Assassinat pré-supposé


Il est 20h, j’ouvre les yeux, le bruit de la télé m’a réveiller. A l’écran j’y vois la dizaine de candidat pour les élèctions. Tous ridicule comparé au président que la France a eu le plaisir d’avoir tout au long de ses années. 83 ans demain, alors des présidents j’en est vue, même qu’avec d’autres cultivateur on s’était mobilisé quelquefois quand j’était plus jeune, pour lui dire ce qu’on pensée. Mais aujourd’hui…. PFFF. Le président y nous laisserez crever. Avec tout ces fous dehors… on est plus en sécurité de nos jours…
Justement, qu’est-ce que disais… Il annonce encore un crime à Marseille. Ça m’étonne même pas tiens! Marseille… il y a tellement d’arabe et de noir la bas…
J’entend ma femme dans la cuisine, elle m’appel.
C’est l’heure de manger.

Ta vue chérie, encore un mort à Marseille.
Ah je peux te dire que si j’était flic moi, je te ferais du ménage la bas!

C’est moi ce mec qu’est sensé faire le ménage. Je suis flic depuis quelques années, je suis nouveau dans cette banlieue mais j’en est eu des échos, pas que du bon d’ailleurs.
A ce qu’y parait des jeunes con on abattu un collègue pendant une émeute. Des petits branleurs! Il vont même plus à l’école je suis sur…
Ah si je les tenais! Si je pouvait les avoir en face de moi!

Non mais c’est vrai quoi! C’est le travail de la police a ce que je sache! Mais faut dire aussi, on leur donne pas les moyens. Faut faire des économies qu’ils disent!
Pourtant elle est bien contente la petite dame de pouvoir rentrer chez elle le soir en voiture, sans avoir trop peur de se la faire cassez.
Elle me dit de la fermer.

Celle qui a peur de se faire cassez sa voiture c’est moi, je rentre du travail, une sale journée! Ah si je pouvais lui dire ce que je pense à cette conne de Marie qui se croie supérieur. Mentalité de patron!
Tiens regarde le lui justement avec sa grosse BM!

Il est 7h, je me léve.
Je m’habille et me dirige vers la cuisine. Je repense à l’engueulade avec ma femme hier…
Elle me reproche de faire des généralités.
Je me suis levée et j’ouvre la porte du garage.
Elle me dit que je regarde trop la télé, que je suis lobotomisés.
J’ai prit ma voiture et là je me suis garé.
Elle me di que je suis un produit du JT, que j’ai oublier de penser, de critiquer.

Je le souhaitai, eh voila ! Nez à  nez avec un de ces gamins . Je l’ai trouvé dans une rue un peu plus loin de l’émeute. Je lui est dit que si y bougeait, je le butais. Yeux dans les yeux, on attend, je l’ai au bout de mon arme!

Putain ce con avec sa BM il va me rentrer dedans! Il croit qu’il va me passer devant !? Monsieur il se croit tout permit!?

Je suis sorti de ma voiture, j’ai ouvert la porte, « bonjour », prit les papiers, puis je me suis isolé.

Je le sentais, il voulait s’échapper. D’un geste brusque il s’est mit à courir.

Il était à deux doigt de me toucher mais je voulais pas le laisser passer !
J’ai accéléré…

Á voté.

J’ai tiré.

Collision, je l’ai tué…

J’ai choisi de ne pas relater les pensées des victimes, ça ne vous empêchera pas de vous faire une idée de qui ils étaient. Les personnages, eux, ne ce sont pas gêné.
Ce qu’il faut savoir c’est que les victimes, elles, n’était pas des personnages  des caricatures faites de généralité, dépourvu d’une quelconque nuance d’individualité .

Guillaume Deloison

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