Liberté, de générations en générations


À croire qu'elle ne vit que dans les musées

À croire qu’elle ne vit que dans les musées

Liberté,
un mot bien souvent discuté,
un mot vibrant de passion, de désir,
de raison, de révolution.
Tant ce sont battus,
à coup de rafales ou de cailloux dans les rues,
justement pour les libérer.
Pour ne plus être broyé
par les rouages d’un système
contre lequel ils se sont levés.

Être libre à en crever.
Pour la liberté se donner.
Tirer des tranchés quand l’ennemi est identifié.
Cocktail à la main
Je veux juste qu’on entende raisonner la liberté,
plutôt que de participer à des dîners mondains.

Avoir la force de tout changer,
voir que de tout temps le système s’est imposé
avec l’illusion de la liberté, quelque chose de parfaitement réglé.
Tu marches à coup de peur, d’insécurité ou d’espoir.
Bienvenu en France, j’ai l’impression que tout est noir.
Certains ferment les yeux, impossible d’y voir.
Pas de problème, la télé s’en est chargée.
Ta vision est censurée, millimétrée,
au point que même les anciens, la liberté,
Ils l’ont bradé.

Ces gens, ces combattants, ont fini par oublier.
Nous trouvent violent, pour quelques rassemblements.
Vous croyez que le combat est terminé,
que ça sert à rien de continuer.
Mais vous êtes devenu les rouages d’un système
qui n’a rien à envier à ceux qui l’ont précédé.

Voir une foule se faire lyncher.
L’entendre crier paix, amour et liberté,
à coup de matraque se faire défigurer.
Massacrons cet adolescent,
il menace le système instauré.
Je veux voir sur le bitume toutes ces dents,
ce marginal pourra remercier les anciens combattants.
C’est leur désastre, mais c’est pour nous les coups et les bilans.

La liberté a été mise de côté, ringardisé.
Se battre pour elle c’est dépassé.
« Ils connaissent pas la guerre, faut pas abuser. »
C’est vrai que le système est pas trop mal…
Ta retraite te paie presque à manger.
Mais si ça te satisfait, si c’est pour ça qu’ils se battaient.

Des milices aux services de personnes morales.
Rassemblement mondial, j’ai payé l’exclusivité,
ça me donne droit à ta liberté,
c’est moi qui décide comment t’habiller, ce que tu dois manger.
Encore une fois dans l’histoire,
la morale va nous séquestrer.

Le vice a contourné la séparation des pouvoirs,
une idéologie s’est réapproprié l’état.

Guillaume Deloison.

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