PHILOSOPHER – VOLTAIRE


« L’esprit d’une nation réside toujours dans le petit nombre, qui fait travailler le grand, est nourri par lui, et le gouverne. Certainement cet esprit de la nation chinoise est le plus ancien monument de la raison qui soit sur la terre » – Voltaire. (1756). Essai sur les mœurs et l’esprit des nations

François-Marie Arouet, dit Voltaire, naît le 21 novembre 1694 à Paris. Il meurt dans la même ville le 30 mai 1778 à 83 ans. C’est un écrivain et philosophe français. Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, Voltaire est féru d’arts et de sciences. Il est en faveur d’une monarchie libérale, éclairée par les philosophes. Son œuvre littéraire est riche et variée. Par sa production théâtrale importante, ses longs poèmes épiques, telle La Henriade, et ses œuvres historiques, il est l’un des écrivains français les plus célèbres du 18e siècle (« Voltaire », 2019).

Voltaire n’est qu’une sale merde. C’est facile de jouer les rebelles quand on n’est qu’un bouffon de grande renommée. Je le hais car il fait de la liberté et de la raison des inepties mutilantes. Attaquons radicalement ses conceptions d’une rageante actualité. C’est l’autorité sous un masque hypocrite.

V O L T A I R E

Voltaire serait le philosophe de référence des lumières. Sa conception de la liberté et de la raison s’opposent à celles d’autres philosophes de son temps comme Rousseau ou les matérialistes Diderot et d’Holbach (« Voltaire », 2019). Il exprime l’effervescence du siècle. Ses multiples œuvres témoignent des changements de conceptions de ses contemporains.

Selon Voltaire, Il est impossible de nier l’existence de « Dieu ». De plus, il serait « impossible de le connaître ». L’existence d’un « éternel géomètre » serait une évidence rationnelle : « J’ai contemplé le divin ouvrage, et je n’ai point vu l’ouvrier ; j’ai interrogé la nature, elle est demeurée muette » – Voltaire. Dieu serait cause première. Cependant Voltaire rejette toute incarnation. « Tous ces prétendus fils de Dieu » seraient « des contes de sorciers ». Son déisme est dépouillé de nombreuses conceptions religieuses qu’il juge absurdes (« Voltaire », 2019).

Dans le finalisme des religions, le monde est dirigé vers une destinée finale. Sous la plume de Voltaire, cela devient un fatalisme. Dieu ne serait ni bon ni mauvais. Il serait tel qu’il est. Il serait naturel : « La terre est couverte de crimes (…) ; cela empêche-t-il qu’il y ait une cause universelle ? (…) Demander pourquoi il y a du mal sur terre, c’est demander pourquoi nous ne vivons pas autant que les chênes. » – Voltaire. (1769). Tout en Dieu, commentaire sur Malebranche.

Voltaire condamne les idéalismes dogmatiques qui dévalorisent l’existence, la vie, la nature, les relations sociales et familiales. Cela au profit d’une quelconque abstraction ou d’un « Dieu » illusoire (« Voltaire », 2019). Il préfère un « Dieu » naturel. Bien que rejetant le dualisme, sa conception de la nature est irréductiblement mystique, inconnaissable. C’est sur cette dernière que repose sa conception de la liberté.

Dans la philosophie empiriste de l’anglais John Locke, Voltaire trouve une doctrine libérale qui s’adapte parfaitement à son idéal utilitaire. Seule l’expérience nous instruirait et la raison définirait ce qui est utile ou non au bonheur de l’homme. Pour Voltaire, On ne peut pas connaître Dieu, mais on peut connaître l’expérience du bonheur. De façon rationnelle, la société devrait donc maximiser le bien, c’est à dire ce qui est utile, ce qui a de la valeur (« Voltaire », 2019).

Voltaire tire de cette doctrine la ligne directrice de sa morale. La tâche de l’homme serait de prendre en main sa destinée, d’améliorer sa condition, d’assurer et d’embellir sa vie par la science, l’industrie et les arts. Tout cela reposerait alors sur une bonne « police » des sociétés (« Voltaire », 2019). La liberté serait donc d’organiser sa vie et la société de façon utilitariste.

Selon Voltaire, les hommes, de différents bords culturels, pourraient s’allier en vue d’une société équilibrée et équitable. Ce n’est pas parce qu’ils formeraient un groupe homogène que les hommes s’allieraient mais parce qu’ils seraient liés entre eux par le civisme. Sa morale « civique » ou son éthique « citoyenne », « universelle » respecte ainsi sa conception utilitariste de la liberté (« Voltaire », 2019).

Voltaire n’utilise pas le mot « laïcité » en tant que tel. Son civisme ferait cohabiter toutes les attitudes religieuses et opinions métaphysiques, l’athéisme inclus. Ceci se joint à son combat pour la liberté d’expression (« Voltaire », 2019).

Pour voltaire, la croyance en un Dieu serait utile sur le plan moral et social. Sa philosophie déiste conçoit les société sur un modèle hiérarchique. Œuvrant pour une monarchie libérale, Voltaire écrit le célèbre alexandrin : Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer (Lange, 1877).

Résumons la pensée de Voltaire :

Le monde n’est qu’en partie connaissable. Les hommes, doivent viser l’utile par la raison. Une société d’hommes libre est une société hiérarchique.

S I T U A T I O N

Voltaire vécu en Angleterre de 1726 à 1728 et admirait cette « terre de philosophe » (« Voltaire », 2019). Au 18e siècle, celle-ci connaît de nouveau le phénomène de l’enclosure. De riches marchands investissent massivement dans les campagnes. Les terres sont alors clôturées. Auparavant, leur administration était commune : les champs de superficie importante n’avaient pas de limite physique. Cette administration se transforme donc en système de propriété privée : chaque champ est séparé du champ voisin par une barrière. L’étendue des terres confisquées par les plus riches aux plus pauvres est importante. Apparaît alors toute une classe d’individus sans terre à la recherche de travail. Ils deviennent ouvriers agricoles ou vagabonds. Depuis le 16e siècle, ces enclosures transforment ainsi une partie de la population rurale en une population urbaine (« Mouvement des enclosures », 2019).

Les philosophes et les écrivains des Lumières marqueront leur siècle. Les Lumières s’opposent à l’obscurantisme des institutions religieuses par la diffusion des connaissances. En luttant contre l’ignorance, grâce à l’éducation, les hommes accéderaient à la liberté et au bonheur. (« Siècle des lumières », 2019). En 1687, Newton décrit la loi universelle de la gravitation et pose les bases de la mécanique classique. Il a aussi effectué des recherches dans les domaines de la théologie et de l’alchimie (« Isaac Newton », 2019). En 1748, Leonhard Euler publie un livre traitant de l’étude générale des fonctions : exponentielles, logarithmiques, trigonométriques (Sagaut, 2008-2009). En 1775, Lavoisier découvre le rôle de l’oxygène dans la combustion, une révolution scientifique majeure qui marque la naissance de la chimie moderne (« Siècle des lumières », 2019).

Ce siècle est l’apogée du commerce triangulaire : les produits manufacturés viennent d’Europe, les esclaves d’Afrique et les produits agricoles d’Amérique. Six à sept millions d’esclaves noirs au minimum sont ainsi déportés par les Européens vers l’Amérique. On estime que pour un·e esclave qui arrive en Amérique, cinq autres ont été tué·es en Afrique au cours des razzias ou sont mort·es en mer. À cela, s’ajoute la traite en direction des pays musulmans de la Méditerranée et des pays d’Orient et d’Extrême-Orient. Les négriers achètent leurs esclaves à des chefs et souverains locaux. Ces derniers razzient les tribus voisines et échangent leurs prisonniers. De nombreuses tribus disparaissent alors. D’autres se regroupent et constituent des États qui deviennent à leurs tours marchands d’esclaves (« XVIIIe siècle », 2019).

De nombreux auteur·ices et notamment Voltaire, sont inspiré·es par l’empirisme de l’anglais John Locke (1632-1704). L’expérience serait à l’origine de la connaissance. Son empirisme sensualiste, privilégiant les sens, s’oppose au matérialisme de Hobbes. Il rejette aussi la notion d’idées innées soutenue par Descartes. Locke vit à une époque charnière : la fin des guerres de religion, les débuts du rationalisme et une époque de forte opposition à l’absolutisme en Angleterre. Pour lui, le politique s’occupe du monde présent et la religion du monde de l’au-delà. Les deux seraient séparés. Il participe aussi aux développements naissants des théories du contrat social, de la loi et du droit naturel, et de l’état de nature. Il s’intéresse aux prémices du libéralisme. De plus, Locke est un pilier du développement de la traite négrière. Il est un des principaux investisseurs de la Royal African Company (« John Locke », 2019).

C R I T I Q U E D E V O L T A I R E

Voltaire est l’un des plus illustres des Lumières. À tort. Il n’est illustre que parmi les hypocrites qui se sont réclamé·es et se réclament aujourd’hui de sa pensée. Les principes d’égalité, de raison et de liberté sont pour beaucoup des moyens de masquer les cadavres en insultant leur mémoire. Pour porter encore cet horizon des Lumières, critiquons-le radicalement. Éclatons l’hypocrisie de tous les autoritaires.

Voltaire est violemment homophobe (Borillo et Colas, 2005). Selon lui, on ne peut faire de l’homosexualité une loi naturelle car elle ne serait pas universellement partagée. De toute évidence, l‘hétérosexualité serait majoritaire et nécessaire au renouvellement de l’espèce. Dans la même logique sexiste, il assigne les femmes à la reproduction. Cette logique dépasse de loin l’esprit de son temps, elle a d’ailleurs toujours court. Voltaire légitime la hiérarchie sociale par la nature. C’est une supercherie. Sa conception n’a que peu à voir avec ce qu’on nomme nature.

Voltaire est végétarien mais ne s’attaque pas à la hiérarchie des espèces. Il s’oppose à Descartes et son concept « [d’] animal machine ». Les animaux auraient une « âme ». En cela, Voltaire s’inspire des ouvrages hindouistes traduit et étudiés à l’époque (« Voltaire », 2019). Pour les mêmes raisons, il méprise le médecin matérialiste La Méttrie avec son concept « [d’]homme machine » (« Julien Offray de La Mettrie », 2019).

Même si Voltaire réprouve, en principe, l’esclavage, il possède un « gros portefeuille » d’actions de la Compagnie des Indes, compagnie qui pratique la traite négrière. Ses conceptions autoritaires légitiment alors l’esclavage : « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. » (« Voltaire », 2019). Dieu ne définirait plus les dominant·es ou les dominé·es selon ses fins. La hiérarchie deviendrait normale et inévitable en soi. Ce registre fataliste légitime les conceptions racistes, sexistes, autoritaires, comme encore largement de nos jours. Mais ce qui est, ne légitime pas ce qui doit être. La hiérarchie existe, mais pourquoi devrait-elle continuer d’exister (Gallen & Monvoisin, 2018) ? Seule une pensée autoritaire y voit une évidence.

Voltaire est un pseudo-naturaliste. En effet, l’affirmation de son naturalisme n’a aucune conséquence sur sa philosophie. Il ne peut envisager que l’univers s’organise sans intentionnalité, qu’il s’auto-organise : « L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer, que cette horloge existe et n’ait point d’horloger. »Voltaire. Cette métaphore de la montre aux rouages si bien agencés, en appel à notre ignorance (Silberstein, 2013). L’univers serait déterminé, mais il ne serait qu’en partie connaissable. Il serait donc en bonne partie mystérieux. Certes sa conception du monde, son ontologie, est moniste le monde serait un ; mais sa conception du connaissable, son épistémologie, est dualiste. Le monde se diviserait ainsi entre connaissable et inconnaissable. La perfection du cristal peut bien émerger du hasard de l’interaction de ses molécules, mais l’humain ! Ce serait autre chose ! Dans Candide, Voltaire se moque de ceux qui pensent que « tout est au mieux », que les nez seraient faits pour porter des lunettes et les cailloux pour être taillés par l’homme. Néanmoins, lorsqu’il parle de hiérarchie, il raisonne lui-même à rebours : il justifie la situation, après coup, par un état de fait (Le CorteX, 2011). Quand par inadvertance on touche une cible, c’est fatalement qu’on l’aurait visé ! Il fallait que nous existions, ce ne serait pas un hasard ! La hiérarchie existerait parce qu’il fallait qu’elle existe ! Cette complaisance est répugnante. Il ne faudrait donc pas fatalement que le caillou soit taillé, en revanche il faudrait que la femme fasse des enfants et que l’esclave ait un maître ! Ce monde serait trop bien foutu pour que Dieu n’existe pas ! L’hypocrisie est mordante. La conception mystique de Voltaire légitime le statut-quo. Dans cette logique, Il est favorable au progrès technique mais pas aux progrès sociaux.

Il n’y a rien de naturel à définir des choses comme utiles en soi. Utiles pour qui ? Utiles pour quoi ? Voltaire soumet la diversité des activités et des comportements à sa conception utilitariste. Sa conception fataliste et mystifiée de la nature cache une injonction productiviste. Il ne s’agirait plus de se soumettre à une autorité divine, mais à celle de la production. Est-ce utile ou non ? Le travail et la hiérarchie serait alors éminemment utiles et donc rationnelle. D’autant plus pour ceux qui ont une moindre aversion pour l’atteinte à autrui, caractéristique des utilitaristes (Bandura, 1999). À l’inverse, dans cette perspective libérale, l’empathie, l’altruisme, tout comme l’aide désintéressée, ne serait pas très rationnelle. Pour voltaire, la liberté se conçoit ainsi depuis la perspective du maître (Lepage, 2017). L’économie devient la science de l’Utilité.

Pour beaucoup, par sa critique des religions, Voltaire serait un héros de la lutte contre l’obscurantisme. À vrai dire, en tant que déiste il est en accord avec l’essentiel des dogmes et se contente surtout de disserter sur ses préférences : judéophobe, voir antisémite, insultant le christianisme, attaquant l’islam même si il en fait parfois l’éloge (« Voltaire », 2019). Au delà de ses préférences, et contrairement à ce que certain prétendent, son civisme « laïque » n’est pas neutre. On n’est pas neutre quand on parle de « Dieu » (Mahner & Bunge, 1996). Ce n’est pas neutre d’accepter toutes les conceptions arbitraires. La neutralité n’est pas la moyenne des mensonges. Par ailleurs, défendre la « neutralité », impliquerait plutôt de ne présumer rien d’autre que la simple diversité matérielle (Mahner, 2013). Le civisme de Voltaire légitime l’État et sa hiérarchie, indépendamment des particularités religieuses. Mais il n’y a pas de neutralité dans un monde hiérarchique. Voltaire n’est pas le héros de tolérance que certains décrivent. Est-ce tolérant que daccepter la violence accablante de la hiérarchie ? Certainement pas. Sa philosophie accompagne donc surtout une sécularisation de l’autorité. L’autorité de l’église laisse place à celle de l’état moderne.

C O N C L U S I O N

La philosophie de Voltaire est incapable d’ouvrir un horizon égalitaire. Bien que ce dernier actualise des conceptions autoritaires, ma haine reste à tempérer. Il a répandu beaucoup de conneries, mais il en a aussi brisées quelques-unes (Saillot, 2018). Ma haine ne s’apaise qu’en pensant à pire que lui. Car il y a effectivement pire que son libéralisme. Certains réactionnaires ne s’embarrassent pas d’hypocrisie, et affirment, les mains pleines de sang, que l’autorité est l’essence de toute chose.

S’aménageant une ignorance confortable, un bonheur naïf, les libéraux entendent fixer des limites éternelles à notre raison. En cela, ils se soumettent à des conceptions autoritaires et mystiques du monde. Avec Bakounine, j’affirme que « Si dieu existait, il faudrait s’en débarrasser ». La hiérarchie abrutie. L’autorité rend stupide.

Notre monde est à l’agonie. La littérature scientifique déborde d’information pour illustrer ce désastre (« Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C », 2019). Mais les dominants ne pleurent que pour du mobilier. Ils se réfèrent à la science, à la raison, et à la nature, mais seulement quand ça les arrange. Ils ne pleurent que lorsque ça les touche personnellement. Chacun pour sa gueule ! Sans empathie leur raison défaille. Leur ignorance est meurtrière. Pour être égaux, libres et solidaires, brisons l’autorité et son monde du travail.

Guillaume Deloison – 2020

RÉFÉRENCES :

XVIIIe siècle. (2019, 8 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=XVIIIe_si%C3%A8cle&oldid=160731549

Bandura, A. (1999). Moral disengagement in the perpetration of inhumanities. Personality and Social Psychology Review. [Special Issue on Evil and Violence], 3, 193-209. https://www.uky.edu/~eushe2/Bandura/Bandura1999PSPR.pdf

Borrillo, B. & Colas, D. (2005). L’Homosexualité de Platon à Foucault.: Anthologie critique. PLON. Evelyne Pisier. 2-259-19765-5. hal-01225128 URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01225128/document

Gallen, G., Monvoisin, R. (2018, 13 Février) “Être ou devoir être, telle est la question” – La guillotine de Hume. Le CorteX. URL : https://cortecs.org/outillage/etre-ou-devoir-etre-telle-est-la-question-la-guillotine-de-hume/

Lange, F.A. (1877). Histoire du matérialisme, et critique de son importance à notre époque. tome I. partie 4. chap. 1. à partir de https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Histoire_du_mat%C3%A9rialisme/Tome_I/Partie_IV/Chapitre_1&oldid=7060547

Isaac Newton. (2019, 1 août). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Isaac_Newton&oldid=161466956

John Locke. (2019, 25 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=John_Locke&oldid=161289100

Julien Offray de La Mettrie. (2019, 4 mai). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Julien_Offray_de_La_Mettrie&oldid=159000437.

Le CorteX. (2011, 12 avril). Effet Pangloss, ou les dangers des raisonnements à rebours. URL : https://cortecs.org/materiel/effet-pangloss-ou-les-dangers-des-raisonnements-a-rebours/

Lepage, J. (2017) Rôle des mécanismes d’autorégulation dans la soumission à l’autorité. Université Grenoble Alpes. NT: 2017GREAH027. tel-01769505 URL : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01769505/document

Mahner, M. (2013). Le rôle du naturalisme métaphysique en science. Matériaux philosophiques et scientifiques pour un matérialisme contemporain. ed. Matériologiques, Chap. 1, p. 31-71 doi:10.3917/edmat.silber.2013.01.0029. https://www.cairn.info/materiaux-philosophiques-et-scientifiques-vol-1–9782919694518-page-29.htm

Mahner, M., & Bunge, M. (1996). Is religious education compatible with science education Science and Education https://www.academia.edu/3327171/Is_religious_education_compatible_with_science_education

Mouvement des enclosures. (2019, 15 mai). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mouvement_des_enclosures&oldid=159291434

Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C. (2019, 1 septembre). Wikisource. à partir de https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Rapport_du_GIEC_:_R%C3%A9chauffement_climatique_de_1,5%C2%B0C&oldid=9856398

Sagaut P. (2008-2009). Introduction à la pensée scientifique moderne. Université Pierre et Marie Curie – Paris 6. www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf

Saillot, I. (2018, octobre) Voltaire physicien. Un survol introductif. Dogma. URL : http://www.dogma.lu/pdf/IS-Voltaire.pdf

Siècle des Lumières. (2019, 23 juin). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res&oldid=160355575

Silberstein, M. (2013). Aléas et avatars du spiritualisme français au XIXesiècle. Permanence et désuétude de la détraction du matérialisme. Matériaux philosophiques et scientifiques pour un matérialisme contemporain. ed. Matériologiques, chap. 4, p. 113-151 doi:10.3917/edmat.silber.2013.01.0111. https://www.cairn.info/materiaux-philosophiques-et-scientifiques-vol-1–9782919694518-page-111.htm

Voltaire. (2019, 28 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Voltaire&oldid=161354536

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

PHILOSOPHER – DIDEROT


« À qui, barbares, ferez-vous croire qu’un homme peut être la propriété des souverains ; un fils, la propriété d’un père ; une femme, la propriété d’un mari ; un domestique, la propriété d’un maître ; un nègre, la propriété d’un colon ? » – Diderot. (1770). L’histoire des Deux Indes

Denis Diderot, naît le 5 octobre 1713 à Langres et meurt le 31 juillet 1784 à Paris. C’est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières. Il est romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d’art, critique littéraire et traducteur. Il pose les bases du drame bourgeois au théâtre, révolutionne le roman avec Jacques le fataliste et participe au développement de la critique dans ses Salons. De plus, il supervise la rédaction d’un des ouvrages les plus marquants de son siècle : la célèbre Encyclopédie. Il vit sous la menace de la répression. En 1749, Il fit 3 mois de prison au château de Vincennes. Diderot préfère alors fonder ses espoirs dans la publication posthume de certains de ses textes. Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle que son travail accède effectivement à la postérité. (« Denis Diderot », 2019).

J’ai beaucoup de tendresse pour Diderot. Il démontre une force et une détermination sublime. Face à son œuvre, je me sens son ami. Je partage ses douleurs ; celles qu’impliquent la lutte pour la liberté. J’écris ces lignes en son honneur. Étudions la fécondité de sa philosophie sans l’idéaliser. Cela lui aurait plu.

D I D E R O T

Diderot fut longtemps considéré comme un simple causeur éblouissant, un touche-à-tout généreux. Il aurait bien écrit quelques ouvrages philosophiques, quelques contes. Il serait surtout l’infatigable animateur de l’Encyclopédie. Mais pour cela, il s’est intéressé à l’anatomie, à la physiologie, à tout le savoir de son époque (Pépin & Lecointre, 2017). Il a mené à bien cette Encyclopédie en 20 ans d’efforts et de ténacité, malgré la censure et les trahisons (Baldran, n. d.). Sa vie et ses œuvres diverses démontrent sa force philosophique. Il affirme deux grandes choses : l’univers n’a pas été créé selon un plan divin, et la vie est née de la matière (Stenger, 2006).

Diderot écrit sa philosophie au moyen de fictions littéraires. Cela lui permet d’embrasser la complexité du réel. Ces procédés poétiques sont complémentaires aux ressources de l’argumentation (Stenger, 2006). L’émotion soutiendrait la raison. Dans Jacques le Fataliste, le personnage pense que le monde est régi par le fatalisme. Diderot, lui, ne le pensait pas. Il s’en amuse (Wolfe, 2014a ; Stenger 2006). Avec cette œuvre, il critique cette vision du monde immuable et fixe, fatal. À la place, son déterminisme fait la part belle au mouvement et à l’action (Stenger, 2006).

Diderot affirme la matérialité du monde. Le cerveau présenterait évidemment un défi complexe qu’un atome ou un arbre ne présentent pas. Avec sa métaphore du livre qui s’écrit, et se lit, lui-même, il met alors l’accent sur la plasticité du cerveau. On pourrait même réduire les processus mentaux aux processus cérébraux (Wolfe, 2014b). L’esprit serait le cerveau. L’univers serait pleinement de la matière en mouvement.

Prôner l’autonomie de l’individu ne signifierait pas réintroduire la liberté métaphysique. La machine humaine serait plus « libre » qu’un arbre ou un volcan. Pour être libre, un individu doit d’abord être doté d’un cerveau très complexe. Il doit pouvoir se représenter des situations, envisager des scénarios d’action, élaborer une stratégie jouant avec les aléas et les déterminismes du monde (Stenger, 2006) : « Les scientifiques […] opèrent sur la matière, sans se préoccuper de cette res cogitans qui n’est qu’une invention de métaphysicien » – Diderot (cité par Mandosio, 2013, p.44)

On devrait définir le matérialisme exactement comme on définit un carré. Cette définition devrait « servir de principe général d’explication, d’une façon plus pertinente et plus efficace que les modèles concurrents ». Diderot évite soigneusement de transformer le matérialisme en nouvelle métaphysique inopérante (Stenger, 2006). Le véritable esprit philosophique consisterait donc dans le bon usage de la raison comme faculté pratique.

Dans sa Lettre sur les Aveugles, Diderot présente la formation des notions géométriques. Elles s’apprendraient à partir des sens. Il reprend notamment le problème de Molyneux : un aveugle voyant soudain, distinguerait-il le cube de la sphère ? L’élaboration de nos définitions serait déterminé par nos sens, notamment la vue ou bien le toucher (Genel, 2013). La science serait une pratique d’investigation raisonnée. Elle serait progressive.

À l’époque, le savoir était plutôt réservé aux seuls savants. Il était principalement diffusé au travers de traités spécialisés difficile d’accès. Avec l’Encyclopédie, pour la première fois, un ouvrage réunit par ordre alphabétique l’ensemble des savoirs existants. Pour ce dictionnaire, Diderot et d’Alembert, le célèbre géomètre, ont fait appel aux savants contemporains. Diderot était parmi les premiers hommes de lettres à considérer dignes d’intérêt le travail humain, les gestes et le langage des métiers. Il se soucie fortement de la diffusion du savoir au plus grand nombre. Ceci illustre l’un des aspects politiques de sa philosophie.

Sa philosophie matérialiste a politiquement des accents libertaires : « Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. » Diderot. (1751). L’Encyclopédie. Diderot critique l’autorité et la société dans laquelle il vit : « Il n’y a plus de patrie. Je ne vois d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves. » Diderot. (1762-1773). Le Neveu de Rameau. Son matérialisme marque de sa radicalité l’idéal de liberté des Lumières (Chartier, 2015).

Résumons la pensée de Diderot :

Notre univers déterminé évolue : Matière unique, phénomènes divers. La connaissance de ce déterminisme permet de s’opposer à toute autorité finaliste ou fataliste

S I T U A T I O N

Au 18e siècle, apparaissent de nouvelles catégories sociales dans les villes et les gros bourgs. On voit d’une part une bourgeoisie marchande ou financière, des laboureurs et des paysans riches qui peuvent offrir une éducation à leurs enfants. Et d’autre part on voit une bourgeoisie de fonctionnaires et d’hommes de loi qui aspirent à jouer un rôle politique. Cependant, face à ces catégories sociales fortunées et instruites, la noblesse réaffirme la supériorité de la naissance. Par ailleurs, les seigneurs remettent en vigueur certains privilèges. L’exploitation exclusive des terres communales leurs permet d’optimiser leur revenus. Les paysans s’appauvrissent et beaucoup sont privés de terres. Pendant tout le 18e siècle on compte pas moins de 8 500 révoltes de communautés paysannes (« Révolution française », 2019). Les conditions climatiques éprouvantes attisent l’agitation populaire (« XVIIIe siècle », 2019). De plus, la France participe à la guerre d’indépendance des États-Unis. Cela provoque une crise financière. L’État envisage alors une nouvelle levée d’impôt. Pour ce faire, il convoque les états généraux. Dans ce contexte de tensions, ce sera l’évènement déclencheur de la Révolution française (« Révolution française », 2019).

La formule « siècle des Lumières » est consacrée par les représentants des Lumières, puis par les révolutionnaires. Les philosophes et les intellectuels de ce siècle promeuvent la science par l’échange intellectuel. Ils s’opposent à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Églises et des États (« Siècle des lumières », 2019). Ils luttent contre l’ignorance grâce à l’éducation et à la diffusion du savoir. Selon eux, les hommes accéderont à la liberté et au bonheur de cette manière. Par ailleurs, des preuves sont enfin apportées à la conception héliocentrique de Copernic (la terre tourne autour du soleil et non l’inverse)(« XVIIIe siècle », 2019). En 1775, Lavoisier découvre le rôle de l’oxygène dans la combustion. C’est une révolution scientifique majeure qui marque la naissance de la chimie moderne (« Siècle des lumières », 2019). Et 13 ans après la mort de Diderot, le mathématicien français Louis Lagrange crée la théorie des fonctions analytiques sur laquelle se fonde l’analyse mathématique moderne. (Sagaut, 2008-2009)

À travers l’Europe, les pensées des Lumières se diffusent dans de nouveaux lieux : cénacles des grandes villes thermales, cours des capitales européennes, chambres de lectures, théâtres, opéras, cabinets de curiosités, salons littéraires, artistiques, salons de physique, Académies, loges maçonniques et cafés mondains ou encore clubs politiques à l’anglaise. Dans ces cadres nouveaux ou renouvelés, les gens de lettres prennent le pouvoir de la critique à travers débats esthétiques, querelles littéraires et réflexions politiques. On y croise les anciennes et les nouvelles élites, les artistes sans fortune et leurs mécènes, les agents de l’État et les aventuriers. Ces lieux sont le creuset d’une communauté cosmopolite, faite d’entre soi et d’exclusion. Ils participent au développement d’une « sphère publique bourgeoise » (« Siècle des lumières », 2019).

Le matérialisme de l’allemand D’Holbach inspire de nombreux auteurs et notamment, Diderot avec qui il collabore (Lange 1877). Il affirme que « L’univers […] ne nous offre partout que de la matière et du mouvement ». On peut considérer ce matérialisme comme ancien (l’atomisme) et par ailleurs renouvelé avec l’essor de la physique (Wolfe, 2014a).

C R I T I Q U E D E D I D E R O T

Les plus grandes œuvres de Diderot ont été publiées après sa mort. Il connaissait la portée subversive de ses écrits et plaçait en partie ses espoirs dans la postérité. Pendant longtemps il n’a pas été considéré comme un philosophe (Bourdin, 2008). Il formule pourtant l’horizon des Lumières sous un angle des plus radical. Ses conceptions d’une grande pertinence restent néanmoins à critiquer, à actualiser.

Selon Diderot « la femme » est l’alter ego de l’homme. Cela sans qu’il y ait de hiérarchie — du moins physiologique — entre les deux sexes. Cette égalité physiologique intègre la notion de différence. Hommes et femmes seraient à la fois semblables et opposés : organiquement, symboliquement, et au regard de leurs facultés respectives. Il explique les comportements en dérivant le psychologique du physiologique (Masseran, 1998). Cette conception encore fixe du sexe et des comportements genrés reste limitée. Mais celle-ci peut ouvrir sur un égalitarisme puissant. Les différences sont nombreuses dans la société, et alors ? Pourquoi une différence définirait une catégorie sociale plus qu’une autre caractéristique ou détermination (Reviron, 2011 ; TC, 2010). Il n’y a là, aucune évidence. Une différence ne légitime pas une inégalité. Nombre de discours différentialistes tendent à expliquer la hiérarchie par des différences. Mais celle-ci ne peut s’expliquer que par la violence et son institution. Seul une approche autoritaire peut fonder la hiérarchie sur de simples différences.

Diderot s’oppose radicalement à l’esclavage (Thomson, 2003). Mais des articles de l’encyclopédie comporte des horreurs. « [L’] Humain » par exemple, décrit des peuples en des termes fort négatifs et méprisants. Ses images d’une science inspirée du « féminin » (Masseran, 1998) ou encore celle des « sauvages », dans le voyage de Bougainville, rappellent un certain romantisme. Celui-ci reste néanmoins plus modéré que chez Rousseau. La nature serait bonne. Toute chose y aurait une place fixe qu’il ne faudrait pas déranger (Gouyon, 2001). Notre culture serait « mauvaise ». Elle aurait perdu le « contact avec la nature » qui ferait « l’authenticité » des cultures primitives. Cette idéalisation des catégories sociales entretient des conceptions accentuant la hiérarchie (Sidanius & Pratto, 1999 ; Glick & Fiske, 1996 ; Reviron, 2011 ; Alain C, 2004).

Pour contraindre et tordre le raisonnement, l’appel à la nature invoque une nature essentiellement bonne. Mais il peut aussi en invoquer une essentiellement mauvaise. Diderot utilise cet appel tout en restant critique : « En vérité je crois que la nature ne se soucie ni du bien ni du mal. Elle est toute à deux fins : la conservation de l’individu, la propagation de l’espèce » – Diderot (Gourbin 2014). Les termes laissent à désirer, mais dans sa vision la nature n’est pas fixe. C’est une nature en évolution. Ainsi, elle n’est pas un concept obscur légitimant la hiérarchie. Diderot recherche les déterminations du monde. Sa conception du déterminisme est expérimentale. Elle prime sur un déterminisme de loi découlant de l’observation (Pépin, 2012). Sa démarche s’oppose au finalisme ou au fatalisme de tout statu quo. Le futur n’est pas fatal, — il est contingent. Notre connaissance nous permet d’agir dessus. Cela ouvre à une conception matérialiste de la liberté (Ibrahim, 2010).

Diderot réfute le caractère inné de la connaissance pour mettre en évidence l’importance de la sensation. Cependant, il refuse de remplacer l’innéisme par un empirisme absolu, par un sensualisme. Selon lui, la sensation seule ne suffit pas à connaître : « On ne voit rien la première fois qu’on se sert de ses yeux ; qu’on n’est affecté dans les premiers instants de la vision, que d’une multitude de sensations confuses qui ne se débrouillent qu’avec le temps, et par la réflexion habituelle sur ce qui se passe en nous » – Diderot. (1749). Lettre sur les aveugles. Ainsi, il n’oppose pas sensation et raison. Et effectivement, nos sensations sont tout à fait rationnelles. Au cours de l’évolution, homo-sapiens a acquis la capacité de percevoir les couleur en distinguant les surfaces selon leurs réflexions de la lumière. Ainsi, le « spectre des couleurs » est obtenu en divisant la continuité des longueurs d’onde (« Vision humaine », 2019).

Diderot n’oppose pas non plus nature et société, il réfute plutôt leurs conceptions autoritaires. Le vivant émergerait de la matière, sans rupture dans la causalité du monde. La société serait naturelle. Et les sensations sous-tendraient la raison comme le montrent ses formes poétiques d’argumentation. En somme, ce monde évoluerait et il serait pleinement connaissable. La liberté s’acquerrait alors par l’usage de la raison. Elle s’acquerrait par une recherche collective des diverses déterminations. Cette conception à laquelle j’adhère, s’oppose à toute autorité, mystérieuse ou obscure.

C O N C L U S I O N

Diderot est sûrement l’un des plus radicaux des Lumières. Aujourd’hui encore, ses conceptions sont inspirantes dans une perspective émancipatrice. Sa philosophie matérialiste nous ouvre l’horizon d’un monde d’égalité, de raison et de liberté. Mais n’idéalisons rien. S’attaquer à l’ignorance en éclairant ses désastres n’est pas suffisant. L’autorité ne tient pas seulement sur l’ignorance. C’est tout un rapport social. Connaître son ennemi est nécessaire, mais ce n’est malheureusement pas suffisant.

Nombre de dominants prétendent se fonder sur la raison. Éclatons leur hypocrisie. Ils nous répètent des bouffonneries sur des temps idéalisés : des passés glorieux, un présent heureux ou encore un futur durable. Car à vrai dire, ils s’en foutent d’avoir raison. Ils nous crèveront tant qu’ils le peuvent. La police assassine, la justice acquitte.

Nous sommes face à une destruction écologique (« Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C », 2019). Nous le savons et cela ne les arrêtera pas. On ne peut se contenter d’un constat. Quel humain peut rester apathique face à une telle abomination ? S’attaquer à cette hiérarchie est déterminant. Parce que l’autorité tourmente, nous l’attaquons.

Guillaume Deloison – 2020

RÉFÉRENCES :

XVIIIe siècle. (2019, 8 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=XVIIIe_si%C3%A8cle&oldid=160731549

Alain C. (2004). John Zerzan et la confusion primitive, Disponible à : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=94

Baldran, J. M. (n.d.). Rousseau/Diderot – Les frères ennemis. Page consulté le 6 août1 2019 à partir de :https://www.lesconferencesdemathilde.com/index.php/siecle-des-lumieres/rousseau-diderot-les-freres-ennemis

Bourdin, J. et Duflo, C. (2008). Diderot philosophe: Introduction. Archives de Philosophie, tome 71(1), 5-11. doi:10.3917/aphi.711.0005. https://www.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-2008-1-page-5.htm

Chartier, P. (2015). Colas Duflo, Diderot. Du matérialisme à la politique. Paris, CNRS Éditions, 2013, 232 p. isbn 978-2-271-07658-8. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, 50(1), 385-390. https://www.cairn.info/revue-recherches-sur-diderot-et-sur-l-encyclopedie-2015-1-page-385.htm

Denis Diderot. (2019, 15 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Denis_Diderot&oldid=160917953

Genel, K. (2003). La Lettre sur les aveugles de Diderot : l’expérience esthétique comme expérience critique. Le Philosophoire, 21(3), 87-112. doi:10.3917/phoir.021.0087. https://www.cairn.info/revue-le-philosophoire-2003-3-page-87.htm

Glick, P. & Fiske, S. (1996). The Ambivalent Sexism Inventory : Differentiating hostile and benevolent sexism. Journal of Personality and Social Psychology.70. 491–512. à partir de https://www.researchgate.net/publication/232548173_The_Ambivalent_Sexism_Inventory_Differentiating_Hostile_and_Benevolent_Sexism

Gourbin, G. (2014). Diderot aurait-il étouffé Sade ?. Le Portique. document 4, mis en ligne le 05 février 2016, consulté le 31 juillet 2019. URL : http://journals.openedition.org/leportique/2803

Gouyon, P. (2001). Les harmonies de la nature à l’épreuve de la biologie: Évolution et biodiversité. Versailles, France: Editions Quæ. doi:10.3917/quae.gouyo.2001.01. https://www.cairn.info/les-harmonies-de-la-nature-a-l-epreuve-de-la-biolo–9782738009944.htm

Ibrahim, A. (2010). Diderot et les métaphores de l’animal : pour un antispécisme ?. Dix-huitième siècle, 42(1), 83-98. doi:10.3917/dhs.042.0083. https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2010-1-page-83.htm

Lange, F.A. (1877). Histoire du matérialisme, et critique de son importance à notre époque. Tome 1. chap. 4. disponible à l’adresse https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_du_mat%C3%A9rialisme

Mandosio, J. M. (2013) Le discours de la méthode de Denis Diderot. ed. de l’éclat. URL : www.lyber-eclat.net/livres/le-discours-de-la-methode-de-denis-diderot/

Masseran, A. (1998). Les images de la science dans les œuvres de Diderot. Alliage. Numéro 37-38. URL : http://www.tribunes.com/tribune/alliage/37-38/masseran.htm

Pépin, F. (2012). Claude Bernard et Laplace : d’un déterminisme physique vers un déterminisme proprement biologique ?. Dans : Pascal Charbonnat éd., Le déterminisme entre sciences et philosophie (pp. 38-79). Paris: Editions Matériologiques. doi:10.3917/edmat.pepin.2012.02.0038. https://www.cairn.info/le-determinisme-entre-sciences-et-philosophie–9782919694273-page-38.htm

Pépin, F. & Lecointre, G. (2017). Diderot, l’humain et la science. Éd. Matériologiques. https://materiologiques.com/histoire-du-materialisme/239-diderot-l-homme-et-la-science-9782373611137.html

Rapport du GIEC : Réchauffement climatique de 1,5°C. (2019, 1 septembre). Wikisource. à partir de https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Rapport_du_GIEC_:_R%C3%A9chauffement_climatique_de_1,5%C2%B0C&oldid=9856398

Révolution française. (2019, 28 juillet). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&oldid=161351284

Reviron, G. (2011, 16 aout). Biologie, essentialisme – Nature, écologisme, sexisme, racisme, spécisme. Le CorteX. consulté le 00:27, 8 aout, 2019 à partir de : https://cortecs.org/cours/biologie-essentialisme-nature-ecologisme-sexisme-racisme-specisme/#Sens_commun_n

Sagaut P. (2008-2009). Introduction à la pensée scientifique moderne. Université Pierre et Marie Curie – Paris 6. www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf

Sidanius, J., & Pratto, F. (1999). Social Dominance: An Intergroup Theory of Social Hierarchy and Oppression. Cambridge: Cambridge University Press. doi:10.1017/CBO9781139175043

Siècle des Lumières. (2019, 23 juin). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res&oldid=160355575

Stenger, G. (2006). Comptes rendus et notes de lecture. Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 106(4), 959-1017. doi:10.3917/rhlf.064.0959. https://www.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2006-4-page-959.htm

TC. (2010). Distinction de genres, programmatisme et communisation. Théorie Communiste. 23. https://sites.google.com/site/theoriecommuniste/la-revue/tc-23

Thomson, A. (2003). Diderot, Roubaud et l’esclavage. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. document 5, mis en ligne le 16 février 2011, consulté le 19 avril 2019. URL : http://journals.openedition.org/rde/179

Wolfe, C. (2014a). Diderot et l’approche déterministe de l’esprit : un autre déterminisme ?. Dix-huitième siècle, 46(1), 501-516. doi:10.3917/dhs.046.0501. https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2014-1-page-501.htm

Wolfe, C. (2014b). Le cerveau est un « livre qui se lit lui-même ». Diderot, la plasticité et le matérialisme. Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. document 10. mis en ligne le 10 novembre 2016. consulté le 06 août 2019. http://journals.openedition.org/rde/5163 ; DOI : 10.4000/rde.5163

Vision humaine. (2019, 1 novembre). Wikipédia, l’encyclopédie libre. à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Vision_humaine&oldid=164075867.

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

Révolutions, contre-révolutions et guerres de l’Algérie à l’Iran et de Syrie au Yémen (2011-2019)


Une discussion de Guillaume Deloison et d’Armand Paris de Sortir du capitalisme autour des révolutions, des contre-révolutions et des guerres de l’Algérie à l’Iran et de Syrie au Yémen des premiers « Printemps arabes » à nos jours.

L’émission comporte :

Une définition des caractéristiques communes de l’espace allant de l’Algérie à l’Iran et de la Syrie au Yémen, aux racines des soulèvements de cette région : héritage colonial ou semi-colonial, sous-industrialisation, prédominance du capitalisme d’Etat et rentier (hydrocarbures, construction, tourisme), dépendance aux importations, à l’envoi d’argent des diasporas et aux institutions internationales (FMI), chômage et travail informel massifs, fortes inégalités ;

Une description du cycle révolutionnaire et contre-révolutionnaire en Egypte (2011-2013) et de ses composantes : prolétariat urbain, prolétariat industriel, classes moyennes, commandement militaire, président et ses proches, classe politique, capitalistes de connivence, capitalistes indépendants ;

Une analyse du rôle contre-révolutionnaire des impérialismes régionaux et internationaux depuis 2011 ;

Une critique du conspirationnisme d’Etat et de gauche « anti-impérialiste » et des lectures orientalistes des soulèvements et des conflits, vus sous un prisme confessionnaliste, ethniciste, romantique révolutionnaire, sécuritaire ou encore islamophobes ;

Une analyse des positions de l’extrême-droite soralienne et des rouges-bruns vis-à-vis des soulèvements ;

Une évaluation critique des réalisations du PYD au Rojava ;

Une discussion des luttes et des problèmes écologiques (correctif à ce sujet), des gauches et des perspectives politiques dans cette région du monde ;

Une analyse des causes de l’échec des modernisations de rattrapage « socialistes » des années 1960-1970 en Égypte, en Syrie, en Irak et en Algérie ;

Une description des modalités d’intégration au capitalisme mondial des pays de cette région du monde ;

Une analyse de Daech comme un État de milices rebelles islamistes armées plutôt que comme fasciste, et de l’islamisme comme mouvement d’opposition néo-conservateur, interclassiste, hégémonique face à un nationalisme arabe en crise de légitimité, et promoteur d’un dépassement illusoire des difficultés socio-économiques au travers d’un capitalisme pieux, donc « vertueux », « moral » et charitable ;

Une conclusion sous forme d’un bilan des révolutions et des contre-révolutions, avec des perspectives au sujet de l’évolution politique future de cette région.

Émission sur le site Sortir du capitalisme avec ses sources :
http://sortirducapitalisme.fr/emissions/304-revolutions-contre-revolutions-et-guerres-de-l-algerie-a-l-iran-et-de-syrie-au-yemen-2011-2019

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

Réponse à Monsieur Phi : Le Vrai Problème Avec Aristote


Une petite vidéo rapide pour répondre à Monsieur Phi et sa vidéo « Le pire scientifique de l’histoire ? Ft. DirtyBiology ». Il répond à Bruce de la chaine E-penser qui se moque d’Aristote. Monsieur Phi réhabilite donc le prestige d’Aristote en tant que scientifique. Je fais cette vidéo pour exposer le vrai problème avec Aristote.

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

 

GUILLEMET N°3


Cette fois on s’intéresse à:
Cultural studies, Anthologie – Hervé Glevarec & al.
Pour une technologie libératrice – Murray Bookchin
Morality and social instinct, continuity with the other primates – F. de Waal

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

GUILLEMET N°2


Cette fois on s’intéresse à:
Bolo’ Bolo’ – P.M.
La brochure de the anarchist library – La société contre l’État de Pierre Clastres
Liberté et déterminisme : un point de vue neurobiologique est il possible ? – Delphine Blitman

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

PHILOSOPHER – FOUCAULT


 

« Je ne peux m’empêcher de penser à une critique qui ne chercherait pas à juger, mais à faire exister une œuvre, un livre, une phrase, une idée ; elle allumerait des feux, regarderait l’herbe pousser, écouterait le vent et saisirait l’écume au vol pour l’éparpiller. Elle multiplierait non les jugements, mais les signes d’existence ; elle les appellerait, les tirerait de leur sommeil. Elle les inventerait parfois ? Tant mieux, tant mieux. La critique par sentence m’endort ; j’aimerais une critique par scintillements imaginatifs. Elle ne serait pas souveraine ni vêtue de rouge. Elle porterait l’éclair des orages possibles. » – Michel Foucault

Paul-Michel (dit Michel) Foucault est un philosophe français né le 15 octobre 1926 à Poitiers et mort le 25 juin 1984 à Paris. Il est généralement connu pour ses critiques des institutions sociales, principalement celles de la psychiatrie, de la médecine et du système carcéral. Mais aussi pour ses développements sur l’histoire de la sexualité, et ses théories concernant le pouvoir et les relations complexes entre pouvoir et connaissance. Associé aux débuts du Centre universitaire expérimental de Vincennes, il est ensuite, de 1970 à 1984, titulaire d’une chaire au Collège de France qu’il intitule « Histoire des systèmes de pensée ». Militant politique dans les années 1970, il participe aux premiers mouvements de soutien aux travailleurs immigrés et fonde le Groupe d’information sur les prisons pour donner la parole aux prisonniers sur leurs conditions de vie. D’abord associé au structuralisme, Foucault est aujourd’hui rattachée au post-structuralisme et à la philosophie postmoderne. Figure phare de la French theory, son travail reste relativement fécond dans le monde académique notamment anglo-saxon, par-delà les spécialisations disciplinaires. The Times Higher Education Guide le décrit en 2009 comme l’auteur en sciences humaines le plus cité au monde.

Ses développements théoriques m’ont souvent laissé de marbre. Mais certains éléments factuels, et certain thèmes ont retenu mon attention. Ils ont nourri ma réflexion comme ils ont nourri de nombreux mouvements de lutte. Mais ces conceptions ne me suffisent pas, sa critique du pouvoir n’en a que la posture. Elle peut nous plonger dans un marasme autoritaire dont il serait impossible de sortir. Aiguisons notre regard dans ce brouillard. Lire la suite

PHILOSOPHER – MARX


 

 

« Pour nous, le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. » Karl Marx.

Karl Marx, naît le 5 mai 1818 à Trêves en Rhénanie et meurt le 14 mars 1883 à Londres. Il est historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste. Connu pour sa conception matérialiste de l’histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier, il a notamment participé à l’Association internationale des travailleurs. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée.

Marx a été déterminant dans l’évolution de ma pensée. Ces réflexions critiques hantent nombre de mes écrits. Mais la plupart des Marxistes m’agacent. J’ai sûrement plus lu de commentaires de ces textes que sa propre prose. Ses édifices théoriques sont bien souvent tenus plus par son nom que par les faits. Marx répugnerait le marxisme, c’est certain. Il faut le critiquer, il faut le dépasser et faire de son matérialisme, plus qu’une posture. Vivifions sa pensée.

Lire la suite

GUILLEMET N°1


 

Nouveau format assez simple. Je vous partage mes lecture du moments:
Mona Chollet – Sorcières
Noam Chomsky – Raison et liberté
Guide du jardinage biologique
Marx Cilberstein – Matériaux philosophique et scientifique pour un matérialisme contemporain

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

ANTIFASCISTE – Révolutionnaire ou rien


 

ANTIFASCISTE

– RÉVOLUTIONNAIRE OU RIEN –

« Cinq juin 2013, le jeune syndicaliste antifasciste Clément Méric meurt sous les coups d’Esteban Morillo, sympathisant de Troisième voie. Tout au long du procès aux assises, début septembre 2018, le Comité pour Clément organise de nombreux événements dont un meeting, le 8, à la Bourse du travail de Paris. Les rangs étaient clairsemés, à l’heure où les gouvernements d’Europe ouvrent leur portes à l’extrême droite en tolérant génération identitaire dans les alpes, à l’heure où des occupations d’universités (Montpellier, Lille, Strasbourg, Angers, Tolbiac…) sont évacuées par des groupuscules fascistes, où le lycée autogéré de Paris est attaqué, où le groupuscule Action des forces opérationnelles prévoit des attentats, où des êtres humains sont chassés par des néonazis à Chemnitz, et sans parler de la confusion et du nationalisme des gilets jaunes.. Les thèmes de l’extrême droite structurent tout le débat public. Les groupes antifascistes peinent à mobiliser. Le combat antifasciste est relégué alors qu’il a toutes les raisons d’être central. »

Fascisme : Restructuration autoritaire d’un capitalisme en crise. Cette définition nous est offerte par le triptyque brossé par Emilio Gentile dans Qu’est-ce que le fascisme ? Histoire et interprétation : « l’essence totalitaire du fascisme » est articulée autour de ses trois dimensions constitutives : l’organisation (mouvement de masse où prévalent des jeunes organisés en parti milice et fondant son identité sur le sens de la camaraderie et une volonté de destruction de la démocratie parlementaire), la culture (mythique, identitaire et excluante, anti-égalitaire et hierarchique) et les institutions (appareil policier, parti unique, symbiose entre le parti et l’État, corporatisme économique, esprit impérialiste) ». C’est une base solide pour expliciter le combat antifasciste.

J’ai découvert l’antifascisme et sa force théorique à nuit debout. Cette lutte m’a sorti d’un marasme subjectiviste et m’a appris ce que signifie politiquement la solidarité. l’antifascisme m’a appris à discerner les monstres qui se cache dans le clair/obscur des illusions, des espoirs déchues et de la colère. J’ai appris à regarder de face l’horreur de ce monde et sa banalité, la souffrance et la douleur qu’il a produit et tend à produire encore, et ce que le combattre implique, dans sa chair, dans son cœur, dans ses relations. Il y a bien pire que la violence, son injustice continue. Dans la situation actuel d’effondrement la lutte antifasciste est criante d’actualité et aucune révolution ne saurait se passer de son expérience. Parce que lutter contre toute obéissance, contre toute autorité et ses ravages est une nécessité : Je suis antifasciste. Ne pas l’être c’est fermé les yeux sur la trajectoire abominable du capitalisme, c’est laisser crever les autres dans le confort de l’apathie.

Lire la suite

CLASSE – GENRE : PLUS QU’UNE INTERSECTION


Au cours de leur vie, une femme sur sept (14,5 %) et un homme sur vingt-cinq (3,9 %) déclarent avoir vécu au moins une forme d’agression sexuelle (hors harcèlement et exhibitionnisme). Les femmes sont 6 fois plus souvent victimes de viol ou de tentative de viol que les hommes. Les violences sexuelles que subissent les femmes sont non seulement beaucoup plus fréquentes, mais elles se produisent dans tous les espaces de vie et tout au long de la vie. Pour quasiment toutes les violences sexuelles subies par les femmes, les auteurs sont des hommes (entre 94 et 98 % des cas). Dans 90% des cas, les victimes connaissent leur agresseur. Dans 37% des cas l’auteur est le conjoint, dans 17% des cas c’est quelqu’un d’autre qui vit à la maison. Dans 36% des cas c’est une personne connue de la victime, mais qui n’habite pas avec elle.

Andrea Dworkin écrivait en 1983 : « Nous utilisons les statistiques non pour essayer de quantifier les blessures, mais pour simplement convaincre le monde qu’elles existent bel et bien. Ces statistiques ne sont pas des abstractions. » Les choses ne changent pas et, en 2018, nous passons encore un temps infini, à tenter de convaincre que les violences sexuelles existent. Les statistiques ne suffisent pas, les témoignages ne suffisent pas, les analyses ne suffisent pas ; j’en viens à penser que seule la parole des violeurs pourrait convaincre que nous ne mentons pas, nous n’exagérons pas, nous n’en rajoutons pas. Je cherche encore, au vu de ce qui attend les femmes qui parlent des violences de genre qu’elles peuvent subir, quel intérêt elle aurais à le faire.

Malgré qu’on ai fait de moi un homme, qu’on m’est appris à m’affirmer, à couper la parole, qu’on m’emploie plus volontiers, que je peux me déplacer dans la rue sans avoir peur et bien d’autres choses encore, malgré que je profite de ce statut, j’en veux la fin, je veux que cela cesse. Ce statut n’est que le reflet d’une hiérarchie sociale effroyable. Dans cette société, chaque plaisir a le goût du sang et l’amertume de la douleur. Je veux la fin de toute hiérarchie car toute cette souffrance est insoutenable, injuste et cruelle, je pleure de voir mes amies, ceux que j’aime, ou simplement des innocentes souffrir de cette hiérarchie sociale mutilante et meurtrière. Je suis anarchiste et je ne serais libre que lorsque toutes et tous nous le serons. Lire la suite

PHILOSOPHER – FREUD


Vous savez…« L’homme énergique et qui réussit, c’est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir. »Freud.

Sigmund Freud est né le 6 mai 1856 à Freiberg (Autriche) et meurt le 23 septembre 1939 à Londres. Il est le fondateur de la psychanalyse.

La psychanalyse — dont l’idée a évolué depuis ses débuts, en 1896, aux derniers exposés de la plume de Freud, et ses continuateurs —est une conception globale de la psyché touchant à la vision même de l’humain. Son œuvre eu une très large influence jusqu’à nos jours.

J’ai toujours apprécié la psychologie, comprendre la psyché est un projet passionnant. Mais la psychanalyse m’a toujours laissé insatisfait. Et je sais maintenant pourquoi. Ses interprétations interchangeable, son individualisme méthodologique, et l’absence de référence aux processus concret que la psychanalyse n’entend cerner qu’avec des symboles, c’est cela qui ne m’a jamais satisfait et que je veux dépasser.

Lire la suite

PHILOSOPHER – NIETZSCHE


 

« Cette vie, telle que tu la vis actuellement, telle que tu l’as vécue, il faudra que tu la revives encore une fois, et une quantité innombrable de fois ; et il n’y aura en elle rien de nouveau, au contraire ! il faut que chaque douleur et chaque joie, chaque pensée et chaque soupir, tout l’infiniment grand et l’infiniment petit de ta vie reviennent pour toi, poussière des poussières ! il te faudrait aimer la vie, pour ne plus désirer autre chose que cette suprême et éternelle confirmation ! » Nietzsche

Friedrich Wilhelm Nietzsche est un philologue, philosophe, poète, pianiste et compositeur allemand. Il naît le 15 octobre 1844 à Röcken, en Prusse, et meurt le 25 août 1900 à Weimar, en Allemagne. L’œuvre de Nietzsche est essentiellement une généalogie de la culture occidentale moderne et de l’ensemble de ses valeurs morales, politiques, philosophiques et religieuses. Peu reconnu de son vivant, son influence a été et demeure importante au-delà même de la philosophie contemporaine.

Me confronter a sa pensée m’a beaucoup apporté. Je l’ai longtemps aimé et sa poésie se retrouve dans ce que j’écris, quand je parle de danse, quand je parle de chaos, de combat. J’ai appris des citations par cœur. Mais aujourd’hui, il a pour moi l’odeur du souffre. Ses formulations me suivent et j’en vois maintenant les pires aspects. Je traque les mots qui s’y réfèrent dans mes lignes car je veux écrire la beauté du monde et de la vie, la douleur et la rage en dehors de ses mots. Nous ne parlons pas de la même chose, sa liberté n’est pas la mienne.

Lire la suite

CRITIQUE-CEPTION


CRITIQUE-CEPTION

critique de la critique de la critique

Le texte qui va servir de point de départ à notre réflexion sur les déterminations sociales de la critique est de Elsa Rambaud, « La petite critique, la grande et la révolution ». Pour une acception non normative de la critique», issu de la Revue française de science politique publié en 2017. Dans ce texte, Rambaud remet en question la définition de la critique en analysant le bien fondé de ses critères d’acception. Après avoir relativisé les critères d’émancipation et de révolution lié à la critique, l’auteure nous invite à pratiquer une étude non-normative de la critique

Nous allons, dans un premier temps, reconstitué l’argumentation de l’auteure, avant d’ouvrir à une réflexion critique sur sa posture théorique.

Lire la suite

DAWLA – Crise capitaliste au moyen orient


D A W L A

C R I S E   C A P I T A L I S T E   A U   M O Y E N   O R I E N T

Au Nord, un premier front, la région Kurde, les forces du PYD/YPG se sont saisies de l’opportunité historique d’obtenir une région indépendante. Un deuxième front est celui de la vaste zone allant de la Syrie à l’Irak, tenu par l’État Islamique (EI), qui aujourd’hui semble nettement s’essouffler sous les coups de la coalition internationale. De ces deux fronts, le régime  syrien s’est rapidement retiré, se concentrant sur la Syrie « utile », celle des grandes villes et des ports, où est située l’essentiel de l’activité économique du pays. Si on considère l’ensemble du tableau, on est face à ce qui se présente empiriquement comme un éclatement généralisé, une situation purement anomique. Dès lors le bombardement d’Alep et les tirs de roquettes des rebelles sur les zones tenues par le régime, revêtent la même nature « barbare » que les exactions de l’EI, avec l’idée que c’est bien toujours ce qui se passe dans ces pays-là.

Analyser les événements au moyen orient avec des éléments d’ordre macro-économique et géopolitique n’est pas suffisant: la question du « croissant chiite », celle des hydrocarbures transitant par la Syrie, les bases militaires russes et les diverses rivalités internationales jouent alors le rôle de deus ex machina du ce drame. Qu’en 2011, des milliers de personnes soient descendues dans les rues chaque vendredi pour manifester sous les balles du régime, et qu’en Palestine ou se batte avec des pierres ne s’explique plus dès lors que par le fanatisme des manifestants, guidé par l’action d’ organisations secrètes: tout le reste n’est plus qu’économie, diplomatie, rapports commerciaux entre États. Quand on n’a pas affaire carrément à une rhétorique complotiste on a bien souvent affaire à une analyse de type marxiste vulgaire, qui revient à dévoiler une série de déterminations qui prennent leur source dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’économie ». Ce n’est pas un hasard si toutes ces analyses reviennent le plus souvent à soutenir le régime el-Assad, c’est-à-dire le statu quo : « l’économie » est une pensée de l’ordre. 

Ce qu’il nous faut tenter de saisir, c’est en quoi les conflits aux moyen orient s’inscrivent dans le moment présent de la crise mondiale du capital, comprise non seulement comme crise économique mais aussi comme crise sociale, dans les conditions particulières de ces société. Il nous faudra saisir les déterminations de cette crise, sans ramener à un seul facteur – que ce soit la religion ou le pétrole – l’explosion sociale généralisée qu’est toute guerre civile. Tentons de saisir en quoi ce moment est aussi le nôtre.

Lire la suite

CONTRE LA GAUCHE DU CAPITAL


CONTRE LA GAUCHE DU CAPITAL

L’idée de révolution semble s’être dissoute en l’air, de même que toute critique radicale du capitalisme. Bien sûr, on admet généralement qu’il y aurait de nombreux détails à changer dans l’ordre du monde. Mais sortir du capitalisme tout court ? Et pour le remplacer par quoi ? Qui pose cette question risque de passer soit pour un nostalgique des totalitarismes du passé, soit pour un rêveur naïf. Mais au regard de notre situation écologique et sociale il est bien nécessaire de porter une critique radicale du capitalisme, de mettre à nu son caractère destructeur, et en même temps historiquement limité.

*** Lire la suite

CLASSE / RACE : FAUX DILEMME, VRAI PROBLÈME


CLASSE / RACE : FAUX DILEMME, VRAI PROBLÈME

Pour certain le racisme n’a jamais ségrégué les personnes en « communautés distinctes », il faut « l’action d’individus » plus ou moins malintentionnés vis-à-vis de la lutte de classe, de la classe ouvrière et ses institutions pour que tels malheurs arrivent, pour que la lutte des classes soit effacé par la lutte des races.

Comme s’il n’y avait pas eu d’ « affaires du foulard », de déclarations gouvernementales lors des grèves de l’automobile au début des années 1980, de débats sur la construction de mosquées et des menus de substitution dans les cantines scolaires, de tapages médiatiques autour des perquisitions administratives et des assignations à résidence, comme si la « double peine » et l’inflation du soupçon administratif à chaque étape de la vie quotidienne n’existé pas, comme si personne n’aurait entendu parler de l’effondrement des « Twin Towers » sans les xénophobes et les xénophiles, sans qui également le massacre du Bataclan serait sans doute resté « confidentiel ».

Mais pourquoi le « bouc émissaire » est-il devenu « musulman » et n’est pas resté « arabe », « travailleur immigré » ou « immigré » tout court ? La « décomposition du mouvement ouvrier » est un facteur objectif bien général et bien antérieur à la fabrication du musulman comme marqueur racial. Les causes de la « culturalisation » de l’immigré et de sa descendance puis la confessionnalisation de cette « culturalisation » sont des processus réels de la crise et de la restructuration des années 1970 aux années 1980, le regroupement familial, les « deuxième et troisième générations » pour exemple… étudions ces processus. Lire la suite

CRITIQUE DE LA DEMOCRATIE


CRITIQUE DE LA DEMOCRATIE

 

Depuis une trentaine d’années en France, toute la conflictualité sociale paraît devoir s’exprimer à travers les luttes de la fonction publique, par le biais de grandes grèves orchestrées par les syndicats, dans ce qu’on appelle des mouvements sociaux. La plupart de ces mouvements ont eu pour enjeu de s’opposer à une réforme touchant le service public, ou la gestion par l’Etat de différents éléments ayant trait à la reproduction globale de la force de travail (assurance chômage, sécurité sociale, retraites, etc.) Dans ces luttes c’est affirmé un citoyenisme qui entend faire de la democratie, le moyen indépassable du changement social.

La « démocratie représentative », c’est-à-dire l’État capitaliste parlementaire, n’a plus de légitimité chez une part grandissante des gens, d’où un engouement toujours plus fort des déçu-e-s pour un mot d’ordre, celui de « démocratie directe ». Le mot d’ordre de « démocratie directe » peut être effectivement une étape vers une critique émancipatrice des hiérarchies et de l’État, et témoigne assez souvent d’une authentique volonté d’égalité réelle ( quoi que pas toujours, l’extrême-droite s’en servant de plus en plus comme cheval de Troie de diffusion de ses idées). Les « assemblées générales » (AG), sont souvent nécessaires dans une lutte, mais leurs répétition et leur mystification comme incarnation de la democratie est elle un moyen de lutte émancipateur, cette forme de democratie est elle même un horizon souhaitable ? Lire la suite

A BAS LES RESTAURANTS


 
« Y’en a marre ! Ce sera le dernier client chiant. Le dernier connard de gérant. La dernière engueulade avec un collègue. Le dernier plat puant de moules. La dernière fois que tu te brûles ou te coupes parce que tu es dans le speed. La dernière fois que tu te promets que tu donnes ta démission demain et que tu te retrouves à promettre la même chose, deux semaines plus tard. Un restaurant est un endroit misérable. »
 
« Notre lutte n’est pas contre le geste de couper des légumes, de laver la vaisselle, de verser de la bière ni même de servir de la nourriture à d’autres personnes. Elle est contre la façon dont tous ces actes se rassemblent dans un restaurant, séparés d’autres actes, pour faire partie de l’économie et faire croître le capital. Le point de départ et de fin de ce processus est une société de capitalistes et de personnes obligées de travailler pour eux. Nous voulons une fin à cela. Les luttes des travailleurs de restaurant visent ultimement à créer un monde sans restaurants et sans travailleurs. »
 

COMBAT AVEC BOURDIEU, CA TOURNE MAL!! [CRITIQUE DE LA SOCIOLOGIE]


Pierre Bourdieu, dans l’œuvre « Questions de sociologie » s’intéresse aux processus même des sciences. Selon l’auteur ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n’entre jamais dans les cuisines de la science. Ce sont donc ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer dans cette œuvre. Il y développe particulièrement tout un passage sur la place de la sociologie dans la société. C’est cette extrait qui va nous intéresser. Bourdieu aborde plusieurs notion et opère des distinctions précises lui permettant d’ancrer sa position dans un débat que l’on peut qualifier d’historique : La place de la science, du savoir, dans la société. A partir de cette extrait nous ferons la critique de la sociologie avec des auteurs comme Weber, Lukacs et Marx.

Lire la suite

CRITIQUE DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION


CRITIQUE DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

On entend beaucoup parler de liberté d’expression ces derniers temps. Que ce soit avec le massacre de Charlie Hebdo ou quand votre oncle raciste se plaint « qu’on peut plus rien dire de toute façon ! ». La liberté d’expression semble attaquée de toute part et à travers elle c’est notre « démocratie » capitaliste en elle-même qui semble en danger. Revenons donc sur ce concept.

Lire la suite

PHILOSOPHER 15# | Le temps des machines – Bergson et Heidegger


 

Dans cette épisode on aborde le temps et les machines à travers 2 auteurs apriori semblable mais franchement opposés: Bergson et Heidegger. Qu’est ce que « la durée pure », une « temporalité authentique »? Quel lien entre les machines et notre rapport au temps? Qu’est ce que l’homme dans le temps? Plein de questions qui opposeront une pensée potentiellement émancipatrice, et une pensée réactionnaire qui sera aux racines philosophiques d’un capitalisme autoritaire et nationaliste: le nazisme.

Lire la suite

LECTURE 5# | LIBÉRONS-NOUS DU TRAVAIL – Précariat et ubérisation – M.A.R.


Nous sommes désormais moins prolétaires que précaires, et le précariat est à interroger comme catégorie de sous-prolétariat qui tend à se généraliser. A la différence du « lumpen-prolétariat » pensé par Marx comme « soupape » à même de « flexibiliser » ledit coût du travail pour le patronat et réserve de force de travail, le précariat désignerait une nouvelle condition générale du capitalisme post-moderne. En effet, il s’agit moins de vendre sa force de travail pour se faire exploiter que de s’auto-exploiter. C’est ce qu’on commence à appeler « l’uberisation » de la société, produit de la désintégration du statu quo de la réalité du travail salarié jusque-là.

Source du M.A.R.:
https://mouvanarev.wordpress.com/2017/12/11/liberons-nous-du-travail/comment-page-1/#comment-21

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

LECTURE 4# | Critique du travail – Benoît Bohy-Bunel


Dans un contexte où la catégorie du « travail », comme projet matériel, produit des suicides toujours plus fréquents, des burn out, des inégalités toujours plus fragrantes, des législations toujours plus scandaleuses (loi El Khomri, lois Hartz allemandes, Jobs act italien, loi Peeters belge, etc.), un chômage de masse, une misère, toujours plus criante, des formes d’exclusion, de racismes, de discriminations patriarcales toujours plus abjectes, des désastres écologiques irréversibles, il ne devrait pas être si difficile d’appeler à son abolition! Hélas, reste difficile, dans les faits, car les discours conservateurs et idéologiques des politicard de l’extrème droite à l’extrème gauche, les écrans de fumée du travaillisme, sont ce qui demeure le plus massivement « visible ». Brisons ces écrans!

Source et blog de Benoît Bohy-Bunel:
http://benoitbohybunel.over-blog.com/2016/10/la-critique-radicale-du-travail-et-son-incompatibilite-structurelle-avec-le-principe-spectaculaire.html

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

 

CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE


CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE

On bétonne, la planète surchauffe, les écosystème sont exterminés. Nos conditions de vies sont de plus en plus fragiles, et tout espoir d’amélioration a disparu.On ne revendique plus le maintien de l’emploi mais des indemnités, on ne revendique rien mais on se révolte contre tout ce qui fait nos conditions d’existence. Quel sens peut avoir une grève corporatiste quand on sait que l’on aura 36 taffs différents dans une vie ? Alors comment construire la société de demain ?

Dans cet effondrement, ce documentaire critique présente les moyens théoriques et pratique de construire une société égalitaire et libertaire, de conquérir notre autonomie. Différentes pensées critique sont abordées pour construire une stratégie efficace, pour que le vivant se déploie face au système marchand dans sa totalité. Il nous faut maintenant réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrances.

Lire la suite

PHILOSOPHER 14# | L’idéalisme allemand – Kant et Hegel


PHILOSOPHER 14# | L’idéalisme allemand – Kant et Hegel

 

Dans cette épisode on aborde l’idéalisme allemand à travers 2 grands auteurs: Kant et Hegel. Qu’est ce que « l’entendement », qu’est-ce que la raison, qu’est-ce que la science, la dialectique ou encore quel importance peut avoir l’histoire dans notre compréhension du monde et de l’Esprit comme réactualisation du concept de Dieu. Plein de questions qui détermine de grands axes de pensée contemporain ou la liberté est abstraite et la raison est oppressive.

Lire la suite

POURQUOI SOMMES NOUS ATTIRÉS PAR L’ARGENT | 8# Philo et Politique


Notre société serait elle possédé par un pouvoir obscur contenu dans l’encre des billets? Le problème est bien sur beaucoup plus structurel. Le capitalisme est structuré sur la propriété privée, et donc son accumulation. Dans cette épisode on étudie donc les fonctionnement de cette oppression, ses racines, et comment s’en libérer

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état


PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état

Dans cette épisode on aborde la philosophie médiéval à travers 2 grands auteurs: Saint Augustin et Thomas d’Aquin. Qu’est-ce que dieu, qu’est-ce que l’âme, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté de dieu. Plein de questions qui traversent cette période de 1000 ans

Lire la suite

COMMENT DÉTRUIRE LE GAME POLITIQUE | 7# Philo et Politique


La politique se résume aujourd’hui à un jeu médiatique. Les mythes sont le corps de leurs discours, analysons donc le mythe du progrès et le mythe de la liberté. Entre une gestion omnisciente et un chantage systémique, le peuple subit alors l’oppression sous le masque d’un double mythe. Détruisons donc ce game politique par un argumentaire révolutionnaire puissant.

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipeee

KROPOTKINE – LE SALARIAT | LECTURE 1#


KROPOTKINE – LE SALARIAT | LE SALARIAT

Lecture et illustration du célèbre texte anarchiste de Kropotkine : Le salariat.
Le texte original est disponible içi: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Salariat
Kropotkine nous livre ici une critique du communisme autoritaire tel qu’il est envisagé par les collectivistes pour remettre en question le régime parlementaire, régime bourgeois de la révolutions française qui a largement montré ses dérives ainsi que le système du salariat, lui aussi profondément capitaliste que l’on sera obliger d’abandonner pour fonder une société réellement basée sur l’égalité et la nécessité des besoins plutôt que sur le mérite, qui est toujours le voile des privilèges.
Toute anachronisme n’est que pure fatalité

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

Pourquoi la surveillance de masse est une erreur ?


Pourquoi la surveillance de masse est une erreur ?

 

Dans d’anciennes civilisations, il était jugé nécessaire de faire des sacrifices humains pour unique solution face à une catastrophe. Le temps a passé, mais le sacrifice est encore une solution très prisée. A la différence que cette fois, sur l’autel, il s’agit de notre liberté individuelle, la surveillance de masse pour lame, La peur pour raison.

surveillance caméra sécurité 1984

Lire la suite

Comment changer la société? Comment lutter personnellement?


Comment changer la société ? Comment lutter individuellement?

[Ce contenu ne reflète plus ma pensée (et contient de belle connerie) mais je le laisse comme témoin de mon évolution dans sa continuité]
Cette article se borne uniquement a une posture individuelle et spiritualiste, je n’aborde pas l’influence des systèmes d’oppressions qui sont premier et fondamental quand on aborde la question de « Comment changer la société? » Je me rattrape ici:  Comment lutter collectivement | 3# Philo et politique

Changer la société est un sujet qui plaît beaucoup. Entre initiatives individuelles et collectives on ne compte plus les tentatives ni les mouvements latents.

Mais de toutes ces actions influentes, émergeant de notre immobilisme et de notre apathie collective, notre monde nous pose la question suivante. Comment diffuser ses idées de manière efficace, c’est à dire, entraînant un changement concret de comportement ? Comment diffuser des propos que l’autre peut s’approprier, faire sien?

Commençons par une réflexion toute simple mais qu’on ne prend même plus le temps de poser.

Une personne apprend-t-elle par la sanction, l’évaluation et le jugement ou par l’accompagnement, l’aide et la motivation ?

La réponse paraît évidente et pourtant peu l’applique. Dans un débat d’idées, le jugement et la condescendance sont souvent maîtres. Peu importe les idées, souvent le problème, c’est la posture avec laquelle elles sont délivrées.

Lire la suite