PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état


PHILOSOPHER 12# | Le médiéval – Église et état

Dans cette épisode on aborde la philosophie médiéval à travers 2 grands auteurs: Saint Augustin et Thomas d’Aquin. Qu’est-ce que dieu, qu’est-ce que l’âme, ou encore quel relation entre le déterminisme et la volonté de dieu. Plein de questions qui traversent cette période de 1000 ans

LA PHILOSOPHIE MEDIEVAL

SAINT AUGUSTIN VS THOMAS D’AQUIN

EGLISE ET ETAT

Salut, bienvenue dans PHILOSOPHER, aujourd’hui on s’attaque à un sujet chiant, mais chiant ! Ca fait tellement chier, que cette période on se contente généralement de la qualifié comme une époque obscur et violente, alors qu’elle avait pour guide la lumière. C’est donc bien plus complexe et intéressant que ce que l’on pense. On va parler de philosophie médiéval.

Le Moyen Âge, désigne une longue période d’un millénaire pas bien défini, maison peu dire du 5éme au 15éme siecles. Vu dans l’imaginaire collectif comme un temps obscur et violent, il a commencé à l’effondrement de l’empire romain, et de ce qu’on a appelé d’une façon gentiment xenophobe « les invasions barbares », pour s’achever par l’avènement des homonymes des tortus ninjas et avec eux, la renaissance. Les images négatives abondent. On évoque aussi un temps dominé par deux fois religieuses conquérantes, celle de l’Occident chrétien qui on la sale manie de foutre des petites croix sur les batiments de ses sales paeins de , progressivement, toute l’europe et celle de l’Orient musulman, eux c’est les croissant.

Mais au-delà de ces images simplistes, que de complexité et de bouillonnements culturels, de questionnements, de réflexions sur l’homme et ses rapports à Dieu et à la nature qui ont jeté les bases sur lesquelles s’est bâtie la vision moderne du monde. Les textes de cette période sont plein de grande questions fondamentales, sur la logique et l’argumentation, le problème des universaux, la structure et la connaissance de la réalité, la théorie du jugement et celle de l’identité personnelle.

L’un des courants majeurs de cette période fut la Scolastique. La scolastique est l’étude de la Bible et des textes sacré comme ceux de saint augustin par exemple . C’est une institution du savoir de cette époque qui étudie les relations entre raison et foi. Une foi qui nait de la révélation de dieu ; c’est reconnaitre, voir, la vérité dans son absolu. Les chrétiens croient en un dieu : esprit unique et absolu, tout puissant, éternel, créateur du « ciel » et de la « terre », des réalités visibles et des réalités invisibles.

Pour aller plus loin on va donc s’attarder sur deux auteurs, qui ont marqué la scolastique et qui sont tout deux à une extrémité de l’époque médiéval, saint augustin et thomas d’aquin.

Saint Augustin

Saint Augustin d’Hippone, né dans ce que l’on consiére aujourd’hui le Souk d’Ahras, en Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie). C’est un philosophe et théologien chrétien romain de la classe aisée. C’est l’un des quatre Pères de l’Église occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Église. C’est-à-dire qu’il pèse dans le game chrétien

Thomas d’Aquin

Thomas d’Aquin est né en Italie du Sud, en 1224/1225 et mort le 7 mars 1274. C’est un religieux de l’ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique. Considéré comme l’un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, et plein d’autres titres honorifiques chrétiens comme « Docteur angélique »tournevis sonic + portrait thomas, carrément.

Ces auteurs pourtant tous deux chrétiens, sont très différents, et ils vont nous permettre d’aborder un peu la complexité de cette période de 1000 ans… rien que ça

AUGUSTIN

L’une des questions fondamental que se pose saint augustin et que beaucoup se sont posé parmi les modernes également, est la suivante : Qui pense ? Autrement dit : Qui est celui qui pense en moi ? Quel est le sujet de la pensée ? Et sa réponse est donc Dieu. C’est comme si pour lui, la conscience, ce fil de pensée qui dit je, était une force active, d’une essence divine . Confessions : « Tu autem eras interior intimo meo et superior sumno meo (Tu étais plus profond que le tréfonds de moi-même et plus haut que le très-haut de moi-même) ».

Pour saint augustin, dieu est donc au plus profond de chacun. La foi prend donc une place centrale.

« Je crois pour comprendre »] La raison n’y est pas exclu, au contraire, mais c’est la foi, l’intuition divine, qui la valide. Il pense que la raison n’est pas suffisante pour livrer la profondeur du mystère de Dieu, du plus profond de chacun. Le signe du divin peut donc être dans les irréductibles contradictions face à laquelle la raison se brise. Le signe du divin c’est l’absurde, la contradiction immuable

Pour rendre compte de cette complexité du divin, il développa donc la trinité

Une essence, trois personnages. Le fils, le père et le saint esprit. Qui correspond à la vérité, engendré par l’amour, à travers le père . Il faut bien comprendre que ces trois aspects forment une unité qui constitue le divin. C’est une façon de consacré l’opposition immuable de l’un et du multiple dans la vérité divine. Le multiple est donc une spécificité importante dans la pensée chrétienne de saint augustin.

Augustin est aussi connu pour sa réflexion sur le temps : [« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus » du livre XI des Confessions.]

Il s’intéressa tout particulièrement à la création du monde, et donc du temps. Qu’y avait-il avant ? Il pense que le temps et le monde sont issus du néant. Dans l’éternité du néant, l’immobilité du temps, Dieu créer le monde et fait jaillir le temps. Le temps commence avec le premier mouvement, Dieu

C’est une vision qui a d’ailleurs plusieurs point commun avec la conception du temps que l’on peut avoir à travers la théorie du big bang. Ou « avant le big bang » il n’y avait pas de temps, avant ne veut donc rien dire d’ailleurs, c’est un peu de ça que parle augustin quand il parle d’éternité, de temps comme un tout, immobile et infini. Le temps est une dimension qui se déploie à l’instant du big bang

Mais saint augustin aborde aussi le temps d’un point de vue subjectif. Il s’étonne face à cette évidence  « Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore, et le présent n’est qu’une limite ponctuelle entre les deux ». Il fait alors un parallèle entre la force qui meut le temps, dieu, et notre subjectivité, notre intériorité, capable de cerner la temporalité, de passer de demain à hier. Notre volonté, est de la même essence que cette force continue qui engendre le temps

« On appelle “monde” en effet, non seulement cette création de Dieu, le ciel et la terre (…) mais également tous les habitants du monde sont appelés “monde” »

Dans ce parallèle, augustin développa donc une Trinité intérieure: mémoire, intelligence et volonté. « L’intellect lui-même a besoin de la volonté pour le pousser à l’activité », Il accordait donc une place importante à la volonté et à la responsabilité des hommes. Cet accent ira d’ailleurs croissant avec l’âge. L’homme doit accorder sa volonté avec la volonté divine. Il doit l’incarner. L’homme doit faire le choix, vouloir agir comme le veut dieu qui murmure au plus profond de chacun.

Pour conclure, je vous donne une dernière citation d’augustin qui malgré son lexique immobilier n’est pas un slogan d’agence immobilière, mais plutôt une synthèse de son dieu intérieur, complexe, et force active, volonté.

« Ne place pas ton amour dans la création mais habite le Créateur. »

SAINT THOMAS

Contrairement à la vision du dieu trine (la trinité) de saint augustin, Saint thomas d’Aquin développa une vision d’un dieu unique dans son œuvre principal inachevée, la somme théologique. La raison prend ici une place plus importante et plus méthodique. Alors que pour augustin la raison est subordonnée à la foi, ici foi et raison sont en harmonie. Cet aspect absolu, unifiant qu’il attribue à la raison apparait très bien dans sa théorie de la connaissance

Pour thomas d’Aquin, la connaissance intellectuelle est le fruit d’un processus d’abstraction qui fait de l’expérience sensible et matérielle de la connaissance « immatérielle ». La connaissance est donc abstraite d’expériences fournies par les sens. La raison permet en quelques sortes de forger des diamants de connaissance dans la masse de nos expériences multiples. La raison permet de découvrir les réalités uniques qui lient le tout.

Thomas d’Aquin était un réaliste, qui s’oppose au nominalisme, querelles philosophique que certain qualifierai d’ancestral mais qui se développe en réalité surtout durant la période du moyen âge, justement

[Pause concept : Réalisme nominalisme]

Il y a le monde, le réel, et nos connaissances de celui-ci mais nous n’avons pourtant accès au monde qu’a travers nos connaissances. Certain vont donc donner la priorité au monde, la réalité, et d’autres la donneront au contraire au sujet qui connaît. Le réalisme est la première attitude, puisque privilégiant le réel, et Nominalisme la seconde, qui pense qu’ils n’y a que des chevaux différent, la chevalité n’existe pas en soi, les NOMs sont une construction humaine.

Thomas d’Aquin est donc un réaliste qui pense que la connaissance peut nous permettre d’accéder à l’unicité du monde. La raison est la logique explicite de l’expérience de la foi, de la contemplation de l’unicité de dieu.

Dans son œuvre La somme théologique il développe une méthode pour « remonter » à dieu par la raison. L’un des points fondamentaux de sa pensée est celui de la causalité. Nous observons un enchaînement de causes à effets dans la nature, or il est impossible de remonter de causes à causes à l’infini ; il faut nécessairement une cause première : c’est Dieu. Il faudra donc comprendre cette causalité par la raison, pour remonter à dieu. C’est donc une pensée déterministe qu’il développe, causes->conséquences.

Pour rendre compte du caractère commun qu’a la causalité dans le monde, il développe le concept d’analogie « Tous les êtres font référence à quelque chose d’unique, Dieu »

Quand on dis qu’une chose est bonne, ce terme dérive selon la chose. Le concept de l’analogie nous permet donc de comprendre que sous la multiplicité du langage, il y a comme une essence unique. Le tout se fond dans l’unicité. Le tout est lié dans cette causalité commune qui détermine toute chose. L’analogie tend donc à mettre en évidence les rapports de causalité qui relient les êtres à la Cause première et tend à dissoudre la multiplicité dans l’acte premier dont il est conséquences.

Voici donc pour Thomas d’Aquin, l’unicité supérieure, et le déterminisme.

Malgré qu’il soit tout deux de grandes références chrétiennes, on peut voir qu’il s’opposent profondément sur certain point. Pour saint augustin l’approche intérieure de dieu, centré sur l’individu met en avant sa complexité et l’importance de la volonté, alors que pour saint thomas d’Aquin, c’est une approche de dieu qui se veut plus objective et qui met alors en lumière le déterminisme de la cause première et son unicité, sa simplicité. Il n’ont pas la même approche du monde, mais de plus cela les amènes à des réponses profondément différentes.

On s’aperçoit donc de la richesse de pensée de cette période qui est loin d’être homogène dans ses idées, en même temps, 1000 ans… c’est même plus une période, c’est un fourre tout. D’ailleurs rien que le découpage des périodes, plus c’est loin, plus c’est large. Attardons nous donc un peu plus sur la réalité matérielle de cette période pour mieux comprendre la force et l’importance de la philosophie médiévale.

Force du medieval

Alain de libera, défini cette approche comme de l’archéologie philosophique : c’est-à-dire « repenser cette pensée dans et avec l’ensemble auquel il appartient », on va donc faire un peu d’histoire, parce que hé ouai, faut aussi faire de l’histoire pour développer une philosophie matérialiste.

Le début de moyen âge c’est la fin de l’empire romain, la loose, l’idéal étatique et centralisateur s’effondre pour plusieurs raison, comme la corruption notamment. Mais en même temps, ho mon dieu y’a des sales barbares qui nous envahissent, c’est le grand remplacement, les gens flippe parce que bientôt ils seront tous des barbares, ils seront tous obligé de manger des couscous de vodka tout ça ! En faite ces mouvements de populations n’étaient pas des expéditions militaires mais des migrations concernant des peuples entiers venant de l’Est. Ces barbares ne représentaient d’ailleurs que 5 % de la population don bon ça va. Le christianisme est déjà plutôt tendance, mais il est encore en expansion, et l’officialisation de la chrétienté comme la religion de l’empire romain en 381 ne se fait pas sans difficultés. La disparition de la bureaucratie romaine entraîne cependant l’effondrement du système économique romain et donc la réorganisation politique de l’Europe, notamment à travers les communes de village, les guildes, mais aussi le système féodal des seigneurs. La pratique de l’esclavage déclina mais il fut notamment remplacé par le servage en milieu rural. Sa différence avec l’esclavage provient du statut juridique du serf, il n’est pas assimilé à une chose comme l’était l’esclave, mais il ne dispose pas de pouvoir politique. Donc pour le seigneur, c’est pas des meubles, mais il ferme leurs gueules quoi.

Puis du Vè au XIIè, et même jusqu’au XVè siècle, en plus de commune de village, sous les noms de guildes – union de métier, d’amitiés, de fraternités, d’universitas,etc., des unions pullulent pour la défense mutuelle, pour venger les offenses faites à chaque membre de l’union et y répondre solidairement, histoire de dépasser la politique du flashball antique « œil pour œil ». Et donc toutes ces team s’organise pour la pratique des métiers, pour se secourir en cas de maladie, pour la défense du territoire ; pour empêcher les empiétements de l’autorité naissante, pour le commerce, pour la pratique du «bon voisinage» ; pour la propagande… pour tout, en un mot. Le genre de truck que l’Européen, éduqué par la Rome des Césars, des papes, demande aujourd’hui à l’État. Cette double institution des communes de village et des fraternités librement jurées prospéré en dehors de toute influence romaine, chrétienne ou étatiste.

Puis les seigneurs, durant plusieurs siècles, avec l’appui de la chrétienté, détruisirent ces liens de solidarité, par la violence ou par la ruse et la négociation, gangrénant les guildes par la bureaucratie et la hiérarchie, pour soumettre chacun à ces nouvelles autorité centralisé qui serait la bases de nos états moderne, que les bourgeois se sont entre temps accaparé.

C’est une phrase beaucoup trop synthétique pour de tel évènements mais reprenons donc maintenant notre Augustin et notre d’Aquin.

Augustin : Volonté et complexité

Augustin développe donc sa philosophie pendant l’effondrement de l’empire romain et à une période d’expansion de la chrétienté. Il tiendra une critique spiritualiste de la chute de l’empire. Ce n’est pas l’organisation verticale, impérialiste, ce n’est pas la structure mais les individus corrompu qui la compose qui sont la cause de cette effondrement selon lui. Ils auraient quittés le bien, la vérité de dieu. Car cette vérité nécessite la volonté de persévérer vers elle. Dans sa cité idéale, ce serait donc bien une organisation verticale, théocratique, avec des individus supérieur mais qui devrait appliquer la volonté de dieu. Cette critique permet d’épargner le système et l’idéal étatique de Rome et de la religion chrétienne qui travaille justement à acquérir plus de pouvoir politique à l’époque.

Mais dans son œuvre « la cité de dieu » il nous dit quelque chose de plus [« Pendant son pèlerinage sur la terre, cette Cité céleste recrute des citoyens dans toutes les nations.»] C’est un autre visage de la chrétienté qui s’affirme dans cette citation. C’est le visage universel qui, au plus profond de chacun, réunis tout le monde dans la complexité de dieu. Pensée qui colle du coup très bien à l’ambition et à la période d’expansion de la religion chrétienne.

On comprend alors l’importance du contexte historique dans la conception, et la compréhension de son œuvre qui bien sur n’est pas indépendant de sa réalité politique.

D’Aquin : Déterminisme et unicité

Thomas d’Aquin se situe plus de 800 ans plus tard. Le christianisme est largement présent sur le territoire. Soutien du féodalisme et des souverains, elle a un bien plus grand pouvoir politique centralisé en la personne du pape. [Toute son autorité est justifiée par le caractère absolu de dieu, qui tend à unir le tout. Les souverains locaux perdent alors progressivement leur pouvoir politique au profit d’une centralisation des pouvoirs.] La chrétienté renforce alors son pouvoir tout au long de ce processus qui donnera les bases de l’état moderne tel que nous le connaissons.

La scholastique est à son époque beaucoup plus institutionnel qu’a l’époque d’augustin. L’importance que donne Thomas d’Aquin aux grecs et donc au déterministe [PHILOSOPHER 11# Les Grecs]permet de développer un propos beaucoup plus rigoureux méthodique qui correspond d’autant plus à l’autorité de savoir dont a besoin l’église à cette période.

C’est justement l’une des raisons qui peut nous permettre de penser les liens et la continuité entre philosophie médiéval, et philosophie moderne avec la science pour d’aquin et l’importance du sujet pour augustin.

Vous comprenez donc un peu mieux la complexité de la pensée médiévale qui se laisse difficilement réduire à un tout uniforme. Mais ce qui me semble persister dans la pensée d’Augustin et de d’Aquin, c’est l’idéal étatique. Explicitement chez Thomas, et implicitement à travers la complexité d’augustin, mais toujours la dans l’absolu de Dieu. Pour essayer de synthétiser, il me semble donc que c’est cette opposition même, entre l’unicité de dieu, la simplicité du tout et la multiplicité du sujet, la complexité de ce tout, qui cristallise la pensée de cette période.

Ce qui montre assez bien à quel point cette opposition a marqué la philosophie moderne c’est cette citation de Nietzsche qui serait plus juste encore de cette façon «L’homme est dieu ».Ce n’est pas dieu qui est mort, mais l’homme qui a pris sa place. L’homme en tant que sujet prend peu à peu tout les attributs de dieu , c’est l’homme qui a tout pouvoir sur le monde. Et les mythes techno-progressistes comme le trans-humanisme perdurent cette approche du monde.

C’est dans cette critique que se place justement Bakounine qui n’écrit pas littéralement ce passage C’est Dieu qui est la source de toute autorité humaine, c’est sur Dieu que repose tout pouvoir. Il faut donc nier Dieu, moins parce qu’il n’existe pas que parce que son existence est incompatible avec la liberté de l’homme.

Vous voyez donc que le problème n’est pas forcément dieu ou son existence, mais surtout la construction et l’utilisation absolue que l’on en a faite. Le problème n’est pas la spiritualité, mais l’église, l’état.

Il faut donc savoir différencier concept spirituel, en rapport avec la vie, son sens, le cosmos, et tout ce qui nous dépasse et l’église, la structure politique, et son impact matériel pour comprendre les relations entre les deux.

En tant que poésie cosmique, même de poème logique, augustin et d’aquin ça peut être sympa… Voila moi aussi des fois je lis des phrases spirituelles, je fait whaa, c’est cool quand même l’univers et tout… Mais quand y s’agit de comprendre la société, et d’appliquer ces idées à des situations matérielles et politique… la… non la c’est pas top.

La spiritualité ça peut être cool, on a tous un profond besoin de donner du sens à notre vie, de façon explicite ou non, c’est une force. Malheureusement beaucoup de discours spiritualiste sont une bouilli qui veut tout et rien dire. Cette force, travaillé par la philosophie peut aiguiser notre capacité de liberté, de s’autodéterminer. Cette force peut être un outil pratique, qui peut nous asservir comme nous libérer. Certain s’en serve pour soumettre d’autres a leurs autorité unique, qu’elle soit sacré ou d’état. C’est pourquoi il est important de sculpter une spiritualité qui nous permet de réellement nous dépasser, briser les chaines des oppressions. Une spiritualité qui ne soit pas un délire de l’esprit mais qui plutôt s’ancre dans la réalité matérielle valorisant donc une approche pratique qui nous permet de comprendre nos déterminismes et cerner les oppressions pour agir dessus et changer le système pour le bien commun et sa diversité.

Guillaume Deloison

 

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