccessible, la culture portée par l’élite à les faiblesses de l’aveuglement de ces derniers. Ces élites qui de tout temps, ont toujours ignoré le caractère actuel de la culture au point de l’ignorer, de déplorer une acculturation, avant de finalement tomber, par leurs erreurs de jugement. Processus naturel si lorsqu’on construit un monde, ce qui est souvent la place des élites, la politique, les médias, l’on ignore les signaux faibles d’une société.

Heureusement, c’est un phénomène qui grâce à internet et ses valeurs collaboratives, tend à diminuer. En effet c’est un monde aux valeurs horizontales qui se dessine et qui permet l’émergence d’une culture populaire de plus en plus forte, déjà annoncé quelques décennies plus tôt par le concept de contre-culture. Malheureusement il n’y a pas non plus que des chefs d’œuvre dans la culture populaire, et ce culte de la stupidité (voir la pub de diesel, Be stupid, par exemple) peut en effet sembler pathétique. Il nous faudra donc faire preuve d’audace pour détruire les limites entre toutes les cultures, pour enfin en voir renaître une riche et multiple.

Guillaume Deloison

Je profite de cette article pour  vous  partager le fait que je publie peu
car j’écris beaucoup par ailleurs,
notamment des projets
de plus grande envergure.

L’art comme l’âme d’une société


L’art comme l’âme d’une société

A mon sens l’art ne se résume pas par certaines pratiques ou activités. Ce n’est pas cette somme de règles de syntaxes ou la façon de réaliser un tracé, au contraire. L’art est pour moi beaucoup plus brut et se passe de bienséance, de règles ou de beau. L’art est à mon sens l’incarnation de l’âme d’une société. L’incarnation de ce qui touche l’homme, de ce qui le fait réfléchir, qui le fait s’arrêter, et peut importe que ce soit beau, semblable ou contraire à tous ce qui à était fait auparavant car cette manifestation touche et incarne des pensées. Qu’à ton faire de la forme quand c’est le fond qui compte, qu’a ton faire du critère de « beau » quand il ne demande qu’à être trouvé dans chaque œuvre.

c’est parce que chaque oeuvre est ancrée dans une société qu’elle en est son âme, sa matière sensible

      Il me semble que le travail de l’artiste est d’être créateur avant tout, ou plutôt géniteur. Car l’artiste d’une société pouvant appréhender toutes les spécificités de son lieu de vie, après un effort de maïeutique donnera au monde une représentation, une incarnation de sentiments, d’émotions. C’est cela à mon sens un effort artistique. C’est nourrir le monde d’émotions communes et fortes pour un grand nombre

C’est en ce sens que pour moi l’art est représentative de l’ame d’une société, par le caractère commun et leur somme qui forment comme une entité propre et sensible, touchant l’ensemble d’une société. Et c’est par ce qu’elle est ce qui touche une société qu’elle est comme son âme, sa matière sensible.

Guillaume Deloison.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi…


     Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi. tant de philosophes, tant de réponses pour si peu de questions au final. une seule question et 6 milliard de réponses finalement.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi et que je me suis efforcé de faire preuve de tolérance, car vraiment, qui peut avoir la prétention d’avoir raison? tant de grands Hommes, de grands penseurs… qui peut avoir la prétention de tout balayer si ce n’est avec des arguments qui reposent non pas sur la raison mais sur la logique. sur l’essence même des mécanismes naturels.

Je suppose que c’est avec cette question que j’ai grandi et que j’ai appris à penser par moi même (si je peut avoir la prétention de le faire). Car face à toutes ces réponses cohérentes, laquelle peut être la bonne? Peut être même que la bonne n’a jamais était pensée, pourquoi l’aurait elle était? Laquelle peut être la bonne pour moi, et comment pourrait elle l’être si je ne prends pas même la peine de les examiner.

Je suppose que j’ai grandi grâce à cette question… tout est vérité, rien n’est vrai. alors avec cette question j’ai grandi et maintenant je vis, pour simplement vivre car comment pourrai-je vivre autrement que libre? car qui aurait la prétention de m’ordonner mon comportement en énonçant des théories de bon sens, de savoir vivre, ou simplement de « bien ». qui aurait cette prétention alors que je ne l’ai pas eu moi même pour ma propre personne, de me trouver des réponses absolues.

Guillaume Deloison.

La raison, Marque personnelle de son appartenance à l’humanité


La raison, Marque personnelle de son appartenance à l’humanité

                Les débats, les disputes ont toujours mis au jour un phénomène qui m’intrigue. Cette façon qu’a chaque individu d’exposer ses idées et d’user de raison comme si ses derniers dires devaient écraser tout ce qui s’était dit auparavant. Mais le plus amusant ce n’est pas ca, car jusque là rien de bien étonnant, c’est plutôt la réaction de l’interlocuteur qui toujours s’amuse et répond de la même façon pour finalement intervertir les rôles. Je trouve ca réellement intéressant de voir combien chacun semble justifier ses dires par la raison. Une raison qui finalement est bien personnelle car elle ne fait pas écho chez l’autre en face. Et pourtant même si les arguments de chacun semblent dépourvus de raison pour l’autre, ils s’accordent à attribuer une importance capitale à user de raison.

La raison est cette empreinte faite par la culture.

                L’homme est à mon sens, un animal de raison car il est tout comme cette dernière issu de la nature, d’une logique mécanique et naturelle mais est aussi culture. La raison pourrait alors pour moi se résumer dans l’équation suivante : Raison=Logique+Culture car il est clair que la raison ne fait pas preuve partout aux mêmes endroits dans chaque culture, cette dernière a donc un rôle. Une fois la logique influencée, elle ne peut rester pure logique, elle est donc à mon sens raison. Pour certains, c’est par raison que l’on arrive à l’évidence de l’existence de Dieu, tandis que d’autres appellent encore à la raison pour prouver son inexistence

                La raison est donc alors comme une marque, et non un outil, de la culture sur la nature. Non un outil car la raison n’est pas à la disposition de tous, elle est constitutive même de chaque être qui en use instinctivement et comme chaque culture est différente, chaque éducation est différente alors chaque marque est personnelle. C’est donc pour ça qu’à mon sens elle est la marque personnelle que chaque homme a son appartenance à l’humanité. La raison est donc à la fois personnelle et communautaire à l’image des sujets qui l’opposent.

Guillaume Deloison.

Notes sur La Notion de Folie.


Qu’est-ce que la folie et où commence-t-elle ? Où commence-t-elle véritablement, objectivement ? Certains actes sont définis comme appartenant à la folie pour des raisons culturelles et des habitudes. Alors est-ce-qu’une pure folie, dans le sens de commune à toutes les cultures, comme essence même de cette notion existe-t-elle? Et si elle existe ou commence-t-elle encore une fois ? Lorsque l’acte mène à une autodestruction ? Mais qu’en est-il de l’acte de fumer pour l’autodestruction sur le long terme, et du suicide pour l’acte soudain ? Alors la folie résiderait-elle dans l’enchainement d’actes incohérents, paradoxaux ? Mais ces apparents paradoxes, non sens, proviennent peut être de la limite de perception de l’observateur. Est-ce-que parce que l’observateur ne peut comprendre le raisonnement de l’autre, cela signifie qu’il est fou ? Pourquoi serait-ce celui qui est observé plutôt que l’observateur limité par sa perception qui serait le fou ?

Ou est la limite entre Tolérance et démence? comment, pourquoi et quand, le savant devient démens? Ou est la limite entre le génie et la folie? Le génie se doit de défier les limites de perception de la société mais est-ce être fou que de vivre dans un monde voisin, cohérent mais différent?

Notes sur la Notion de Quartier


Comment des dénominations par fonction ont pu être données à des groupes d’individus pour former des quartiers? Comment des artistes ont pu se regrouper naturellement pour donner « le quartier des artistes » comme Saint Germain des Prés. Naitre et vivre à saint germain permettrait des acquis qui pousseraient à devenir artistes ?

Auparavant les quartiers étaient nommés différemment dans les villes, l’on disait que ce quartier était « le quartier des artistes » ou encore, « le quartier  des marchands de beauté ». Maintenant ils sont nommés différemment, et cela témoigne d’un changement de la société, de son organisation et de la vision de ses membres sur eux-mêmes.  Maintenant on parle de quartier défavorisé, aisé ou encore de quartier latin, chinois. Alors qu’avant la dénomination relevait de la fonction, ces derniers témoignent maintenant d’une plus grande importance de l’origine sociale.

L’ennui, abandon de l’être


L’ennui, abandon de l’être

L’ennui, le poids du temps. Ce temps qui juste avant s’envolait, que juste avant nous poursuivions, lorsqu’on s’ennui se fait sentir comme fade et dénué de tout sens, inintéressant. Comme si l’on rejetait ce temps après lequel nous avons pourtant couru. Mais que signifie alors ce sentiment, ce contrecoup, ce jugement de l’instant ?

À mon sens il y à un certain parallèle entre l’ennui et le désir, comme si l’ennui était l’absence de désir, du désir en négatif au sens graphique. S’ennuyer c’est  donc ne pas désirer. C’est face au domaine des possibles, rester impassible et insensible. L’ennui c’est l’inaction. Le néant de l’action, ou plutôt le désintérêt de l’action car on peut agir mais s’ennuyer, être ennuyer par une action que l’on fait qui ne nous intéresse pas. Mais l’ennui c’est aussi un sentiment « en réponse ». S’ennuyer c’est prendre conscience de ce manque d’intérêt envers l’action. Car sinon l’on est que dans un état neutre. Prendre conscience de son ennui donc, c’est passer d’un abandon de soi à un abandon de l’être. C’est passer d’une balade quelque peu insignifiante mais que l’on vit à une balade qui n’a aucun intérêt et qu’il serait plus agréable de ne pas vivre, en somme l’on se détache.

Abandonné la, plus vraiment lui même, seulement élément de perception d’autrui, il n’intéresse plus.

Rester dans l’ennui, ne pas désirer donc, car dés qu’on désire déjà l’on rentre dans l’action, l’on s’implique, l’on se défini, c’est donc ne pas s’exprimer, c’est laisser le temps faire de nous ce qu’il veut. Car c’est par le désir, l’action et son choix que l’on se dessine, que l’on forme ce que l’on est. Ce sont ces choses qui nous portent aux yeux du monde et qui nous définissent donc en contraste avec les positions d’autrui. Mais si l’on ne s’exprime pas, nous ne signifions rien, notre être même n’a plus de signification, Certes il « est » mais pas plus que cet objet ci ou cet objet la. S’ennuyer c’est abandonné son être au temps qui passe, aux autres.

Il y a aussi une dimension temporelle dans l’ennui. C’est pour cela qu’il est un abandon, et c’est pour ça même que le mot abandon, verbe d’action est approprié, car l’ennui par sa continuité dans le temps abandonne l’être,  Dans une dynamique de détachement par le temps, comme un oubli conscient. Conscient car rester dans l’ennui c’est ne rien faire pour en sortir alors qu’il ne suffit que de se lancer dans l’action, dans le projet de l’action même pour en sortir. Comme l’on cueille une fleur et décide finalement de faire un bouquet, ce dernier étant l’expression d’une envie, c’est lui qui extirpera de l’ennui par une action impliquée. Au final, l’ennui c’est le sentiment de l’inintéressant, de l’inutile, c’est le signal de la nécessité de changer

Guillaume Deloison.

Libre, Une conscience de l’Être


Libre, Une conscience de l’Être

Être libre est une notion complexe faisant principalement appel à des notions d’action, être libre de faire ceci, ou bien cela, et à une notion de l’autre, ce dernier étant souvent vu comme celui qui restreint notre liberté par sa présence. Mais la liberté ne se trouve-t-elle que dans l’action et dans le rapport à autrui ?

Pour beaucoup agir selon ses envies, et en ignorant autrui est synonyme de liberté mais pourtant agir sans aucune répression extérieure ce n’est pas être libre, c’est agir dans la liberté, agir dans un cadre finalement. Quel que soit ce cadre l’action reste délimitée en ces bornes. Comme Kant disait de l’oiseau, sentant la résistance de l’air, qu’il s’imaginerait mieux voler dans le vide, la notion d’un individu libre ne peut être attachée au contexte social, et aux lois plus ou moins libertaires appliquées, ces derniers étant trop fluctuants et représentant tour à tour la liberté.  Etre libre finalement c’est avant tout en être conscient, c’est agir de soi même, être autonome dans sa prise décision, et en être conscient.

Savoir qu’embarquer, partir, ne pas partir, revenir, ne dépend que de nous, ça c’est être libre.

Dans l’absolu, le choix nous est toujours libre, la sensation de liberté s’efface donc a la moindre influence, à la moindre pression. Mais il serait faux de construire une notion de liberté sur un schéma inverse, l’absence d’influence signifiant la liberté. Car les influences font part entière de notre monde, les vies de chacun se croisent et s’entrecroisent, c’est une constante invariable de notre monde, c’est même notre monde je dirais. Mais la liberté alors ne nécessite qu’une prise de conscience de cette dernière pour passer au dessus de ces influences, ne plus y être soumis mais au contraire les comprendre. Pour ne pas que l’inaction soit subit comme une contrainte, mais comme une décision réfléchie, ayant pesés le pour et le contre, pour mettre en place une action en cohérence avec notre volonté. Mais prendre ces influences comme normales, comme des informations cela ne permet pas que d’agir en fonction, cela permet aussi d’ignorer ces influences quand il le faut car finalement ce ne sont plus des impératifs. Agir librement c’est donc avant tout être conscient de sa liberté, de son autonomie dans l’action, de ce système d’influence.

Pour conclure je tiens à préciser la nuance que je développe içi, je ne parle pas de liberté, mais de l’etat de liberté pour une conscience. Les différents systémes d’organisations intégrent plus ou moins de marge de liberté, succite l’innitiative, ou au contraire la restraigne. Mais la je parle bien de la conscience de cette état presque métaphysique. « L’homme est condamné à être libre » Sartre.

Guillaume Deloison.

Le langage, Construction personnelle de ce patrimoine collectif


Le langage, Construction personnelle de ce patrimoine collectif

L’on pourrait croire que le langage est l’une des choses les plus objectives, car il ne sert que  de lien pour exprimer une idée. Et il est vrai que hors de tout contexte historique, sociologique ou autre, le langage vide de sens devient objectif. Mais le contexte quel qu’il soit est toujours là et ses mots sont alors à remplir, et tout comme les contextes sont changeant de par l’histoire de chacun, les sens des mots sont eux aussi changeant. Le langage est une construction personnelle, chacun rempli de sens ces mots, ce patrimoine commun. Chacun se construit sa propre interface de communication qui a ses propres spécificités. C’est alors que s’est crée une incohérence entre le mot et son idée qui est difficilement perceptible car le mot est comme un bol dont l’eau qui le remplit en est l’idée. De l’extérieur tous ces bols peuvent sembler identiques mais l’eau, ce sens attribué à chacun est nuancé chez tous. Une fois utilisé le langage devient alors effectif et pour chaque individu le signifiant et le signifié ne deviennent qu’un, Le signifiant devient les limites de l’idée, le signifié devient le signifiant et rien d’autre. Et c’est justement ce choc de signification créé par cette incohérence entre le langage rigide et ses sens changeant qui créé des discordes, car finalement les discordes sont des débats de sens. Mais le mot est plus, le mot est invocateur, à sa prononciation c’est un monde qui se dessine pour et par chacun. Un premier individu n’imaginera pas une chaise comme l’imagine le deuxième. Mais le mot reste un outil, et il ne fait pas plus que de poser en sujet des signifiés qui n’on aucunement besoin de lui pour être. Le langage reste un outil de perception humain, le monde dépasse notre entendement comme il dépasse et n’a que faire de nos mots.

Le mot est comme un cadeau, C’est une boite commune à tout autre mais riche de sens pour celui qui le donne.

Guillaume Deloison.

Le rapport Corps | Esprit


Le rapport Corps | Esprit

Les adages, les contes et les histoires mettant en garde contre les illusions du corps sont nombreuses, au point qu’on en oublierait que le corps et l’esprit sont reliés. Il est évident qu’il faut se méfier des apparences, mais ces 2 entités sont elles si dissociées ? Laquelle est la plus apte à définir l’individu ?

C’est tout d’abord à travers le corps que nous sommes identifiés, nous sommes donc notre apparence pour tous les autres, il me semble alors juste de dire que nous sommes au moins notre apparence. Mais je suppose que chaque individu se sent plus profond, plus riche et complexe  que ce qu’il dégage à l’extérieur. Chacun se sent donc plus « lui » par l’esprit que par le corps. Face à ces observations il me semble alors évident que la dissociation des 2 entités n’est pas envisageable pour une définition complète de l’individu. Comment pourrions nous être plus notre esprit que notre corps alors que c’est par ce dernier que nous sommes identifiés par tout les autres et vice versa. Les beautés du corps et de l’esprit me semblent donc complémentaires.

Les apparences peuvent être trompeuses, certes, mais il me semble qu’il ne faut pas oublier que c’est l’individu qui fait l’apparence. C’est donc l’esprit qui par le corps, trompe. Alors de quoi faudrait-il plutôt se méfier ? Il me semble que cette question ne se pose même pas, car c’est donc bien de l’individu en lui-même qu’il faut se méfier. Car même si c’est l’esprit qui semble à l’initiative de la tromperie, le corps aussi des fois, « de lui même » trompe. Ou peut être que finalement il ne trompe pas mais plutôt que ce qu’il dégage est mal interprété. Car finalement le corps n’est qu’un moyen de communication grâce au langage complexe qu’il nous permet de prononcer, à une ouïe qui nous permet de le comprendre… etc. Mais le corps nous permet plus que de communiquer, il nous permet de voyager, de construire, de créer … Il me semble alors clair que le corps n’est finalement qu’un outil. Mais ce n’est pas un outil fini, au contraire il est à définir.

L’esprit, comme l’artiste, peint l’oeuvre qui le rendra publique.

À définir de nous même d’un acte conscient, réfléchi, comme l’on aiguise un couteau. Le corps doit être plus qu’un simple prolongement de l’esprit, il doit en être son moyen de se faire comprendre au mieux par tous. Et c’est pour ça que ce comportement ne cherche pas à tromper l’autre, au contraire. C’est un élan vers l’autre, c’est s’intéresser à lui pour mieux communiquer, pour que le corps ne soit plus une barrière mais une porte ouverte.

 Guillaume Deloison.

 

EDIT: Je prépare actuellement une suite à cette article, elle sera filmé et monté dans le cadre d’une série de podcast philosophique. Je compte dépasser la vision occidental dépeinte içi. j’ai de nombreuses critique à apporter à mon texte. Il est temps de réapprendre le sens du corps. Mettre à jour la nuance entre le corps mécanique, et le corps en mouvement, de logique organique.

Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?


Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?

Prendre un livre, écouter une musique, partager un repas avec quelqu’un,  se lever pour travailler… Choisir est un verbe de mouvement qui s’impose à nous à chaque instant, qui précède chaque geste et  chaque action. Kant disait « Agit de telle sorte que la maxime de ton acte puisse être érigé en principe universel ». L’acte de chacun étant en lui-même choisi, par cette décision nous définissons ce qu’on choisit d’être, ou définissons nous la vision de l’homme comme nous imaginons qu’il devrait être ?

L’ombre suffit elle à rendre la richesse de cette vision ?

Il faut tout d’abord bien cerner ce qu’est le choix, car la dérive est facilement faite. L’acte qui en résulte n’est pas le choix et il serait faux d’attacher l’acte réalisé à ce dernier qui n’était que théorique et non concret car sinon cela laisse supposer que l’acte est le parfait reflet de soi.  Que les actes définissent plus que les intentions, que la forme finalement définit plus que le fond. Et pourtant l’acte est bien souvent différent du choix qui le précède. Le choix ayant pour prétention de définir l’être il me semble alors plus juste donc de n’en garder que le fond, l’essence même de l’être, ce qui l’anime. Le choix est une favorisation d’une option parmi d’autres, elle témoigne donc des gouts, des désirs de chacun. Il semble alors qu’elle est une définition de l’être individuel, premièrement.

Mais qu’en est-il de l’extension de cette définition au genre humain?Chaque décision prise serait le reflet de l’homme parfait tel que nous le pensons ? Chaque homme à chaque instant agirait en tant que guide de l’humanité. Aurait-il la responsabilité de représenter chaque être? Admettons, mais cette idée me semble des plus prétentieuses, comme si chaque choix fait devait être le choix de chaque homme, comme si celui qui choisit adoptait un modèle universellement bon, correct et qui devrait être adopté par tous. Cette idée rejette une notion d’équilibre entre chaque extrême qui me semble pourtant apparemment nécessaire entre beaucoup de choses. Vouloir supprimer la richesse de la diversité pour un modèle froid et rigide qui ne fonctionnerait que comme une mécanique. De plus, définir l’homme c’est définir le monde, sans vouloir réduire le monde à l’homme mais plutôt comme si l’homme parfait avait propension à étendre son modèle à tout être vivant, car pourquoi s’arrêter à l’espèce humaine après tout ? Chaque être capable de faire un choix devrait alors adopter ce système de pensée. Il me semble alors évident que chaque acte n’est pas en proie à une telle responsabilité, Mais plutôt que nous agissons pour le mieux, d’abord à notre échelle, pour notre bonheur, et le bonheur des un fait le malheur des autres. Le choix ne serait alors qu’une définition de l’être.

À moins qu’une telle définition, celle de l’être, ne se limite pas au fond, mais au tout, à l’être en entier, au fond et à la forme. L’acte serait alors le chaînon manquant à une définition plus juste de l’être, étant individualisé, dépendant du contexte et de tant d’éléments, comme la capacité à réagir. L’acte, conjugué au choix, permet donc une définition plus précise de chaque être.

Guillaume Deloison.

Vivre pour le plaisir ou pour le juste?


Vivre pour le plaisir ou pour le juste?

Vivre pour le juste, c’est vivre pour ce qui est bon, pour ce que l’on considère bon. C’est vouloir partager, amener les autres à comprendre ce qui pour nous est bon et nous rend heureux. En vivant pour le juste l’on se pense toujours légitime, et luttant pour la vérité, pour le bien. C’est une position beaucoup plus collective que de vivre pour le plaisir. Mais cette lutte après tout, est elle réellement légitime. Un Homme peut il prétendre savoir ce qui est réel et ce qui rend heureux ? Cette volonté de partager ce qui convient à soi-même peut être néfaste même partant d’un bon sentiment. Les plus grands massacres ont été commis, persuadés de leurs bons fondements. Vivre pour le plaisir est certes plus égoïste, ne prenant comme but que sa propre satisfaction, mais est aussi alors une position beaucoup plus tolérante. Dans le sens où l’autre et ses pensées sont présentes mais non considérées, mises à coté, tolérées finalement. Mais que se passe t’il quand la satisfaction des plaisirs personnels s’entrechoquent et s’opposent ? Car celui qui vit pour le plaisir ne peut oublier l’autre, car les multiples réseaux d’interdépendance mènent forcément à des intérêts contraires. Il me semble alors que vivre pour le plaisir ou pour le juste n’est pas un choix à faire, mais un métissage nécessaire. Comprendre que l’autre n’est pas identique mais semblable, mais que l’autre dans sa différence est un plaisir à découvrir.

Comme les valeurs élevées et les plaisirs terrestres, c'est l'union de la terre et du ciel qui crée l'horizon et l’équilibre de notre monde.

Comme les valeurs élevées et les plaisirs terrestres, c’est l’union de la terre et du ciel qui crée l’horizon et l’équilibre de notre monde.

Guillaume Deloison.

La tolérance, amour de l’être.


La tolérance, amour de l’être.

Tolérer, c’est s’ouvrir aux autres, s’affirmer ouvert aux idées extérieures qu’elles quelles soient. En tolérant l’on accepte de se mettre au courant de l’autre, l’on accepte de s’ouvrir au monde et de sortir de sa forteresse de pensées. C’est alors que toute chose ne sera plus bonne ou mauvaise, mais simplement sera. La contemplation de la vie deviendra alors une activité heureuse, regarder la vie comme l’on regarde les sursauts d’un feu dont on admire l’étincelance et les courbes. Mais la tolérance s’applique aussi à sa propre personne, cela permet de se détacher des jugements fait à notre égard qui bien souvent pousse au désastre, au malheur, pour apprendre à s’aimer, à simplement aimer vivre et cesser de voir toutes nos idées différentes comme des paradoxes mais comme des richesses qu’il faut utiliser pour agir dans la modération, le totalitarisme et l’excès menant au déséquilibre puis à la chute. Et lorsque l’amour de soi sera aussi effectif que l’amour de l’autre, et inversement, que l’amour de la vie, ce feu que l’on admirait plus tôt deviendra alors une partie de nous, comme nous deviendrons une partie de ce tout. Comprendre que dans le tout, il ne faut pas oublier le nous.

Comme un ciel en feu, le coucher de soleil que l'on admire, donne un reflet semblable à ce qui nous entoure

Comme un ciel en feu, le coucher de soleil que l’on admire, donne un reflet semblable à ce qui nous entoure

Guillaume Deloison

Le philosophe, seul vrai fou ?


Tout les modèles de pensées pour être viables se doivent d’être cohérent, mais le philosophe prônant la remise en question de touts les principes et toutes les conclusions, est sans cesse dans la remise en question de son propre système de pensée, dans un incertain perpétuel qui remettrait même les autres pensées en question et en situation de non cohérence. Alors finalement le philosophe ne serait il pas le seul vrai fou ? vivant dans un monde incohérent. Mais la cohérence finalement est elle un gage de viabilité pour les modèles de pensée?

L’intolérance, née de l’ignorance et géniteur d’un diktat sur l’être.


L’intolérance, née de l’ignorance et géniteur d’un diktat sur l’être.

[Ce contenu ne reflète plus ma pensée (et contient de belle connerie) mais je le laisse comme témoin de mon évolution dans sa continuité]

Cette notion me pousse à la réflexion de par l’intolérance dont je fais preuve envers elle. Je ne pouvais m’arrêter a un simple jugement négatif, faisant preuve moi même d’intolérance. Loin de moi l’idée de vouloir être parfait mais cette relation vicieuse me poussait à réfléchir. Pourquoi mon intolérance serait elle plus justifiée ? J’ai donc entrepris d’être tolérant envers l’intolérance, car pourquoi serait-elle négative après tout ? Cela ne pourrait être qu’une analyse primaire qui me fut enseignée par ma société. Alors d’où vient l’intolérance et à quoi mène-t-elle ?

Comme une cage, l’intolérance enferme dans un monde hermétique et codé

Généralement issue de l’ignorance, elle résulte surtout d’une incompréhension due à un manque d’outils de compréhension, de savoir. En effet l’intolérance suppose 2 parties en opposition par leur pensées, qui font preuve chacune  d’une cohérence dans leurs systèmes de réflexion, les 2 parties sont alors logiquement compréhensible. Mais c’est ce manque d’intéressement envers l’autre, ce manque de remise en question de soi qui crée alors l’intolérance. Même si cette définition de l’origine de l’intolérance semble concise, peut être trop, je pense qu’elle s’applique a tout type d’intolérance, même une intolérance réfléchie envers un courant de pensée qui pourrait représenter le mal absolu, car ce courant avait forcement crée un système cohérent qui pour lui était bon ( je ne dit pas qu’un système intolérant est forcément bon). Mais à ce stade rien ne nous permet de dire si cette notion est bonne ou mauvaise. Cependant l’on peut voir qu’elle conduit à une confrontation de valeurs contraires qui s’entrechoquent et qui mènent au rejet, au malheur, à la guerre, puis  à la mort. Mais si elle mène à la guerre, cela signifie qu’elle conduit aussi au combat pour sa survie, les 2 ennemies faisant preuve d’intolérance l’une envers l’autre.

La ou pour moi l’intolérance prend toute sa nocivité c’est quand la confrontation des idées va  crée un enfermement de l’individu dans ses propres convictions, pour se justifier de leur bon fondement, jusqu’a les pousser à l’extrême pour devenir alors aliénant, l’être épousant et devenant ses propres conviction. L’intolérance pousse a l’abandon de sa richesse de pensées diverses, symptôme renforcé par une autre caractéristique de l’intolérance tout aussi aliénant. Le caractère fort de l’intolérance, il fait qu’elle s’impose, génère une façon de pensée qu’il est difficile de contredire, un diktat puissant qui contrôle l’homme influençable et sans réflexion. Il semble donc que l’intolérance est nocive, et que même l’intolérance envers l’intolérance d’un autre n’est pas plus fondé car elle amène aux mêmes conclusions. Mais la question suivante se pose alors : Faut-il tout accepter ?

L’intolérance est dangereuse, si elle est présente, mais c’est la responsabilité de chacun de faire preuve de tolérance, d’effacer cette source de conflit et de cette manière permettre à tout à chacun de vivre sans danger. Mais il n’est pas souhaitable d’accepter l’intolérance car de la même manière elle est dangereuse et peu mener à une destruction de l’être par la guerre ou même par une influence psychologique. Il n’est cependant pas plus souhaitable de réagir par de l’intolérance, par un mimétisme infantile. L’intolérance seule ne signifie rien, elle s’attache à des idées contraires. Pour l’effacer il faut donc comprendre ce qui enferme l’autre dans son intolérance et l’amener a s’ouvrir a l’autre, non pas a le faire changer d’idée, mais a devenir tolérant envers des idées contraires, car il serait prétentieux de vouloir amener l’autre a épouser ses propres idées en pensant qu’elles sont meilleures.

Guillaume Deloison.

Honneur, orgueil et ego, sacrifice de l’être.


Honneur, orgueil et ego, sacrifice de l’être.

Honneur, orgueil et ego, plusieurs mots traduisant une même idée. Celle d’une réflexion personnelle quant à la vision extérieure que l’on dégage, qui se déclare en permanence chez ceux qui ne sont pas autonomes dans leur choix et qui épousent parfaitement les mœurs d’une société. Sentiment, interprétation personnel de soi à travers autrui, à quoi peuvent bien mener ces concepts qui pousse à s’interroger sur soi et sur les autres ?

Comme une tache de sang, l’arbre laisse tomber ses feuilles pour survivre à l’hiver

L’honneur repose toujours sur l’ensemble des choses qu’il est souhaitable, et qu’il faut faire dans une société donnée. Pour être honorable il convient donc d’agir selon une charte de comportement préétablie en quelques sortes. Agir conformément a cette « charte » est des plus évident quand les valeurs des individus qui constitue une société sont en parfaite cohérence avec cette même société. Cependant ce comportement exclu totalement la raison, ne reposant que sur des principes « fluctuant » d’une société à une autre, prodiguant parfois le meurtre d’un individu aux croyances différentes ou d’autre fois la lapidation d’un proche, les pires atrocités étant souvent commises par des personnes convaincues d’agir par honneur, d’agir « bien ». Le bien fondé d’agir selon l’honneur se pose alors, d’autant plus que l’honneur (à consonance positive) passe à orgueil (comparable mais à consonance négative) selon l’observateur. Un même acte étant définit différemment d’orgueilleux ou reposant sur l’honneur selon celui qui le juge. Mais cette relativité dans le bien fondé de l’honneur pose un problème d’autant plus fort lorsque un choix doit être fait chez un individu capable d’user de raison, et de se détacher un temps sois peu de la société. En effet cette individu doué de réflexion devra peser le pour et le contre entre les valeurs qui lui semblent « juste » et « injuste » alors qu’elles lui auront été enseignées de la même façon et qu’il devra s’opposer seul à ce que sa société avait pourtant déterminé de « bon ». Ceci demande donc une vraie réflexion personnelle qui ne pourra malheureusement pas être achevée et appliquée par tous. C’est alors qu’une réel crise intérieure peut avoir lieu, le « paraitre » prenant place sur « l’être » délaissé pour des raisons extérieures a soi. C’est en cela que l’honneur, l’orgueil et l’ego (interprétation personnelle de soi à travers l’autre qui pousse aux mêmes actes pour le satisfaire) est un sacrifice de l’être.

Un sacrifice, oui, mais pourquoi ? Un sacrifice supposant toujours un retour, Que justifie cette prise de pouvoir du paraitre sur l’être ? Envisageons donc de ne pas respecter cette « charte » de comportement des sociétés, de ne pas faire se sacrifice, que se passerait t-il alors ? Exposer, affirmer sa différence face au groupe prédominant, confronter ses valeurs créerait  alors un choc qui conduirait à une réaction primaire, un rejet de ce groupe comme pour se défendre face a l’inconnu, et donc à une situation de  solitude peu recommandable et sûrement inconsciemment rejeté de par le danger à laquelle elle expose face aux problèmes. Ce sacrifice  permet donc de s’intégrer au groupe, d’entretenir des rapports avec l’autre en s’adaptant à lui au dépit de soi-même.

Guillaume Deloison.

Dirigeants religieux, monstres centenaires.


Dirigeants religieux, monstres centenaires.

La religion, concept pluriel qui se décline sous plusieurs formes, en partant des religions du livre (Chrétien, juif, musulman) jusqu’au polythéistes, animistes ou autres. Toutes donnent un enseignement de la vie, un système de valeurs d’une part, et une relation avec « dieu » d’autre part. Toujours inscrites dans une relation intérieure avec « le seigneur » quel qu’il soit, les religions ayant vu apparaitre des dirigeants religieux sont nombreuses mais quelle est leur légitimité dans ce rapport personnel qui guide vers le bonheur par ses principes en somme ?

La religion est une expérience, une réflexion personnelle qui appelle chacun de ses fidèles à raisonner par soi même. « Sapere aude » finalement ! Tout comme les courants de pensées philosophiques pourraient s’ériger en religion, ces dernières ont émergé par l’avènement d’un être qui diffusa une parole qui fut reprise par un groupe d’individu, une communauté, une société. Cette exploration personnelle est de plus guidée par certains commandements qui permettent de se rapprocher de dieu en faisant le bien, de se rapprocher du bonheur finalement aussi. Dieu serait peut être alors une personnification du bonheur ? C’est autre chose. Mais la religion, du moins ces prophètes ont unanimement toujours prôné la tolérance, et de cette manière n’ont fait que proposer leur religion. De cette manière le maitre spirituel, quant à lui ne semble pas mauvais car il s’inscrit comme une aide, une intermédiaire entre l’homme et dieu. Le dirigeant religieux est différent et n’a pas même raison d’exister, se posant comme maître à penser et se moquant de certains principes fondamentaux. Les multiples guerres saintes, les manipulations mentales et autres atrocités en sont les exemples. Comment dieu aurait il put créer des êtres sexués et en proie à de multiples pulsions sexuelles si c’est pour nous demander de les réprimer par la suite, créant des individus frustrés et perdus, déchirés entre ce qu’il voudrait faire et ce qu’on leur dit de faire.

Ces dirigeants rompent la réflexion personnelle en manipulant l’individu par un système de « récompense » déterminé par le comportement. Avec d’un coté le « paradis » et de l’autre « l’enfer » alors que ces entités n’avaient auparavant jamais était présentées comme une carotte et un bâton mais comme une réponse au mystère de la mort. Cette prise de pouvoir de certains hommes sur d’autres semble donc tout à fait illégitime, ne s’insérant dans aucune logique de bases des religions. Mais nous ne pouvons nous arrêtez a une pensée qui se dirige dans une seule direction. Envisageons donc de considérer la légitimité de ces individus. Les systèmes religieux ont après tout rassemblé des milliers d’individus, dans ces conditions il semblait nécessaire de mettre en place une certaine organisation, d’autant plus que l’illettrisme moyenâgeux a nécessité l’émergence de personnes, au contraire, lettrées pour permettre la diffusion, et un apprentissage. Malheureusement il leur a était permis de tirer profit de leurs positions et l’arrivée de telles personnes semblent finalement uniquement dû à des problèmes « logistiques », matériels en quelques sortes. Il semble alors difficile de considérer le dirigeant religieux comme légitime pour la seule raison de la religion.

Merci à Abd Al Malik qui m’a permis d’entrouvrir les yeux sur la religion que je rejetais en bloc, en m’amusant des religieux que je trouvais naïfs, cultivant injustement une intolérance qui n’avait pas à être dirigée envers les religieux en eux même.

Merci à Francesco et Luca Cavalli-Sforza pour leur ouvrage « La science du bonheur » qui m’a permis de faire évoluer ma réflexion.

Guillaume Deloison.

Le bonheur, tributaire de la société.


Le bonheur, tributaire de la société.

Le bonheur, concept compliqué et riche en définition. Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Et c’est elle aussi qui fait d’une chose un objet désirable et plus ou moins nécessaire. Le bonheur est il donc une création de la société ou nous permet elle d’accéder à ce bonheur bien réel mais définit par elle-même ?

comme un tracée vers le bonheur, les immeubles créent des lignes horizontales qui guide le regard vers ce ciel pure.

Cette réflexion semble donc s’opposer totalement à une pensée sartrienne qui placerait  la société comme un enfer : « l’enfer c’est les autres ». Mais supposons donc un individu absent d’une quelconque société. L’idée même de « bien » et de « mal » n’aurait aucun impact sur lui, il serait simplement sujet à ses pulsions animales et ses besoins naturels, physiologiques. Se contenterait-il de vivre alors ? Ne pourrait-il pas être heureux ?  L’état de cet homme ne pourrait être rapproché de l’animal car ce dernier est très souvent en société et les exceptions qui échapperaient à cette généralité pourrait alors se rapprocher de notre exemple et pourrait alors même le confirmer dans une certaine mesure car ces êtres solitaires semblent bien étrangers au bonheur. Mais si j’écris ne serais-ce pas car la société à laquelle j’appartiens érige le bonheur comme le « bien » qui doit être la quête dans la vie de chacun. « Just be happy ».En somme la société qui détermine le « bien » et le « mal » crée le bonheur, mais aussi donc le malheur. La société fait donc plus que créer le bonheur, elle apporte UNE sensibilité, dans le sens ou un homme non socialisé obtiendrait sûrement une sensibilité propre de par son expérience de la vie, ce qui lui aurait apporté de la douleur physique définit alors comme « mauvais ». Une société semble  alors plus apporter une sensibilité par l’expérience de ces membres passés et par son influence sur ces membres présents que le bonheur en lui-même. UNE société définit Un bonheur en quelque sorte mais ne crée pas le bonheur, le concept en lui-même. C’est finalement plus l’expérience de la vie qui crée le concept, la relation avec la société n’est donc pas si éloignée et l’interrogation est donc légitime et affirmer que la société crée le bonheur n’est pas absolument faux, l’expérience de la vie individuelle n’étant pas permise par la difficulté pour l’homme à vivre en bête de proie et sa nécessité d’ériger des sociétés pour vivre.

La société ne crée donc pas à proprement parlé le bonheur mais en définissant le « bien » et le « mal » et créant un système de valeur elle cristallise Un bonheur qu’il est souhaitable d’atteindre dans une société donnée. De cette manière elle permet à ses membres d’identifier le bonheur et de le rendre accessible, visible. Elle offre donc un ensemble de valeurs et de normes qui intériorisées mènent au bonheur, de la même façon que la religion offre un système de valeurs à respecter. Mais dans un contexte de crise de valeurs, de rencontre des sociétés, comment intérioriser un système plutôt qu’un autre qui affirme que le mien est mauvais et vice-versa ? C’est alors qu’il faut faire preuve de réflexion pour se créer son propre système avec ses propres valeurs, mosaïque des cultures ou, quand on n’a pas les pièces suffisantes pour réellement créer quelque chose, bêtement, simplement intérioriser les valeurs de sa société mais c’est alors que la haine prendra forme, incapable de tolérer un système alternatif qui remet en cause notre chemin vers notre bonheur.

La société, qui se compose par nécessité humaine (Comme Nietzsche a pu l’expliquer dans « le gai savoir ») créer donc le bonheur par l’appréciation de la vie qu’elle donne à ses membres en apportant une sensibilité par sa définition du « bien et du mal ». Par la suite, c’est l’intériorisation, remise en cause par la pluralité des sociétés qui se rencontrent, de certaines valeurs qui permettent d’identifier son propre bonheur et de le rendre accessible.

Guillaume Deloison.

Le blog de mes réflexions philosophiques


Je me lance dans la rédaction de mes pensées

Je ne voulais pas écrire de la philosophie de bistrot alors je me suis longtemps censuré ne me sentant pas à la hauteur. Je m’essaye maintenant à cette exercice en espérant ne pas tomber dans des lieux communs et en espérant ne serait-ce que pour une personne, faire évoluer sa réflexion.

Merci et bonnes lectures

Guillaume Deloison.