Comment changer la société? Comment lutter personnellement?


Comment changer la société ? Comment lutter individuellement?

[Ce contenu ne reflète plus ma pensée (et contient de belle connerie) mais je le laisse comme témoin de mon évolution dans sa continuité]
Cette article se borne uniquement a une posture individuelle et spiritualiste, je n’aborde pas l’influence des systèmes d’oppressions qui sont premier et fondamental quand on aborde la question de « Comment changer la société? » Je me rattrape ici:  Comment lutter collectivement | 3# Philo et politique

Changer la société est un sujet qui plaît beaucoup. Entre initiatives individuelles et collectives on ne compte plus les tentatives ni les mouvements latents.

Mais de toutes ces actions influentes, émergeant de notre immobilisme et de notre apathie collective, notre monde nous pose la question suivante. Comment diffuser ses idées de manière efficace, c’est à dire, entraînant un changement concret de comportement ? Comment diffuser des propos que l’autre peut s’approprier, faire sien?

Commençons par une réflexion toute simple mais qu’on ne prend même plus le temps de poser.

Une personne apprend-t-elle par la sanction, l’évaluation et le jugement ou par l’accompagnement, l’aide et la motivation ?

La réponse paraît évidente et pourtant peu l’applique. Dans un débat d’idées, le jugement et la condescendance sont souvent maîtres. Peu importe les idées, souvent le problème, c’est la posture avec laquelle elles sont délivrées.

Enchaîner les arguments, aligner les preuves, vouloir convaincre avant de vouloir échanger.

La condescendance nés du préjugé d’avoir raison. C’est penser, a priori, que l’on a raison face à l’autre. Penser que fatalement l’autre a tort, et que si il n’est pas d’accord c’est qu’il n’a pas compris

La condescendance exclue de l’autre, elle met en opposition, elle ne créer pas un climat de débat, elle créer un climat de combat.

Quel est l’utilité de la condescendance alors ? Écraser l’autre sous la botte de son argument ? Mais ce n’est pas comme ça que marche l’éducation, ce n’est pas comme ça que l’on intéresse les gens à sa cause.

Il faut alors se poser la question de la finalité. L’important est il d’avoir raison ou que l’autre comprenne? À partir du moment ou tu te lance dans une bataille, tu ne peut pas espérer que celui en fasse se mette à genou pour te dire que tu a raison, c’est humain, c’est extrêmement rare les gens ayant des illuminations soudaine. C’est possible, mais globalement ce n’est pas comme ça que cela fonctionne.

Les prise de conscience ça se prend plutôt face à un acte concret, ou tout seul, dans la pénombre, en proie au frémissement de la chaire vibrante sous l’effet de cette expérience qui marque toute une vie.

Travailler son rapport à l’autre est alors essentiel pour justement ne pas être condescendant, car c’est une posture très facile à prendre quand on a beaucoup étudié un sujet en particulier. Notre perception change et l’évidence nous semble de plus en plus criante, oubliant les efforts précédents, l’on oublie aussi que ce n’est pas une évidence pour tous.

Ce n’est pas parce qu’une chose est évidente pour toi, qu’elle l’est pour l’autre, il n’est pas forcément stupide ou mauvais, je pense en l’occurrence au fait d’être chasseur, convaincu de l’efficacité du néolibéralisme ou pour la corrida. Il est possible d’être pour et d’être beaucoup plus utile à la société par d’autres actions, ou même être quelqu’un de simple, mais qui partage de l’amour avec sa famille et qui fait le bien autour de lui. Je prends ces sujets volontairement, car beaucoup lirons ces lignes se disant que c’est évident, et tomberons le jour d’après dans la condescendance pensant que leur cause est plus légitime, pareil pour le sujet des femmes voilées, des jeunes de banlieues, ou la grande tendance 2014, l’islamisation.

Mais malheureusement malgré ça, parfois, en face ont peut quand même trouver des gens de mauvaise foi, sauf que eux n’ont rien à défendre à part eux-même. Se poser en tant que représentant d’une certaine cause, implique des responsabilités qui font qu’il est nécessaire de s’élever au dessus de la haine. Alors ça serait humain de les envoyer chier et de faire comme eux, les insulter. Sauf qu’en conséquences, par exemple, des animaux vont mourir si tel est le sujet (véganisme), et en tant que végétalien, tu en est conscient, c’est donc toi qui perd. C’est une question d’égo, soit tu t’offusque de leur frustration, tu estime que tu est juste et du coup tu devient aussi agressif que l’autre, ou alors tu dépasses tout ça pour la cause réel

Voici un extrait du Danger snobfog (Smug alert en anglais Ep2 Saison 10) de la série south park, qui cristalise très bien cette problématique dans sa moral de fin.

« Tu veux dire… conduire une hybrid, mais ne pas se sentir meilleur que tout le monde à cause de ça… »

« yeaaah! »

« Je.. Je ne suis pas prêt »

On sous-estime énormément l’importance du liens entre deux personnes dans un débat. Les gens sont sensible, se vexe facilement surtout face à un inconnu, c’est triste, mais c’est le monde, et ça on ne pourra jamais le changer, alors il faut composer avec. L’homme est un animal émotionel, irrationel.

La mauvaise foi n’est pas ce qu’il y a de plus compliqué à combattre quand il n’y a pas d’opposition avec l’interlocuteur, il suffit de rentrer dans une dynamique de recherche commune, et si c’est l’autre qui amène les réponses, c’est gagné. Il suffit de poser les bonnes questions. C’est une technique utilisé depuis très longtemps, la maïeutique, inventé par Socrate.

Cela consiste à accompagner l’autre dans sa réflexion en le poussant à dérouler ses propres pensées jusqu’au contradiction interne qui l’habite.

Beaucoup de gens ont aussi changé suite à des recherches d’informations, il est donc plus efficace d’être là au bon moment pour accompagner l’autre dans sa recherche et lui partager des documents allant dans le sens voulu. L’information indirecte peut être un moyen très puissant car elle préserve l’égo de l’interlocuteur, il n’y a pas de destinataire précis et donc pas de logique à se sentir vexé ou attaqué, cela préserve l’ego de celui qui y est confronté.

Il ne sert donc à rien d’argumenter de façon frontal, en braquant l’autre cela risque même de desservir la cause initiale, et le changement effectif sera même pire que l’inaction.

Pour changer une société on construit à coté, on ne perd pas son temps à détruire la précédente, elle tombera toute seul si on fait mieux

Je pense donc que l’une des valeur fondamentale nécessaire pour un impact réel lors du partage d’idée, à l’opposé de la condescendance, c’est justement l’humilité. Mais une réelle humilité, pas simplement de la courtoisie ou quelque chose qui serait simplement un moyen d’arriver à ses fin. Un engagement idéologique demande des actes, pour être réel l’engagement doit prendre forme dans le concret, mais en aucun cas cela ne doit permettre d’en retirer de la prétention. Ça serait tout aussi stupide que de donner de l’argent à un sans-abris et de s’en vanter

L’humilité donc, comme fin et non comme moyen. Peu importe le sujet, je le redis, car cette conclusion semble évidente mais peu l’appliquerons.

Tellement peu l’appliqueront, qu’en 2014 nous avons toujours des cours où le savoir est diffusé de façon verticale, alors que toute cette réflexion faisait partie des revendication de mai 68. Cette état d’esprit implique de faire tomber le statut du sachant et de l’apprenant, chacun apprend.

Je vais pour ouvrir et approfondir cette réflexion, aborder la science, une chose qui permet à beaucoup de personne de croire en la vérité absolue des résultats mathématiques et physiques. Au point que certain finissent par rire de la religion, comme si pour le citoyen moyen il y avait une différence entre les deux.

Il y a la suite de l’article, sinon depuis j’ai fait une vidéo sur cette opposition:

la science dit comment, pas pourquoi, c’est une erreur bien dommage que de confondre les deux, et c’est bien normal vu notre histoire. Mais le problème dans les guerres saintes ce ne sont pas les religions, ce sont les pouvoirs politiques qui les mettent en place. Les religions ont toujours prônés l’amour, et ont eu pendant longtemps le rôle de faire avancer le savoir de l’humanité. Durant la scolastique, de nombreux philosophes se sont succédés, opposés, pour l’amour de la vérité. C’est ce même amour de la recherche, du monde et de l’autre, qu’incarnent la science et la religion. Elle cesse de l’être quand elle deviennent institution et autorité, quand leurs réponses se doivent d’être pris pour la vérité donné d’une société, et non comme le simple fruit de recherche.

Aujourd’hui beaucoup méprisent la religion, pensant que le science donne plus de réponse. Mais la science est elle même bloquée dans ces propres paradoxes, on peut estimer la science car elle nous a fait avancer énormément, mais au final elle ne donne pas plus de réponse sur le plan spirituelle que n’importe qu’elle autre idéologie. C’est bien la différence entre comment et pourquoi.

On parle de « le big bang » parce qu’il a était théorisé en occident, mais si il avait était théorisé en Asie ou la pensé ancestrale est beaucoup plus cyclique cela aurait était « un big bang » parmi d’autres, logiquement

L’esprit scientifique ne dit pas qu’il a vrai, au grand jamais, sinon il devient despote, il dit qu’il n’a pas tort, et cela change absolument tout car l’esprit scientifique réclame alors la plus grande humilité. La science a évolué par la négativité, et c’est extrêmement important. Parce que c’est justement les croyances hâtives qui ont créés les guerres, justement le fait de croire qu’on a raison.

au final c’est encore la même problématique. Est-ce que les scientifiques ont raison? Peut être, mais le problème n’est pas la, le problème est d’agir avec ce savoir, pas d’en faire le procè. Car si on voudrait le faire, la science face à la religion, Il y a de grande chance que la science est fait plus de mort étant donné les catastrophes écologiques qui se préparent et les drames industriels qu’elle a causé. Bien sûr je suis de mauvaise foi, car la science a aussi sauvé de nombreuses vies, mais la religion aussi. Ce paragraphe n’a bien sur que pour but de montrer la futilité du procès, et de mettre en avant sa contre-productivité.

Je ne prends même pas la peine de mettre à mal le manque d’humilité de certains courants religieux, l’évidence étant trop criante, l’histoire et le fanatisme auront joué en ma faveur.

Bien souvent croyances et savoir sont exactement la même chose pour la plupart d’entre nous.

Admettons, il semble évident que la terre tourne autour du soleil? Mais quel en sont les raisons exactes? Avez vous déduis les lois de la gravité exacte tous seuls et les avez vous mis en application? La gravité n’est pas une force qui attire les objets vers leurs bases, et pourtant beaucoup le pensent (Selon Einstein c’est une distortion du tissu de l’espace temps). Nos jugements sont beaucoup plus souvent préjugés que ce que l’on pense, il est beaucoup plus courant de répéter quelque chose de lu, que de vérifier une loi scientifique personnellement. Voici un article dans lequel Étienne Klein explique les incohérences entre les croyances populaires et la physique rigoureuse.

En ce qui concerne la religion, c’est la même chose. Il a des évènements qui sont considérés comme vrais alors qu’un minimum de bon sens pousse au moins à remettre la chose en question. je vous conseille cette article sur l’arche de Noé, qui est vraiment très drôle et qui étudie la possibilité que l’arche puisse fonctionner:

Afin de comprendre comment se forment les croyances dans différentes cultures je vous invite à lire le livre de Pascal Boyer, « Et l’homme créa les dieux ». Ce livre m’a permit de mieux comprendre et de faire preuve de plus de bienveillance envers le fait religieux.

Même en ce qui concerne la logique, qu’est ce que cela veut dire? on pense que c’est systématique mais c’est infiniment plus compliqué. Par exemple, l’opposition entre Héraclite et Démocrite qui perdurera éternellement. L’un disait « on ne peut pas dire l’être et le non être sont, ça serait se contredire » alors que Démocrite lui disait justement le contraire, et que c’était justement la synthèse des deux qui était le réel. (C’est un peu le principe de décohérence entre physique classique et quantique au final si je ne me trompe pas, Einstein VS Schrodinger)

Et même connaissant toutes ces réponses, tels les plus grand érudits de votre domaine, cela ne vous aiderais pas beaucoup pour vivre avec votre prochain, et c’est bien là le coeur du problème.

L’humilité est donc l’une des seules réponses convenable pour un homme révolté, comme il peut être définit dans « L’homme révolté » de Albert Camus qui serait d’ailleurs un parfait approfondissement de cette réflexion.

Je vous conseille également le roman de science-fiction de Alain Damasio, « La zone du dehors » qui est une projection absolument fantastique de toute cette réflexion

Comment changer, être le changement infographie guillaume deloison

Bien sur ce raisonnement ne saurait justifier l’inaction. Ce sont dans les actes que vit la révolte, il faut construire son univers, mais dans l’humilité. On ne peut espérer attendre la vérité pour passer à l’action, car fondamentalement elle nous échappe, Mais si nous ne sommes certain de rien, alors l’action devient terrain de jeu qui a pour seul limite et ouverture, l’autre, la raison pour jouet.

Nous ne sommes tous que des hommes face au silence du monde

J’aimerai spécifier que ce raisonnement n’aborde pas les systèmes d’oppressions dans lesquels nous sommes tous plongées. Et c’est un gros manque que je vous invite à comblé avec cette vidéo némésis:

Comment lutter collectivement | 3# Philo et politique

Ce contenu est en libre accès, je vous invite à le partager le plus possible et à me suivre sur les réseaux sociaux.
Si vous voulez me soutenir, je vous invite à aller sur ma page tipee

Guillaume Deloison.

 

 

 

Publicités

Une réflexion sur “Comment changer la société? Comment lutter personnellement?

  1. Pingback: Pourquoi notre laicité est en échec ? | Guillaume Deloison

Les commentaires sont fermés.