Le bonheur, tributaire de la société.


Le bonheur, tributaire de la société.

Le bonheur, concept compliqué et riche en définition. Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Et c’est elle aussi qui fait d’une chose un objet désirable et plus ou moins nécessaire. Le bonheur est il donc une création de la société ou nous permet elle d’accéder à ce bonheur bien réel mais définit par elle-même ?

comme un tracée vers le bonheur, les immeubles créent des lignes horizontales qui guide le regard vers ce ciel pure.

Cette réflexion semble donc s’opposer totalement à une pensée sartrienne qui placerait  la société comme un enfer : « l’enfer c’est les autres ». Mais supposons donc un individu absent d’une quelconque société. L’idée même de « bien » et de « mal » n’aurait aucun impact sur lui, il serait simplement sujet à ses pulsions animales et ses besoins naturels, physiologiques. Se contenterait-il de vivre alors ? Ne pourrait-il pas être heureux ?  L’état de cet homme ne pourrait être rapproché de l’animal car ce dernier est très souvent en société et les exceptions qui échapperaient à cette généralité pourrait alors se rapprocher de notre exemple et pourrait alors même le confirmer dans une certaine mesure car ces êtres solitaires semblent bien étrangers au bonheur. Mais si j’écris ne serais-ce pas car la société à laquelle j’appartiens érige le bonheur comme le « bien » qui doit être la quête dans la vie de chacun. « Just be happy ».En somme la société qui détermine le « bien » et le « mal » crée le bonheur, mais aussi donc le malheur. La société fait donc plus que créer le bonheur, elle apporte UNE sensibilité, dans le sens ou un homme non socialisé obtiendrait sûrement une sensibilité propre de par son expérience de la vie, ce qui lui aurait apporté de la douleur physique définit alors comme « mauvais ». Une société semble  alors plus apporter une sensibilité par l’expérience de ces membres passés et par son influence sur ces membres présents que le bonheur en lui-même. UNE société définit Un bonheur en quelque sorte mais ne crée pas le bonheur, le concept en lui-même. C’est finalement plus l’expérience de la vie qui crée le concept, la relation avec la société n’est donc pas si éloignée et l’interrogation est donc légitime et affirmer que la société crée le bonheur n’est pas absolument faux, l’expérience de la vie individuelle n’étant pas permise par la difficulté pour l’homme à vivre en bête de proie et sa nécessité d’ériger des sociétés pour vivre.

La société ne crée donc pas à proprement parlé le bonheur mais en définissant le « bien » et le « mal » et créant un système de valeur elle cristallise Un bonheur qu’il est souhaitable d’atteindre dans une société donnée. De cette manière elle permet à ses membres d’identifier le bonheur et de le rendre accessible, visible. Elle offre donc un ensemble de valeurs et de normes qui intériorisées mènent au bonheur, de la même façon que la religion offre un système de valeurs à respecter. Mais dans un contexte de crise de valeurs, de rencontre des sociétés, comment intérioriser un système plutôt qu’un autre qui affirme que le mien est mauvais et vice-versa ? C’est alors qu’il faut faire preuve de réflexion pour se créer son propre système avec ses propres valeurs, mosaïque des cultures ou, quand on n’a pas les pièces suffisantes pour réellement créer quelque chose, bêtement, simplement intérioriser les valeurs de sa société mais c’est alors que la haine prendra forme, incapable de tolérer un système alternatif qui remet en cause notre chemin vers notre bonheur.

La société, qui se compose par nécessité humaine (Comme Nietzsche a pu l’expliquer dans « le gai savoir ») créer donc le bonheur par l’appréciation de la vie qu’elle donne à ses membres en apportant une sensibilité par sa définition du « bien et du mal ». Par la suite, c’est l’intériorisation, remise en cause par la pluralité des sociétés qui se rencontrent, de certaines valeurs qui permettent d’identifier son propre bonheur et de le rendre accessible.

Guillaume Deloison.

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