Dirigeants religieux, monstres centenaires.


Dirigeants religieux, monstres centenaires.

La religion, concept pluriel qui se décline sous plusieurs formes, en partant des religions du livre (Chrétien, juif, musulman) jusqu’au polythéistes, animistes ou autres. Toutes donnent un enseignement de la vie, un système de valeurs d’une part, et une relation avec « dieu » d’autre part. Toujours inscrites dans une relation intérieure avec « le seigneur » quel qu’il soit, les religions ayant vu apparaitre des dirigeants religieux sont nombreuses mais quelle est leur légitimité dans ce rapport personnel qui guide vers le bonheur par ses principes en somme ?

La religion est une expérience, une réflexion personnelle qui appelle chacun de ses fidèles à raisonner par soi même. « Sapere aude » finalement ! Tout comme les courants de pensées philosophiques pourraient s’ériger en religion, ces dernières ont émergé par l’avènement d’un être qui diffusa une parole qui fut reprise par un groupe d’individu, une communauté, une société. Cette exploration personnelle est de plus guidée par certains commandements qui permettent de se rapprocher de dieu en faisant le bien, de se rapprocher du bonheur finalement aussi. Dieu serait peut être alors une personnification du bonheur ? C’est autre chose. Mais la religion, du moins ces prophètes ont unanimement toujours prôné la tolérance, et de cette manière n’ont fait que proposer leur religion. De cette manière le maitre spirituel, quant à lui ne semble pas mauvais car il s’inscrit comme une aide, une intermédiaire entre l’homme et dieu. Le dirigeant religieux est différent et n’a pas même raison d’exister, se posant comme maître à penser et se moquant de certains principes fondamentaux. Les multiples guerres saintes, les manipulations mentales et autres atrocités en sont les exemples. Comment dieu aurait il put créer des êtres sexués et en proie à de multiples pulsions sexuelles si c’est pour nous demander de les réprimer par la suite, créant des individus frustrés et perdus, déchirés entre ce qu’il voudrait faire et ce qu’on leur dit de faire.

Ces dirigeants rompent la réflexion personnelle en manipulant l’individu par un système de « récompense » déterminé par le comportement. Avec d’un coté le « paradis » et de l’autre « l’enfer » alors que ces entités n’avaient auparavant jamais était présentées comme une carotte et un bâton mais comme une réponse au mystère de la mort. Cette prise de pouvoir de certains hommes sur d’autres semble donc tout à fait illégitime, ne s’insérant dans aucune logique de bases des religions. Mais nous ne pouvons nous arrêtez a une pensée qui se dirige dans une seule direction. Envisageons donc de considérer la légitimité de ces individus. Les systèmes religieux ont après tout rassemblé des milliers d’individus, dans ces conditions il semblait nécessaire de mettre en place une certaine organisation, d’autant plus que l’illettrisme moyenâgeux a nécessité l’émergence de personnes, au contraire, lettrées pour permettre la diffusion, et un apprentissage. Malheureusement il leur a était permis de tirer profit de leurs positions et l’arrivée de telles personnes semblent finalement uniquement dû à des problèmes « logistiques », matériels en quelques sortes. Il semble alors difficile de considérer le dirigeant religieux comme légitime pour la seule raison de la religion.

Merci à Abd Al Malik qui m’a permis d’entrouvrir les yeux sur la religion que je rejetais en bloc, en m’amusant des religieux que je trouvais naïfs, cultivant injustement une intolérance qui n’avait pas à être dirigée envers les religieux en eux même.

Merci à Francesco et Luca Cavalli-Sforza pour leur ouvrage « La science du bonheur » qui m’a permis de faire évoluer ma réflexion.

Guillaume Deloison.

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8 réflexions sur “Dirigeants religieux, monstres centenaires.

  1. Oh et, dommage que je ne puisse pas éditer les commentaires, ça me force à en rajouter un à chaque fois, mais bon…

    Je tenais quand même à ce que tu saches que si j’ai réagis concernant les points qui me troublaient, ça ne veut pas dire que je n’ai lu que ceux là =) J’ai lu l’intégralité de tes articles et j’ai été globalement en accord avec ta perception, certes idéaliste mais vraiment agréable, et j’ai admiré la finesse de ta pensée.

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  2. D’ailleurs, et désolé d’ajouter un nouveau commentaire pour le dire, mais ta définition du « maître spirituel » est très exactement la définition catholique du dirigeant religieux : Un intermédiaire entre Dieu et l’homme qui ne fait que proposer un chemin de vie sans l’imposer. Le dirigeant religieux est un maître spirituel, il n’est pas un dirigeant au sens usuel du terme et ne se moque d’aucun principe fondamental. Et, bien sûr, il ne faut surtout pas mélanger le présent et le passé; des aberrations ont été commises par le passé, des dirigeants religieux se sont érigés en tyrans. L’histoire des religions est aussi sanglante et pervertie que l’histoire de chacun des hommes, et elle ne l’est pas plus. La religion a causé autant de mal que les autres institutions, et beaucoup de bien aussi.

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  3. « Comment dieu aurait il put créer des êtres sexués et en proie à de multiples pulsions sexuelles si c’est pour nous demander de les réprimer par la suite, créant des individus frustrés et perdus, déchirés entre ce qu’il voudrait faire et ce qu’on leur dit de faire. »

    Cette phrase n’a pas de lien réel avec le fond de ton explication. Tu détailles ta vision des dirigeants religieux; cependant, la restriction des pulsions sexuelles que tu décrits n’est en rien lié aux ordre d’un dirigeant religieux quelconque. Il s’agit premièrement d’un choix personnel, et deuxièmement d’une ligne de vie proposée par la religion, et non par son dirigeant.

    Venons-en maintenant au but de mon message. Tu énonces cette phrase que j’ai relevé comme si l’absurdité en était évidente. Je me sens donc obligé de l’expliqué le point de vue qui conduit à de tels choix, et je t’assure (en espérant que tu le constates par toi même) que ce point de vue n’est nullement absurde.

    Dans la religion catholique, la seule que je puisse prétendre connaître profondément, le sentiment d’amour est placé au dessus de tous les autres sentiments. Un cantique célèbre de la bible le dit ainsi : « Quand je parlerai les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis qu’un airain qui raisonne ou une cymbale qui retentit.
    Et quand j’aurai le don des prophéties, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurai même toute la foi jusqu’à transporter les montagnes,
    Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »

    Il y a un véritable culte de l’amour, de l’amour réel et véritable. Maintenant, pour bien comprendre le point de vue catholique, il faut seulement savoir ceci de leurs croyances : L’homme est constitué d’un corps et d’une âme, corps matériel et âme spirituelle.
    Corps et âme sont indissociables et pourtant distincts; ils sont deux en étant un. Le corps a besoin de l’âme autant que l’âme a besoin du corps.

    Il existe de nombreuses façon d’aimer pleinement; mais la plus caractéristique de l’homme, c’est l’amour de l’homme pour la femme. Dans la vision catholique, cet amour n’est en rien la simple attirance sexuelle, la simple envie d’un partenaire, ou le simple sentiment qu’il faut participer à la survie de l’espèce; il s’agit bien au contraire d’une union véritable, un partage absolu et un don complet de soit à l’autre. C’est une vision peut être idéaliste et certainement contestable, mais il me semble difficile de nier que cette vision est belle. Une vision de l’amour comme le sentiment le plus beau et le plus pur qui puisse unir deux être.

    L’âme est le siège du sentiment amoureux. Je l’ai dit et je le redis : L’amour n’est en rien une simple attirance sexuelle. Ce n’est pas descriptible, mais chaque homme le comprend aisément sans description; l’amour est un sentiment intérieur fort envers une personne. Et si les mots peuvent dire l’amour, les mots ne sont jamais que des mots. C’est là, selon les catholiques, qu’est le but réel de la sexualité : La sexualité est la preuve d’amour ultime. Après l’union des âmes au travers d’un amour partagé, elle est l’union des corps, et elle scelle l’union définitive de deux êtres. Elle est aussi un don de soit, un don complet par amour pour l’autre. Ma pudeur, mon corps, tout ce qui m’appartient, je le donne à l’être aimé. C’est la marque d’amour la plus vraie, la plus définitive.

    Je voulais vraiment rétablir cette opinion faussée : La religion catholique n’a absolument pas une vision péjorative de la sexualité, bien au contraire. Je suis consterné de voir ce que devient la sexualité, un simple jeu, une source de plaisir et de divertissement. Oh, bien sûr, c’est une source très efficace de divertissement, et que l’homme cherche le plaisir est normal et souhaitable. Mais je préfère très largement ma vision de la sexualité : En tant que preuve ultime de l’amour véritable, don de soit et union de deux être, la sexualité prend à mes yeux une dimension infiniment moins réductrice que celle qu’en donne la société actuelle.

    Quel don réel peut-il y avoir si ce don a déjà été transmis à d’autre ? Quel preuve d’amour ultime reste-t’il si la sexualité est un simple jeu ? En quoi s’offre t’on si on recherche au travers d’elle son plaisir personnel ? Deux personnes peuvent s’aimer vraiment, mais à partir du moment ou la sexualité n’est plus qu’un jeu, leur amour est terni. Il n’est pas rompu, loin de là, mais il est terni par un manque.

    On le constate, d’ailleurs. La société d’aujourd’hui prône une sexualité plus libre. Or, combien reste-t’il de couples qui tiennent vraiment ? Une majorité de couple s’achève sur une rupture. Parmi ceux qui restent solide, nul n’est besoin de statistiques pour être assuré d’une vision différente de la sexualité : L’amour est plus solide lorsque l’on sait que l’être aimé s’est donné à nous entièrement, corps et âme, et à nous seul.

    Je ne suis pas intolérant non plus. Je n’impose pas mes croyances. Les gens sont libres d’avoir la sexualité qu’ils veulent, de gérer comme ils veulent leur plaisir. Mais j’ai un réel pincement au coeur en songeant à ce qu’ils perdent, ce qu’il me semble absolument évident qu’ils abandonnent pour quelques instants de plaisir. De mon point de vue, ils perdent bien plus qu’ils ne gagnent.

    Des individus frustrés et perdus ? Je ne vois pas de qui tu veux parler. En conscience et en volonté, j’ai fais le choix de ne m’unir corporellement qu’à la personne que j’aimerai vraiment, celle avec laquelle j’aurai envie de passer le restant de mes jours et qui aurait un désir similaire. C’est un cadeau que je lui fait : Je ne m’offre pas pour pouvoir m’offrir pleinement. Je suis heureux de mon choix, personne ne me l’a imposé, il ne me pèse en rien et je ne le regrette pas. Je ne suis pas frustré, je ne suis pas en manque. Je garde pour la personne que j’aimerai le don véritable de moi même.

    Mes parents aussi ont fait ce choix, et il est évident que je suis fortement influencé par leur succès. Ils vivent ensemble depuis 20 ans, ils s’aiment, ça se voit, et ne songent nullement au divorce. Ils ont fait ce choix qui leur a assuré à chacun la certitude fantastique de l’amour réel et impérissable de leur conjoint. Leur bonheur est tellement visible que je ne peux que souhaiter le même pour moi-même. D’autres couples peuvent avoir tout aussi bien réussi leur mariage sans cet aspect, mais c’est à mon sens bien plus rare, et moins solide.

    Je voulais juste clarifier ce point; tu te dis tolérant, la tolérance est une attitude évidente lorsqu’elle est causée par la connaissance, comme tu l’as dit toi même dans d’autres articles. Je souhaitais donc éclairer ta connaissance sur ce point; j’espère avoir sur garder une formulation qui indique clairement que, tout au long de mon texte, je ne fais qu’exprimer mon opinion personnelle et clarifier l’opinion catholique, je ne tente pas d’affirmer que mon point de vue est nécessairement le bon, seulement que mon raisonnement et mes sentiments m’y ont conduit.

    Pour le reste de l’article, je t’ai trouvé bien trop flou; qu’est-ce qu’un dirigeant religieux ? Le pape en est-il un, lui qui ne fait que proposer un chemin menant au bonheur sans ordonner quoi que ce soit ?

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    • j’ai reelement aprécié ton commentaire. mais ne me crois pas haineux anvers ce que je décrit, je le dit bien dés le depart, pour moi la religion est un systéme de penser cohérent comme il y en beaucoup, cette article et cette élement se comprend mieux aprés mon 1er gros article.

      Mais je suis sur que l’on est d’accord, car quand tu me parle d’amour et de conception je suis totalement d’accord avec toi et l’autre aspect que tu vois et concois heureux mais que tu conait pas, je me sens y apartenir et vice versa, car ce n’est pas ce qu’on m’a appris, mais je suppose que toi comme moi nous sommes donc d’accord pour dire que c’est avant tout que nous avons determiner de bon dans la sexualité aque nous pouvons nous y exercer comme il nous plait.

      Merci encore ;p

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      • Bien sûr, je ne te crois nullement haineux. Seulement, j’avais l’impression que tu manifestais ton incompréhension face à un choix, certes étrange. J’ai donc simplement décidé de te l’expliquer aussi clairement que possible =) Et il est évident que nous faisons tous ce que nous estimons à même de nous rendre heureux. Je tentais juste de te montrer pourquoi j’ai la conviction que ce choix apparemment « restrictif » peut lui aussi rendre pleinement heureux.

        Concernant les dirigeants religieux, j’ai re-réfléchi à ce que tu avais écrit; il me semble que ce que tu décris serait plutôt assimilable à un dictateur religieux. Il y en a eu et il y en aura… Mais autant que des dictateurs laïques. Les dirigeants « laïques », présidents & cie, font leur possible pour le bien de leur population, et de même, le dirigeant religieux fait son possible pour proposer un chemin menant au bonheur. A partir du moment ou un dirigeant religieux souhaite imposer sa doctrine, il s’agit réellement d’un dictateur.

        Mais franchement, tu peux être sûr que tous les dirigeants religieux ne sont pas des dictateurs, de même que les dirigeants laïques n’en sont généralement pas. Jean-Paul II, pour ne citer que lui, a fait tant de grandes choses (sa lutte contre la guerre froide en a fait l’un des acteurs majeurs du XXème siècle) qu’il me semble dommage de l’imaginer perçu comme tu sembles le décrire.

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      • on est bien d’accord, c’est vrai que le terme dictateur religieux est plus juste, mais la ou jele trouve plus sournois c’est que son domaine de manipulation s’applique dans les moeurs plus que dans les faits pour le dictateur laique.

        c’est ce que je voulai exprimer avec ma premiére phrase aprés l’intro, la religion est pour un chemin parmis d’autres, c’est pour sa que j’ai fait le paralléle avec les systéme philosophique ;p

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  4. « J’ai la foi, sinon cette croix ne serait que deux poutres attachées ensembles. »

    Comme on en parlait dans la voiture, la religion se donne à ceux qui la demande… Le reste est une question de foi. Parfois même de foi en soi. De foi en l’homme carrement.
    Et c’est être vraiment tolérent que de dire « la religion est une expérience » 🙂 Il appartient à chacun de vivre cette expérience à sa façon.

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