Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?


Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?

Prendre un livre, écouter une musique, partager un repas avec quelqu’un,  se lever pour travailler… Choisir est un verbe de mouvement qui s’impose à nous à chaque instant, qui précède chaque geste et  chaque action. Kant disait « Agit de telle sorte que la maxime de ton acte puisse être érigé en principe universel ». L’acte de chacun étant en lui-même choisi, par cette décision nous définissons ce qu’on choisit d’être, ou définissons nous la vision de l’homme comme nous imaginons qu’il devrait être ?

L’ombre suffit elle à rendre la richesse de cette vision ?

Il faut tout d’abord bien cerner ce qu’est le choix, car la dérive est facilement faite. L’acte qui en résulte n’est pas le choix et il serait faux d’attacher l’acte réalisé à ce dernier qui n’était que théorique et non concret car sinon cela laisse supposer que l’acte est le parfait reflet de soi.  Que les actes définissent plus que les intentions, que la forme finalement définit plus que le fond. Et pourtant l’acte est bien souvent différent du choix qui le précède. Le choix ayant pour prétention de définir l’être il me semble alors plus juste donc de n’en garder que le fond, l’essence même de l’être, ce qui l’anime. Le choix est une favorisation d’une option parmi d’autres, elle témoigne donc des gouts, des désirs de chacun. Il semble alors qu’elle est une définition de l’être individuel, premièrement.

Mais qu’en est-il de l’extension de cette définition au genre humain?Chaque décision prise serait le reflet de l’homme parfait tel que nous le pensons ? Chaque homme à chaque instant agirait en tant que guide de l’humanité. Aurait-il la responsabilité de représenter chaque être? Admettons, mais cette idée me semble des plus prétentieuses, comme si chaque choix fait devait être le choix de chaque homme, comme si celui qui choisit adoptait un modèle universellement bon, correct et qui devrait être adopté par tous. Cette idée rejette une notion d’équilibre entre chaque extrême qui me semble pourtant apparemment nécessaire entre beaucoup de choses. Vouloir supprimer la richesse de la diversité pour un modèle froid et rigide qui ne fonctionnerait que comme une mécanique. De plus, définir l’homme c’est définir le monde, sans vouloir réduire le monde à l’homme mais plutôt comme si l’homme parfait avait propension à étendre son modèle à tout être vivant, car pourquoi s’arrêter à l’espèce humaine après tout ? Chaque être capable de faire un choix devrait alors adopter ce système de pensée. Il me semble alors évident que chaque acte n’est pas en proie à une telle responsabilité, Mais plutôt que nous agissons pour le mieux, d’abord à notre échelle, pour notre bonheur, et le bonheur des un fait le malheur des autres. Le choix ne serait alors qu’une définition de l’être.

À moins qu’une telle définition, celle de l’être, ne se limite pas au fond, mais au tout, à l’être en entier, au fond et à la forme. L’acte serait alors le chaînon manquant à une définition plus juste de l’être, étant individualisé, dépendant du contexte et de tant d’éléments, comme la capacité à réagir. L’acte, conjugué au choix, permet donc une définition plus précise de chaque être.

Guillaume Deloison.

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8 réflexions sur “Le choix, définition de soi ou de l’Homme ?

  1. Pingback: Pensée du 19 juin 11 « L ' A C A D E M O S

  2. Tiens, j’espère ne pas être indiscret, mais je me demandais : Tu fais comment pour tes difficultés orthographiques ? Parce que j’ai un peu de mal à croire que le correcteur de microsoft word te permettent d’avoir cet orthographe impeccable…

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  3. Plus de questions soulevées que de réponses proposées dans ce texte, mais c’est tout aussi bien =)

    Je pense quand même que tu as un peu limité l’un des aspects du choix : les influences extérieures. Par exemple, tu suggères que le choix pourrait être conséquence de notre vision de l’homme idéal; ce serait éventuellement possible si nous choisissions en nous basant pleinement sur notre logique.

    Ce n’est jamais le cas. Nonobstant les évidentes influences des autres, je ne mentionne pour l’instant que les pulsions et les instincts :
    Le corps humain est un corps animal, en permanence soumis à des passions, à des instincts divers. Ces instincts ne suivent aucun idéal, ils ne cherchent que la satisfaction immédiate – en fait, je pense même que la sensation de satisfaction n’existe à l’origine que pour contraindre les créatures à suivre leurs instincts : satisfaction sexuelle pour la préservation de l’espèce, satisfaction lors de la prise d’un repas, du repos…

    Le choix humain se fonde donc très souvent sur l’envie de satisfaire une pulsions, un désir immédiat. La société humaine ayant transformé l’homme en quelque chose « d’autre » qu’un simple animal, ces pulsions ne sont plus les instincts d’antan : Le plaisir de la nourriture n’est plus lié à ses qualités nutritives, par exemple. Seule la sensation demeure, et elle guide bien souvent le choix.
    Dans la société occidentale, c’est bien pire : Il y a un culte de la satisfaction immédiate, combinaison du capitalisme (ce que je veux, je peux l’acheter) et du désir de pseudo-liberté de l’homme (je fais ce que je veux, quand je veux) : En effet, l’homme se croyant libre de tout entrave suit ses instincts, dont il devient alors esclave.

    Pour moi donc, dans la majorité des cas, un choix donné ne reflète en rien une vision, un idéal d’un être humain, mais simplement son désir immédiat.

    On peut aussi considérer qu’on ne s’intéresse qu’aux choix logiques, effectués en dehors de toute sensation, pour la présente réflexion. Là encore, de nombreuses difficultés : On choisit toujours en se fondant sur une connaissance, et cette connaissance est toujours partielle et faussée. Elle est pleine de on-dits, d’opinions, de méconnaissances, d’avis, de préjugés…
    C’est de là que vient, à mon sens, le errarre humanum est : Les choix ne sont jamais fait en pleine connaissance de cause. C’est aussi ce qui fait que rien n’est irrévocable.

    La conclusion de tout cela, à mon sens, c’est que les choix de l’homme sont rarement le reflet de son idéal tel que tu le décrits, et que même lorsqu’ils tentent de l’être, ces choix ne coïncident pas entre eux et sont faussés par nos limites.

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    • Merci beaucoup, je dirait que ce commentaire pourrait etre intégré au texte en lui même en fait. je suis d’accord avec toi.
      Mais si je ne l’est pas fait ressortir car ce que tu dit est reelement commun a tout les hommes, il n’y a pas de choix finalement, De choix dont on a l’initiative réel je veux dire. nous avons tous besoin de manger ou de boire, je ne le choisit pas réelement, mùais par contre je choisit reelement ce que je bois. Mais je suis d’accord avec toi ;p

      quand a ton paragraphe sur l’erreur humaine et les ont dit, la encore je suis d’accord et cela etayerai parfaitement ma deuxieme parti, car c’est finalement pour ces raisons que je trouve cela prétentieux de vouloir appliquer un modéle unique alors qu’effectivement nous sommes sujet aux préjugée.

      Cette réflexion etait une réaction a un texte de sartre en faite ^^ ou il disait que lorsqu’on agit l’on s’engage dans le monde, que l’on est responsable et que l’on se doit d’avoir un acte représentatif de l’idéal humain. cela m’avait paru reelement prétentieux.

      PS: les pulsions et tout nos besoins peuvent rentré dans une définition de l’être aussi

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      • Oui, mon texte ne te contredisait pas, c’est juste que je trouvais que ce point, même s’il est assez évident, devait être mentionné dans une réflexion sur le choix. C’était bien un rajout =)

        Je n’ai pas lu le texte de Sartre en question, c’est peut-être pour ça que je n’ai pas bien saisi certains passages de ton texte, il me faudrait le texte auquel il répond. Tu ne pourrais pas mettre à disponibilité le lien qui permet de le lire ?

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      • c’etait un extrait de l’existantialisme est un humanisme. je ne l’est pas retrouvé sur internet mais il disait que lorsqu’on choisissait on se lancé dans le monde et on devener un représentant de l’homme. ce que j’ai briévement expliqué.

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